Valenciennes : Interview d'Éric Sarliève

L'ancien Clermontois et Valentinois est arrivé cet été à Valenciennes pour poursuivre la renaissance du club, un an après ses débuts dans la nouvelle patinoire de Valiglöo.

Que connaissiez-vous de Valenciennes avant d'y arriver ?sarlieve_eric

À vrai dire, je ne connaissais rien, pas même la ville. Je connais Dunkerque, pour y avoir joué souvent, mais c'était à peu près tout pour le Nord.

Qu'est-ce qui vous a poussé à traverser la France  ?

J'étais motivé par ce projet intéressant, surtout pour le hockey mineur. C'est une belle structure, avec beaucoup de licenciés jeunes, ce qui est encourageant pour l'avenir et a avant tout motivé ma décision. S'y greffe la Division 3, mais nous n'en sommes qu'aux balbutiements de notre évolution.

Votre rôle est donc plus large que l'encadrement de l'équipe première ?

Je suis l'entraîneur général, du plus petit au plus grand, où je succède à Sylvain Beauchamp. Du fait de l'ouverture récente de la patinoire, l'organisation a dû s'étoffer. À Valence, je n'étais entraîneur que de l'équipe première, mais j'avais coaché les jeunes lors de mon premier passage, et à Clermont...

Avez-vous été surpris par le dynamisme qui entoure le club ?

Le club bénéficie d'une grosse communication. La bonne volonté des personnes du club permet elle aussi d'avancer.

De même qu'un outil de travail de qualité...

La patinoire est magnifique. Il conviendra d'en optimiser l'utilisation, pour être en rapport avec nos besoins.

Vous êtes-vous fixé des objectifs en terme de développement du hockey mineur ?

Non, il s'agit d'un exercice difficile, même si avoir une école de hockey à soixante joueurs serait appréciable. Le club est représenté dans toutes les catégories de jeunes. Si les féminines ne disposent pas d'une équipe, malgré [l'internationale U18] Lara Escudero, elles sont bien présentes chez les jeunes.

L'équipe est montée en puissance au cours de la dernière saison. Que peut-elle espérer cette année ?

L'an dernier, trois ou quatre joueurs masquaient la réalité. Il nous faut recréer un esprit d'équipe, ce qui ne va pas se faire du jour au lendemain. L'objectif est de faire mieux, avec un meilleur état d'esprit, même s'il faut perdre deux ou trois matchs à cause de joueurs ne répondant pas à nos attentes, sans bien sûr remettre en péril le club. J'insiste sur l'état d'esprit, indispensable.

L'effectif était hyper réduit lors des deux matchs face à Wasquehal, nous attendons toujours la qualification des deux Tchèques et un gardien, en plus de certains joueurs dans l'expectative. La mentalité professionnelle des deux Tchèques devrait beaucoup aider.