Rouen II - Champigny-sur-Marne (Division 2, 3e journée)

A l'usure pour la D2...

Au terme d'une partie au score en trompe l'oeil qui n'aura basculé que peu après la mi-match, la Division 2 de Rouen, face à Champigny, enchaîne sa troisième victoire de suite en championnat, confirmant ainsi ses bonnes dispositions de début de saison après ses succès acquis à Clermont et face à Wasquehal.

Meilleure attaque, meilleure défense, premier au classement de la poule, invaincu après trois journées, la D2 rouennaise connaît le meilleur début de championnat de son histoire, association avec Le Havre incluse. Avec néanmoins en toile de fond un calendrier de début de saison plutôt favorable, les Rouennais de Julien Guimard auront su prendre les points là où ils étaient à commencer par cette rencontre face à Champigny au destin incertain, une bonne partie du match. En effet, face aux Élans renforcés par le slovaque Zdenko Sarnovski et le Canadien Marc-André Grenier, les Dragons auront du patienter jusqu'à la trente-sixième minute pour voir le score basculer en leur faveur.

Pourtant, le début de la rencontre leur donnait raison. En effet, après un démarrage teinté de prisons avec quatre minutes distribuées de chaque coté, c'est justement en infériorité numérique que les Dragons trouvaient l'ouverture. Profitant d'un contrôle du palet aléatoire d'un Parisien, Thomas Dreyfus grattait dans le coin le palet pour distribuer le jeu plein centre vers un Quentin Berthon, seul au monde, tout heureux de placer un mine diablement joyeuse de précision (1-0 à 11'27"). Rapidement repris à cinq contre trois sur un jeu à trois devant l'enclave conclu par Gaël Cler (1-1 à 12'34"), les Dragons ne parviendront pas à faire plier le portier francilien Pierre Frachon avant la premier pause.

A la reprise, à nouveau sous le feu nourri de la patrouille zébrée, les Dragons devaient s'acquitter d'une longue séquence en double désavantage numérique. Pliant sans rompre, à force d'abnégation, les unités spéciales normandes faisaient leur ouvrage et conservaient la cage de Rodolphe Goechon en l'état (24'21"). Malheureusement pour eux, guère récompensés de leurs efforts, à retour à parité, les Seino-Marins subissaient un contre de Gäel Cler à nouveau alimentant parfaitement Benjamin Mouquet pour le 1-2 (29'08"). Une déveine pour les Dragons qui s'étaient procurés auparavant quelques corsées occasions par l'intermédiaire de Germain Raimbourg ou encore Quentin Berthon (28'14)

Pour autant, alors que dans un autre temps, les Dragons auraient pu s'irriter de la situation et perdre leurs moyens, en confiance depuis le début de la saison, il n'en sera rien. Sereinement, les Dragons feront leur retard avant la barrière des quarante minutes. Ainsi, l'association Quentin Berthon – Thomas Dreyfus faisait merveille alors que les deux compagnons de fortune s'échangeaient le palet pour un vertueux mouvement conclu au rebond par Franck Pihan (2-2 à 32'48"). Dans la foulée, c'est en power-play que les Dragons prendront l'avantage. Après une double tentative de la bleue de Franck Pihan, Quentin Berthon finissait par conclure le travail en signant au passage son troisième point de la soirée en trois buts normands (3-2 à 36'33").

Face à des Rouennais sereins et sûrs de leurs affaires, les Franciliens n'étaient plus en mesure de rivaliser comme ils avaient su le faire durant les quarante premières minutes. En effet, usés par le rythme rouennais, les affaires campinoises se compliqueront sérieusement durant les vingt dernières minutes. Malmenés de toutes parts, les Élans paieront le prix en troisième tiers en s'acquittant de cinq buts. Dès la reprise, en avantage numérique, Maxime Lefebvre, du coin, sortait un palet à destination de son capitaine Alexandre Sucré pour le 4-2 (40'36"). La tête sous l'eau, le casque baissé, les Élans feront illusion encore quelques minutes avant de s'effondrer complètement pour les sept dernières minutes de la partie. Il est vrai fréquemment pris sous le joug de la paire d'arbitres, les Parisiens subiront les assauts rouennais en avantage numérique.

Tout émoustillé par ses « deux ans de mariage », Mathieu Chevalier s'offrait un joli présent en signant le cinquième but rouennais d'un lancer puissant à la bleue (53'33") tandis que Maxime Lefebvre à son tour prenait un malin plaisir à déjouer le gardien parisien en difficulté (57'16"). Pour Pierre Frachon, le gardien des Élans, la soirée devenait difficile d'autant plus que les Normands s'enthousiasmaient sur le glaçon à l'image de Thomas Dreyfus pour une double tentative sur la cage (55'35") suivie d'une astucieuse passe avec « feinte du regard » qui provoquait l'excitation de Quentin Berthon sur deux lancers (56'00") et Franck Pihan toujours au rebond (56'03").

Le feu dans la maison parisienne ne semblait pas être en mesure d'être circonscrit. Bien au contraire, à cinq contre cinq, Kévin Marias-Magill profitait d'une passe d'Antoine Thomas pour porter la marque à 7-2 alors que Vincent Guezou pour sa première rencontre en Division 2 signait son arrivée d'une passe parfaite à destination de Maxime Joly qui concluait la marque de la rencontre en faisant admirer à l'assistance son nouveau sourire un peu particulier (58'33"). C'est sur le score de 8 buts à 2 que les équipes se séparaient alors qu'un petite groupe de supporters du RHE entonnaient quelques sympathiques chants en l'honneur des jeunes Dragons qui méritaient bien là la reconnaissance.

Pour son prochain rendez-vous, la Division 2 rouennaise se rendra dans le Nord à Dunkerque, terre hostile pour le Dragon qui n'aura jamais réussi à s'imposer à la patinoire Michel Raffoux.

 

Rouen II - Champigny-sur-Marne 8-2 (1-1, 2-1, 5-0).
Samedi 16 octobre 2010 à 20h00 à la patinoire de l'Ile Lacroix.
Arbitrage de Nicolas Lobry et Fabien Linek.
Pénalités : Rouen II 28' (8'+10', 6', 4'), Champigny-sur-Marne 42' (6', 6', 10'+20').
Évolution du score :
1-0 à 11'27" : Berthon assisté de Dreyfus (inf. num.)
1-1 à 12'34" : Cler assisté de Fave (double sup. num.)
1-2 à 29'08" : Mouquet assisté de Cler
2-2 à 32'48" : Pihan assisté de Berthon et Dreyfus
3-2 à 36'33" : Berthon assisté de Pihan (sup. num.)
4-2 à 40'36" : Sucré assisté de Lefebvre (sup. num.)
5-2 à 53'33" : Chevalier assisté de Berthon et Bertrand (sup. num.)
6-2 à 57'16" : Lefebvre assisté de Sucré et Levasseur (sup. num.)
7-2 à 57'47" : Marias-Magill assisté de Thomas et Lehereicey
8-2 à 58'33" : Joly assisté de Guezou et Gaudeaux