Amiens : Interview de Florent Neyens, Aïna Rambelo et Louis Boucherit

LBoucherit-Neyens-Rambeloe bon, la brute et le truand

Jeudi 16 septembre, centre ville amiénois. Le temps a deux visages : Maussade, à l'image de la défaite amiénoise à Strasbourg mardi dernier. Et avec quelques rayons de soleil, cette fois plus en rapport avec la kermesse de la veille qui s'est révélée agréable pour tous. C'est pourtant sous un temps neutre que l'équipe amiénoise d'Hockey Archives retrouve les trois jeunes Amiénois tout juste intégrés au groupe élite, issus du pôle espoir picard. Devant l'hôtel de ville, Louis Boucherit arrive le premier, suivi quelques minutes plus tard des deux compères attaquants Florent Neyens et Aïna Rambelo. Dans une ambiance version western, les trois équipiers font face à notre équipe : La photographe Élie, Adrien le rédacteur, la greffière Déborah, et Émilie, chargée de suivre le hockey mineur des Gothiques. Une fois les présentations faites, les questions se succèdent de tous côtés et cinquante minutes s'écoulent. Pour ce qui est du titre, libre aux lecteurs de se faire une idée des rôles à attribuer.

Comment vous êtes vous retrouvés à Amiens ?

Florent Neyens : Je suis arrivé il y a 3 ans d'Anglet en deuxième année cadet où j'ai intégré le pôle espoir. On a eu l'argent aux Championnat de France. Puis j'ai fait une année junior et on a été en finale. Là j'entame ma troisième année à Amiens.

Louis Boucherit : Moi j'ai toujours joué à Amiens, depuis que j'ai 7 ans. J'ai débuté en moustique.

Aïna Rambelo : Pour ma part, c'est ma quatrième année à Amiens, avant j'étais à Bordeaux. Je suis arrivé en Cadet 1, et on a été Champion de France U18. La deuxième année vice-champion.

Quelles ont étaient vos premières impressions en arrivant chez les Gothiques ?

L.B : Je suis rentré en seconde au lycée, j'étais en minimes (U15). Il y avait des tests pour rentrer au pôle et je les ai réussis. Avec le pôle, j'avais des horaires aménagés, c'était cool.

F.N : Olivier Duclos (entraîneur du pôle espoir, ndlr) m'avait proposé le pôle espoir d'Amiens pour ma dernière année cadet. C'est un bon club formateur, et je suis parti de suite.

A.R : J'ai passé les tests, et c'était positif

L.B : C'est beau ça ! (sic)

Rouen est le second gros club formateur de France. Pourquoi Amiens ?

A.R : C'était Amiens ou rien. Sinon je restais à Bordeaux.

Louis et Aïna, vous avez été champion dans la même équipe à votre arrivée, que retenez vous de ce titre ?

L.B : J'avais fini troisième en minime la saison passée. Mais être champion en cadet, c'était excellent ! J'étais le plus jeune de l'équipe, je jouais quatrième bloc, c'était que du bonus !

A.R : Moi j'arrive de Bordeaux, et on est champion de France... Que du bonheur !

Et Florent arrive donc l'année suivante...

A.R : ...Et c'est la chute ! (rires)

Louis_Boucherit_civil
Vous vous connaissiez avant de jouer ensemble à Amiens ?

F.N : On se croisait déjà. On jouait dans le même championnat. Après, on s'est connus dans le vestiaire et sur la saison en cadets.

L'an dernier, Valentin Claireaux (qui jouait en mineur sur la ligne de Florent et Aïna), monte dans le groupe élite. Vous parlait-il de son expérience avec le groupe et cela vous confortait-il dans votre envie d'atteindre ce groupe ?

F.N : Oui, on a fait une année de cadet ensemble, on en parlait souvent.

L.B : On était content pour lui, mais on en voulait aussi. Donc on lui a posé des questions, et il nous a dit que c'était un autre monde, que c'était énorme quoi.

