Wasquehal - Compiègne (Coupe de France, 1er tour)

lefranc_julienMatch piège pour Wasquehal

Wasquehal retrouve la Coupe de France avec la venue d'autres Lions, débarqués de Picardie pour s'étalonner face à une équipe de division supérieure. La formation encadrée par David Dostal présente un effectif assez appréciable pour une équipe de Division 3, les renforts ayant pour la plupart connu des championnats d'un niveau plus élevé.

La composition picarde, à forte consonance "Gothique", semble inspirer le premier bloc wasquehalien, lui aussi fort représentant du club amiénois, et particulièrement à l'ouvrage en début de soirée. Ainsi, c'est sous les assauts de la paire Wiotte-Bardet que la défense disposée devant le gardien Richard Caladi donne des premiers signes d'essoufflement. La vitesse du premier trio nordiste, complété par François Lenière-Piquet, fait rapidement la différence, l'ancien Dunkerquois distillant une passe idéale pour Lionel Wiotte (1-0 à 02'55"). Mis en danger par un débordement de Chan et passif lorsque Frédéric Nilly défie à son tour son portier slovaque, Compiègne tarde à se donner de l'air dans cette partie lancée sur des bases rapides. L'ancien Valenciennois Sébastien Fronty tente bien d'apporter son soutien à des attaquants encore un peu seuls, il trébuche à l'orée de la zone offensive.

Désormais privée de son gardien Caladi, touché à la cheville, la troupe encadrée par David Dostal ne paraît pour l'instant pas en mesure de rivaliser avec son adversaire. Toutefois, sur sa première occasion, elle passe à quelques centimètres de l'égalisation, un service de Dostal pour Brohard étant repoussé par Julien Peyre vers Alexandre Delplanque, qui voit sa reprise détournée par la barre transversale.

À son tour à la faute, Compiègne subit de nouveau le fil des débats, même si le rythme des bleus s'est sensiblement amoindri. Ce qui n'empêche pas Frédéric Nilly, isolé devant la cage par Edmond Chan, de souhaiter la bienvenue au portier remplaçant Thibault Varin avec sang-froid, du revers (2-0 à 10'06"). Privés de gardien titulaire, difficilement en bonne position de tir et menés de deux buts, les équipiers de Julien Lefranc sont en mauvaise posture. À l'image de Sébastien Fronty, qui coupe illégalement une accélération de Mickaël Bardet, lancé vers la cage par une ouverture lumineuse de Mathieu Mille, et regagne la prison en boitant.

Et pourtant... Alexandre Deplanque va bientôt permettre aux pensionnaires du quatrième échelon national d'espérer un meilleur sort. À l'origine de la deuxième alerte sur la cage de Julien Peyre, il provoque ensuite une obstruction de Benjamin Louf alors que sa formation évolue avec deux hommes de moins. Au retour à égalité numérique, il rôde de nouveau devant la cage, où il profite d'un palet laissé libre pour croiser son lancer hors de portée de Julien Peyre (2-1 à 16'43"). Signe du renouveau picard, Anthony Panto se trouve dans la même situation dès la minute suivante, pour une issue moins souriante. Partie remise, car l'une des recrues majeures de l'intersaison, l'ex-Chamoniard Ondrej Prokop, trouve Julien Lefranc dans le dos de la défense (2-2 à 19'21").

fauchart_thomasFauchart remet Wasquehal dans le bon sens

Avec ce score de parité arraché au bout d'une période, les visiteurs font régner le doute dans les travées de la patinoire Serge-Charles. Ainsi que dans la défense nordiste, soudain moins souveraine.  En se repositionnant dans le sens du but, au niveau du rond-point d'engagement gauche, Thomas Fauchart surprend certes Thibault Varin, à ras glace (3-2 à 20'56").

Mais Wasquehal ne semble pas pleinement libéré. D'ailleurs, Maxime Boschetti subit à son tour le courroux du duo arbitral. Occasion non convertie par Compiègne, qui passe près de la correctionnelle sur une passe ratée de Prokop dont se saisit Bardet pour aller tester Varin. Au retour à égalité numérique, un rebond du palet contre la balustrade latérale surprend la défense des bleus, Sébastien Fronty ayant tout le temps de servir Prokop au centre (3-3 à 24'55").

Forts de cette réussite, les visiteurs lancent de façon plus récurrente, dans des positions plus ou moins difficiles, pour mettre Julien Peyre un peu plus à contribution. Thomas fait faute sur Pierre Brohard, parti défier le portier local. Toutefois, les lancers en force du capitaine picard Julien Lefranc butent à deux reprises sur Peyre pendant la supériorité numérique. Le premier tir, dévié, a fait passer un frisson dans l'assistance.

Ils ne le savent pas encore, mais les blancs et bleus viennent de laisser passer leur chance. Pressé par Thomas Fauchart, très percutant et incisif, David Dostal voit dangereusement Maxime Boschetti armer son lancer depuis la droite, pour faire trembler la barre transversale. Au retour à égalité numérique, Boschetti tient sa revanche. Initiant un raid solitaire depuis sa zone, il prend à revers la défense et sert Valentin Vienne, positionné devant la cage (4-3 à 32'53").

