Clermont-Ferrand - Rouen II (Division 2, 1e journée)

La D2 soigne son entrée...
Jamais 2 sans 3, s'il est bien un dicton que les Dragons de Division II haïssaient cette semaine, c'est bien celui là. En effet, depuis leur accession en Division 2, il y a désormais trois saisons, les Dragons n'étaient pas parvenus à s'imposer lors de la première journée de championnat. Face à Évry en 2007-2008 (2-4), à Nantes (4-5) en 2008-2009, cette fois en 2009-2010, les Rouennais se déplaçaient à Clermont. Jamais 2 défaites sans 3 ? Sûrement pas, les Normands profiteront de leur voyage en Auvergne pour briser la série en soignant leur entrée en championnat.

Pourtant les affaires ne seront pas aussi aisées pour les Rouennais. Une véritable leçon de réalisme à l'auvergnate tel aurait pu être le résumé d'une première période fortement marquée par les assauts offensifs des Dragons. En effet, les Rouennais auront beau jouer les artilleurs sur la cage tenue par Geoffroy Voyer, rien n'y fera durant les premières minutes pour des Normands incapables de trouver la faille. Pourtant les affaires rouennaises débutaient sur le front de l'attaque. Forts indisciplinés, les Sangliers Arvernes de Clermont-Ferrand se trouvaient pris par la patrouille d'entrée de jeu. La première séquence en avantage numérique (01'04") que les Dragons n'arrivaient pas à convertir, ne calmait pas les ardeurs clermontoises. Punis pour surnombre (05'11") puis pour charge incorrecte (10'43"), les joueurs du Finlandais Tuomo Määttä prenaient visiblement plaisir à visiter le cachot. Finalement, bien leur en prenait puisque c'est sur la troisième séquence rouennaise en avantage numérique que les Clermontois parvenaient à ouvrir le score sur une échappée de Cyril Gavalda, qui trompait parfaitement le gardien rouennais Thibault Maggi (1-0 à 10'43"). Dans l'incapacité de réagir en dépit des nombreuses tentatives de l'ensemble des trios rouennais, les deux équipes se séparaient sur ce court avantage pour les Clermontois, non sans une ultime frayeur pour les Normands, qui devaient s'acquitter d'une longue séquence en double désavantage numérique (18'58").

A la reprise, justement les Rouennais bouclaient leur longue séquence en double infériorité. Se pensant sortis d'affaire, il n'en était finalement rien. Bien au contraire, Tuomo Määtta sortait son plus joli poignard pour percer de part en part le coeur d'un Dragon, genou à terre (23'28"). L'heure devenait grave pour les joueurs de Julien Guimard. Une réaction devenait cruciale voire vitale pour continuer d'espérer dans la rencontre.

Sans vraiment mal jouer, les Rouennais ne trouvaient pas le salut jusqu'à l'intervention du Dunkerquois Valentin Dumélié, qui réduisait enfin le score (2-1 à 25'25"). Une trentaine de secondes plus tard, les Dragons bénéficiaient d'une opportunité en or d'égaliser : un simple (26'02") puis un double avantage numérique (26'40"). Hélas, là encore les Normands ne trouvaient pas la faille et laissaient filer une fois de plus leur chance. Stériles en power-play, les Dragons se montreront beaucoup plus vertueux à 4 contre 4. En effet, sur un service de Clément Hondier, Alexandre Sucré, en bon capitaine, montrait l'exemple en apportant un 2-2 logique au regard de la partie (2-2 à 29'35"). Revenus du "Diable Vauvert", les Dragons se sentaient pousser des ailes désormais. Complètement placés sous l'éteignoirs, les Clermontois pliaient, pliaient, pliaient jusqu'à la rupture en fin de période, moment choisi par le bolide rouennais Anthony Goncalves pour ajuster un lancer parfait un pleine lucarne sur une séquence en double avantage numérique (36'10").

Pour la première fois de la rencontre, les Seino-Marins étaient parvenus à passer le cap en menant au score. Histoire de se rassurer, même si les Sangliers semblaient avoir pris un violent coup derrière le casque, Thomas Dreyfus alimentait Peter Valier en début de dernier tiers pour un but, synonyme de break au tableau d'affichage (40'54"). Désormais "presque" à l'abri en menant 4 buts à 2, les joueurs de Julien Guimard n'avaient plus qu'à gérer leur fin de match. Ils feront même mieux que ça en faisant exploser complètement l'équipe de Clermont sur la fin de match. Alors que la barre des dix dernières minutes venait d'être franchie, Peter Valier paraphait le doublé en désavantage numérique (50'37"). Une séquence clermontoise en power-play diablement mal menée puisque quelques secondes plus tard, Alexandre Sucré servait Clément Hondier pour le 6-2 (51'08"). Nul doute qu'avec ce but, c'est toute la ville du Havre avec à sa tête "Papa Hondier" en meneur de troupe qui défilera dans les rues havraises toute la nuit pour saluer ce miracle. Une fin de match proche de l'apocalypse pour les Auvergnats, qui ne parviendront pas à revenir au score. Pire pour eux, ils boiront le calice jusqu'à la lie tant les Dragons se montraient véloces en fin de match, ajoutant deux buts pour la route par l'intermédiaire de Mathieu Chevalier en avantage numérique (56'41"), puis par Damien Bourguignon (59'15"). Score final 8 buts à 2 pour les jeunes rouennais qui débutent leur championnat en fanfare avant de recevoir les Lions de Wasquehal, samedi 9 octobre sur l'Ile Lacroix en lever de rideau de la rencontre de Ligue Magnus entre Rouen et Briançon.

 

Clermont-Ferrand - Rouen II 2-8 (1-0, 1-3, 0-5).
Samedi 25 septembre 2010 à 20h30 à la patinoire de Clermont Communauté. 254 spectateurs.
Arbitrage de Laurent Antunes et Frédéric Barre.
Pénalités : Clermont-Ferrand 36' (8'+10', 12', 6'), Rouen II 12' (6', 2', 4').
Évolution du score :
1-0 à 10'43" : Galvada (inf. num.)
2-0 à 23'28" : Määttä assisté de Gavalda
2-1 à 25'25" : Dumélié
2-2 à 29'35" : Sucré assisté de Lehericey
2-3 à 36'10" : Goncalves assisté de Valier (sup. num.)
2-4 à 40'54" : Valier assisté de Dreyfus et Gréverend
2-5 à 50'37" : Valier assisté de Gréverend et Séraudie) (inf. num.)
2-6 à 51'08" : Hondier assisté de Sucré (inf. num.)
2-7 à 56'41" : Chevalier assisté de Sucré et Lefebvre (sup. num.
2-8 à 59'15" : Bourguignon