Comment expliquez vous qu'il ait intégré le groupe élite un an avant vous ? C'était dans l'ordre des choses, aviez-vous besoin d'un an de plus en mineur ?

F.N : J'avais les études l'an dernier, je passais mon bac. Donc par rapport aux entraînements, la montée n'était pas possible.

L.B : Au niveau de l'âge et des études, c'était difficile pour moi, d'autant que j'ai un an de moins. J'avais le temps de m'améliorer.

A.R : Il fallait travailler plus pour réussir.

Comment avez-vous appris que vous feriez partie de l'équipe première à la reprise ? C'est Antoine Richer qui vous l'a annoncé ?

L.B : Oui, on en a parlé avec lui. Il nous a pris individuellement.

F.N : Il nous a d'abord dit qu'il voulait qu'on fasse partie du groupe pro lors du camp d'été, et qu'il y aurait aussi les Suédois sur le coup.

A.R : En gros, notre intégration dépendait de nos performances sur le camp.

Du coup, vous n'avez pas savouré tant que ça votre participation avec cette exigence ?

L.B : Pour moi, ce n'était pas ma première participation. L'an dernier, avec les absences de Maxime Belov et de Romain Bault en Équipe de France, j'avais pris les places libres durant deux semaines. C'était mes débuts en pro. Pas vraiment un entraînement, mais c'était bon.

F.N : Il faut faire sa place.

A.R : Oui il faut avoir de la motivation, montrer ce que l'on sait faire.

L.B : Surtout qu'on savait que ça n'allait pas être facile, qu'on devait bosser plus.

F.N : Et il y avait la pression des Suédois.

Mais alors, comment ça s'est passé cet été ?

L.B : Pendant le camp, on n'était pas dans le même vestiaire. C'était instauré comme ça. On nous avait dit que ça se ferait petit à petit, que l'équipe nous intégrerait lentement. Et puis les Suédois sont partis. On a parlé avec Antoine individuellement, et il nous a dit quelle serait notre place dans l'équipe cette saison.

Est-ce une frustration de ne pas être souvent sur la glace ?

F.N : On sait dès le début qu'on ne jouera pas beaucoup vu qu'on est sur le quatrième bloc.

L.B : Le 4e bloc, c'est pour remplacer si quelqu'un se blesse... Pour autant, on a envie, on est toujours au taquet, mais on n'est jamais sûrs de rentrer sur la glace. Même être sur le banc, c'est toujours un plaisir.

F.N : Comme dit notre entraineur, on est là pour ça, c'est toujours ça au début.

Finalement, après un bon mois de pré-saison, l'intégration se passe bien ?

L.B : Plus ça avance, plus on se sent dans le groupe. Les plus vieux viennent nous parler au fur et à mesure. On se fait charrier, mais c'est le jeu. On le faisait aussi en cadet quand on était les plus vieux (sic).

A.R : On prend plus d'assurance en jouant.

F.N : On verra pendant les matchs comment ça se passe.

En plus de votre présence dans le groupe élite, vous jouez encore en junior pour un an, ou plus pour Louis. Vous sentez la différence entre les deux championnats ?

Florent_Neyens_civilF.N : Il y a un grand fossé entre la Magnus et les juniors, c'est impressionnant !

L.B : On sent les progrès arriver. Faut se caler, prendre le rythme, et petit à petit ça vient. C'est moins dur qu'au début. Mais c'est vrai que lorsqu'on arrive c'est dur, mais bon.

Ce sont toujours les jeunes qui s'occupent du matériel, crosses et chariots alimentaires compris. Une explication ?

(éclat de rire général)

L.B : On est obligé, c'est les plus jeunes qui font ça. C'est pour l'équipe. Fifi (Philippe, ndlr) est chef du matériel, on l'aide.

F.N : ils nous acceptent dans le groupe, et on leur rend bien. On s'y fait aussi (rires)

Êtes vous conscient d'avoir la chance, parmi bon nombre de jeunes pouvant prétendre intégrer l'équipe élite, d'être ceux-là ?