C'est en effet la deuxième ligne nordiste qui fait la différence avant la deuxième sirène, car Thomas Fauchart obtient la récompense de ses efforts, aidé de Frédéric Nilly (5-3 à 37'12"). Fauchart scelle définitivement le sort de la rencontre en début de troisième période, en feintant le lancer pour mieux ajuster Varin à mi-hauteur (6-3 à 41'42"). Pour l'anecdote, Valentin Vienne présente la particularité d'avoir touché les montants à deux reprises en moins de dix minutes...

Quant à David Dostal, il rejoint à intervalles réguliers Julien Lefranc et Ondrej Prokop pour générer plus de danger, en vain. Les Compiègnois paient en effet le contrecoup de la débauche d'énergie initiale et concèdent quatre nouveaux buts avant la sirène finale.

Privé d'un but de Bardet pour crosse haute, le premier bloc nordiste, bien aidé par la sérénité de Mathieu Mille et où Nicolas Hamoudi a repris sa place suite à un souci de patin, prend le relais pour alourdir l'addition. La facilité avec laquelle Lionel Wiotte entre en zone offensive, contourne la cage ou la défense n'a d'égal que la lucidité de Mickaël Bardet dans le dernier geste (7-3 et 9-3). Frédéric Nilly, d'un slalom (8-3) et Edmond Chan, en sortant de la prison (10-3) permettront à l'attaque wasquehalienne d'atteindre la dizaine.

Commentaires d'après-match

David Dostal (entraîneur-joueur de Compiègne) : "Nous avions plusieurs joueurs blessés, en plus de certains qui ont joué sans être à 100% physiquement. Cela était court, même si nous avons bien tenu pendant 40 à 45 minutes, avant que Wasquehal, bien en place, ne concrétise ses belles occasions. Nous avons été beaucoup pénalisés, et ce ne fut pas évident pour tout le monde. Ce fut toutefois un bon match, qui nous a permis de voir la différence entre les deux divisions, après deux premiers tiers où nous avons été opportunistes. Le score est mérité, même si on encaisse beaucoup de buts."

Frédéric Nilly (entraîneur-joueur de Wasquehal) : "On espérait rééditer le même début de match que la semaine dernière, comme je l'avais demandé. En fin de première période, entre décisions arbitrales et déconcentration, Compiègne revient dans le match contre le cours du jeu. La consigne a été de se reconcentrer sur notre plan de jeu. Avec la sortie d'un défenseur, comme ce fut le cas au deuxième tiers, il faut savoir s'organiser de manière différente. Je suis satisfait du comportement des joueurs, qui ont bien bossé jusqu'à la fin. Nous aimerions tomber sur une équipe de Ligue Magnus le plus rapidement possible, Amiens si possible. Ce serait une belle récompense pour tous, bénévoles et suiveurs, et pour le développement du club en général. Jamais une équipe de Magnus n'est venue chez nous, et organiser un match amical avec les Gothiques s'avère compliqué."

 

Wasquehal - Compiègne 10-3 (2-2, 3-1, 5-0)
Samedi 2 octobre 2010 à 18h30 à la patinoire Serge-Charles. 140 spectateurs.
Arbitrage de Christian Maltaverne et Nicolas Lobry.
Pénalités : Wasquehal 16' (6', 4', 6'), Compiègne 16' (10', 2', 4').
Tirs : Wasquehal 65 (31, 16, 18), Compiègne 30 (10, 11, 9).
Évolution du score :
1-0 à 02'55" : Wiotte assisté de Lenière-Piquet
2-0 à 10'06" : Nilly assisté de Chan et Haramis (sup. num.)
2-1 à 16'43" : Delplanque
2-2 à 19'21" : Lefranc assisté de Prokop
3-2 à 20'56" : Fauchart assisté de Boschetti
3-3 à 24'55" : Prokop assisté de Fronty
4-3 à 32'53" : Vienne assisté de Boschetti et Thomas
5-3 à 37'12" : Fauchart assisté de Nilly
6-3 à 41'42" : Fauchart
7-3 à 51'16" : Bardet assisté de Wiotte (sup. num.)
8-3 à 51'55" : Nilly assisté de Chan et Haramis
9-3 à 52'55" : Bardet assisté de Wiotte
10-3 à 56'23" : Chan assisté de Mille

Wasquehal

 Gardien : Julien Peyre.

Défenseurs : Mathieu Mille (C) - Nicolas Hamoudi (sorti au 2e tiers) ; Hugo Picard - Quentin Leclaire ; Benjamin Louf - Alexis Thomas.

Attaquants : Mickaël Bardet (A) - Lionel Wiotte - François Lenière-Piquet ; Valentin Vienne - Maxime Boschetti - Thomas Fauchart ; Adam Haramis - Frédéric Nilly puis Arthur Delbecque à 56'20" - Edmond Chan.

Remplaçant : Fabien Chardon (G). Absent : Axel Canaguier (épaule).

Compiègne

Gardien : Richard Caladi puis Thibault Varin à 04'24".

Défenseurs : Cristopher Teixeira Leite - Aurélien Delanchy ; Sébastien Fronty - Maxime Caillard (A) ; Etienne Rutily - Jérémy Corée.

Attaquants : Julien Lefranc (C) - Anthony Panto (ou Dostal) - Ondrej Prokop ; Pierre Brohard - David Dostal - Alexandre Delplanque ; Jonathan Boucher (A) - [Panto] - Rémy Feuillet.

Remplaçant : Luc Polverelli. Absents : David Selin (cheville), Clément Roussié (suspendu), Jérémy Lebreton (pouce).