F.N : Notre entraîneur junior, Olivier Duclos, nous dit ne pas avoir la grosse tête parce que ça va nous bouffer dans la vie. Il nous fait redescendre sur terre.

On aura l'occasion de reparler d'Olivier Duclos plus tard, ne vous en faites pas. En attendant, vous avez joué devant environ 1500 personnes contre Caen. Premier match de pré-saison à domicile, et vous rentrez sur les deux dernières minutes. Cela doit vous changer aussi de jouer devant tant de monde, non ?

F.N : Non, en finale junior, on a joué devant 2500 personnes à Grenoble. C'était impressionnant !

L.B : Ouais mais c'est exceptionnel. C'est bon, en cadet il y a 10 personnes à Amiens (rires)

A.R : C'était quand même impressionnant contre Caen.

F.N : Un Amiens - Rouen à Rouen, ça doit être impressionnant ! On a été là-bas pour un match amical, il y avait mille personnez mais déjà beaucoup d'ambiance.

Vous avez été bien accueillis à Rouen ?

F.N : Oui !

A.R : Euh... mouais.

Finalement, cela ne fait pas grand-chose à un hockeyeur de se faire siffler à l'extérieur ?

L.B : Moi j'ai toujours joué ici et vu des matchs ici. Monter sur la glace avec les seniors ici, c'est impressionnant, mais à l'extérieur, ça met une pression en plus quand il y a du public.

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À Asnières, vous êtes rentrés tous les trois pour les vingt dernières minutes. Aïna a remplacé Miroslav Pazak, Florent a pris la place d'Anthony Mortas et Louis celle de Kevin Hecquefeuille. Cela doit changer de ne pas jouer sur le bloc de jeunes et de prendre la place de joueurs clés ?

F.N : Faut s'adapter, mais ça vient vite. Une présence sur la glace (environ quarante secondes) et c'est bon.

A.R : Le jeu reste le même, il y a des habitudes qui s'installent.

L.B : Je sortais tout juste d'une blessure, donc c'était plus délicat.

Vous n'avez pas été présenté à la remise des maillots la semaine dernière. Comment ça se fait ?

L.B : On avait un entraînement junior le soir même. De plus, on a intégré le groupe assez tardivement, et ils ne savaient pas encore qui allait rester.

Vous avez été beaucoup sollicités par les supporters durant la kermesse ?

F.N : Oui, on a signé pas mal d'autographes.

L.B : Ça devait être à cause du polo des Gothiques, sinon je ne pense pas que les gens nous connaissent particulièrement.

A.R : C'était cool, il y avait du monde.

F.N : Ça fait vraiment plaisir

Comme on vous l'a dit tout à l'heure, on va reparler d'Olivier Duclos. Justement, on l'a croisé le soir de la kermesse, et il nous a parlé de vous. Il a d'abord commencé par Florent : « C'est un joueur vif, volontaire. Je lui tire mon chapeau car, avec son emploi du temps, il a tout de même réussi le pôle espoir. »

F.N : Oui je faisais un CAP. Je n'avais pas d'horaires aménagés. Du coup, je ratais chaque jour deux heures de cours pour les entraînements. Cependant, je restais scolairement à une moyenne constante.

L.B : C'est un bac pro en même temps (sic).

F.N : Oui, mais j'ai eu mon bac quand même, en bossant pas mal.

Pour Aïna, on cite Duclos : « C'est un joueur moins technique que Florent, mais plus travailleur. Il est tout aussi vif. »

A.R : S'il le dit (sourire).

Enfin, pour Louis, l'entraineur nous avoue : « C'est celui des trois qui a la plus grosse marge de progression. »

L.B : Dans le club, les gens y croyaient peut-être moins pour moi. On ne m'a jamais dit qu'on me voyait en senior, mais c'était mon rêve d'y accéder vraiment, et là j'y touche un peu. C'est top.

On a ensuite demandé à votre entraîneur quels souvenirs, anecdotes il gardait de vous. Il a repris dans le même ordre en commençant par Florent : « Lorsqu'il jouait cadet, à chaque fois qu'il venait jouer un match en junior, il marquait ! »

F.N : C'est vrai. Le premier match en junior, je n'ai pas marqué, mais le deuxième j'ai fait un coup du chapeau que je ne m'explique pas. Après je sors une série, et dès que je jouais je marquais. Je me suis épaté moi-même ! (rires)

Olivier Duclos passe donc à Aïna et nous a dit : « Je me souviens de sa première année ici. C'était un joueur timide, très introverti. À tel point qu'on ne savait pas ce qu'il ressentait. »

A.R : Quand tu arrives dans un endroit que tu ne connais pas, tu prends du recul. Au début j'étais timide, je ne connaissais personne, mais c'est normal.

Enfin, pour Louis : « Ca ne va pas lui faire plaisir, mais je me rappelle les premiers entraînements de Louis en pôle espoir où il avait peur. »

L.B : J'ai pas forcément confiance en moi. Au début, j'étais très stressé mais je travaille sur ça. Ça commence à bien s'améliorer. Mais arrivé en cadet, j'ai joué avec des plus vieux que moi, et j'ai eu du mal à gérer ce stress-là au début.

Gothiques_salutEntre le rêve de gosse et sa réalisation, vous avez senti la difficulté. Malgré cela, vous pensiez toujours arriver à ce niveau ?

A.R : Non on ne l'avait pas prévu.

F.N : Pas prévu non plus.

L.B : Idem, mais j'ai toujours eu envie de ça.

F.N : Quand j'étais petit, je disais je jouerai en Magnus, c'était mon rêve !

L.B : les petits qui vont voir un match ont aussi envie de faire ça. De ma génération de 92, on avait tous le même objectif sur Amiens. Je suis content d'être encore là et d'avoir tenu.

Pour Louis, la question ne se pose pas. Mais pour les deux autres, vous pensez retourner jouer dans vos clubs un jour ?

A.R : J'y pense parfois. Mais à Bordeaux, le système est différent d'ici. Si le système change, pourquoi pas.

F.N : Je suis bien ici.

Vous souhaitez partir à l'étranger ?

F.N : L'Allemagne m'attire énormément !

L.B : Le Canada, pourquoi pas. J'y ai fait un camp d'été l'an dernier et j'y suis retourné cette saison pour me préparer. Pourquoi pas y retourner ?

A.R : Oui le Canada aussi.

F.N : J'aimerai bien intégrer un bon championnat européen mais l'Allemagne m'attire plus. Les patinoires sont grandes, même en deuxième division. Mais bon, je vise un peu haut.

Vous avez un « joueur modèle » à Amiens ?

A.R : Florent !

F.N : Mon collocataire Aïna.

A.R : Non, pas de joueur en particulier.

L.B : Vincent Bachet. je le vois jouer depuis que je suis petit. Il est défenseur, moi aussi. Sinon Pavel (Kowalczyk, ndlr) par rapport à son jeu, il m'impressionne.

F.N : Oui, Pavel joue avec une facilité déconcertante.

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Vous jouez contre lui en entraînement ? Vous arrivez à le passer ?

F.N : C'est dur ! Il arrive à aller loin chercher loin avec sa crosse, à atteindre le palet sur un grand périmètre, c'est impressionnant !

Au fait, Florent : Vous êtes maintenant le plus petit de l'équipe (1,70 mètres, ndlr). On vous taquine non ?

F.N : Je suis le plus petit, mais je ne me fais pas charrier. C'est toujours Simon Petit qui se fait chambrer, comme si c'était dans les moeurs.

Y'a-t-il un joueur dans l'équipe que vous ne voudriez absolument pas avoir comme adversaire ?

L.B (sans hésitation) : Jul' (Marcos, ndlr) ! J'aurais peur de sa réaction sur la glace. Il joue avec ses tripes sur chaque match, il se moque de l'âge que tu as, d'où tu as joué. Il défonce tout le monde. Alors que Pavel, quand on le connaît, c'est vraiment un nounours.

F.N : Oui, Marcos serait prêt à s'arracher un bras pour empêcher un but, il le dit lui-même. L'autrefois il parlait à un joueur depuis le banc : « J'en ai rien à faire, arrache-toi un bras si tu veux, mais ne laisse pas l'autre passer ! »

L.B : Oui, c'était à moi qu'il disait ça ! (rires)

En parlant de Pavel, vous avez remarqué que les trois « de l'est » sont toujours ensemble et par ordre de taille ?

L.B : Martin (Tomasek, ndlr) ne parle pas français du tout alors que Pavel le comprend vraiment bien. Mais il n'a pas envie qu'on moque de lui quand il parle. Les trois parlent la même langue aussi, c'est un atout pour eux.

Vous êtes bilingues vous trois ?

L.B : Pas bilingue mais je me débrouille bien. Suffisamment pour que l'on se comprenne dans l'équipe.

F.N : Pavel, par exemple : tu lui parles en français, il te répond avec des gestes. Miroslav, ça va bien.

A.R : On ne pourra pas faire une conversation en anglais !

Pourquoi les hockeyeurs portent-ils tous des casquettes ?

L.B : J'en ai toujours une, ça ne s'explique pas.

A.R : C'est les cheveux. Sans la casquette, ça vole avec le vent.

Alors pourquoi les hockeyeurs ont-ils presque tous les cheveux longs ?

F.N : Pourquoi les cheveux longs ? Parce qu'on préfère, que c'est à la mode. Je ne sais pas.

Pour poursuivre sur les habitudes : Vous avez été champions en mineurs. Vous aussi, vous vous êtes déteint en blonds ?

F.N : C'était sur un coup de tête, je me suis teint en blond, avec la barbe (bon, pas les sourcils quand même). C'était une erreur !

A.R : Même chose, je l'ai fait une fois mais pas deux !

F.N : En plus j'avais fait la barbe toute blonde ! L'horreur. Ça faisait Astérix. Mais bon, première finale oblige.

A.R : Plus jamais !

F.N : Ouais, plus jamais. Je préfère me raser la tête, ou avoir une coupe dégueulasse ! On fait ça de notre côté en achetant la poudre à un grossiste. Résultat, t'as les cheveux tout secs, ça gratte, c'est horrible !

Antoine_RicherVous êtes coachés en élite par Antoine Richer, un nom qui évoque pas mal de choses dans le hockey français. Et pour vous ?

L.B : C'est une légende.

F.N : Oui, une légende du hockey français !

Son maillot étant affiché en haut du Coliseum, on espère que vous ne comptiez pas prendre le numéro 25 cette saison ?

F.N : On nous a jamais donné de choix pour le numéro des maillots. (sic)

L.B : On ne sait pas si on va garder les numéros qu'ils nous ont donné pour la pré-saison. J'ai le 28, Valentin a le 12. On voulait échanger nos numéros, mais finalement j'aimerais garder le 28 juste pour l'embêter.

On peut donc changer son numéro de maillot d'une année sur l'autre ? Pourtant, on voit peu de joueurs le faire ?

L.B : Chacun a son truc avec son numéro.

F.N : Si je change de club, je change de numéro. Je voudrais le 20 ou le 19. Rien de spécial sur ces numéros, simplement qu'ils sont stylés.

L.B : Le 12 depuis je suis petit, je suis né le 12 mai.

A.R : Le 69 pour moi. Peu importe à vrai dire tant que j'ai un numéro.

Un petit mot pour finir ?

A.R : Salut le public !

F.N : L'éclate, on va s'amuser cette saison !

On se séparait sur ces derniers sourires et chacun reprenait son petit quotidien. Voilà à quoi ressemble cinquante minutes véridiques et décontractées avec trois jeunes qui donnent la nette impression d'avoir les pieds sur terre.

Adrien Lhermitte / Photos : Élie Lefebvre

Avec Émilie Enault et Déborah Lüder