Rouen - Dijon (Ligue Magnus, 8e journée)

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Les deux renforts slovaques signés dans la semaine par Dijon (Branislav Kvetan et Peter Trokan) n'ont pas été qualifiés pour jouer ce dernier match de championnat avant la trêve, qui a été avancé d'un jour. D'ailleurs, les Dijonnais sont venus à même pas trois lignes. Si Guttig est absent, le buteur Miroslav Kristin fait cependant sa rentrée tant attendue après une longue absence pour problèmes de dos.

Francis Senecal (vice-président du conseil général de la Seine-Maritime) donne le coup d'envoi du match. Il récompensera aussi les meilleurs joueurs de chaque équipe en fin de soirée. Rouen joue sous ses couleurs habituelles et Dijon évolue donc en jaune et bleu ce soir. Le début de la partie, prévu à 20 heures, ne peut avoir lieu que cinq bonnes minutes plus tard. La faute à une mauvaise habitude : éteindre toutes les lumières pour l'arrivée des joueurs sur la glace...

Le premier arrêt est à mettre au compte de Mojmir Bozik après 58 secondes de jeu sur un tir au ras de son poteau gauche. La réponse dijonnaise intervient après 2'26 avec un premier tir cadré sur Sebastian Ylönen. C'est en effet l'international junior et non Fabrice Lhenry qui garde les cages rouennaises ce soir.

En ce début de partie, les Rouennais tentent des contrôles du palet avec les patins, comme le font les joueurs de l'ex-Tchécoslovaquie, pour déstabiliser la défense dijonnaise. Ylönen sauve une première fois la baraque sur un 2 contre 1 des Ducs de Bourgogne (5'33). Les Dijonnais s'enhardissent et ne se laissent pas du tout faire. Ils ne sont pas venus pour perdre les deux points. Sans doute le souvenir de leur dernier passage en septembre 2009 (2-3 après tirs aux buts).

Calle Bergström envoie un nouveau missile mais le palet est bien capté par le portier des Ducs (12'05). Il y a pas mal de déchet dans le jeu rouennais en raison d'un excès de précipitation. Les noir et jaune oublient de jouer simple. La première pénalité du match est sifflée à 15'25 pour un banc mineur dijonnais. Et il faut 90 secondes pour voir un tir rouennais ! Le jeu de puissance normand est vraiment désastreux depuis que Pouget n'est plus derrière le banc. Quatorze secondes avant la pause, Stephen Dugas est sanctionné d'un retenir et on attend du mieux pour la suite.

MALLETTE_Carl_100911_362Le début du deuxième tiers confirme cependant l'inefficacité locale en supériorité numérique et Dijon tue sa deuxième pénalité. À 22'59, énorme occasion rouennaise mais... la cage a bougé. Un véritable embouteillage se forme ensuite devant les filets de Bozik. Ça chauffe et les Rouennais confirment qu'ils sont vraiment plus dangereux à cinq contre cinq (23'24). Babka est pris par la patrouille pour retenir (24'01). Première supériorité dijonnaise, mais Ylönen fait le boulot pour l'instant et Rouen tue aussi sa pénalité.

Dijon joue crânement sa chance en contre depuis le début de la partie. C'est au tour de Riendeau de se faire sanctionner d'un cinglage (29'23). On en profite pour remettre un coup de perceuse dans la glace pour que le but de Bozik arrête de se balader à sa guise... C'est le quart d'heure de gloire d'un des techniciens suite à son coup de perceuse magique ! Ylönen ressort un énorme sauvetage sur une échappée dijonnaise (31'07). Glove save : do you believe it ? La troisième supériorité rouennaise n'a toujours rien donné sinon des sueurs froides aux supporters de l'île Lacroix...

Jens Olsson est jugé coupable - ce qui est vrai - d'un cinglage (37'33). Et là, c'est Carl Mallette qui part en break-away en infériorité. Il se retrouve fauché : pénalty ! Il se fait justice lui-même en trompant Bozik du revers du côté de son biscuit (1-0, 38'13). Ma voisine et amie me pose alors cette question : "Y a-t-il déjà eu en France un joueur qui a porté le numéro 69 ?" Pourquoi une telle question après ce but de Mallette ?... Le tirs médian s'achève sur cette marque sortie tout droit d'un match de football-association, d'assoce, de soccer, de foot, comme vous voulez.

DACOSTA_Teddy_100911_121Les lignes sont changées pour le troisième tiers-temps. Luc Tardif, qui avait été testé aux côtés de Guénette et Thinel, rend sa place à Salmivirta. Cela permet à Julien Desrosiers de revenir avec ses habituels partenaires Mallette et Brunelle.

Les deux cerbères s'en donnent toujours à cœur joie : le score va-t-il finir par évoluer ? Oui : Desrosiers fait sonner le cadre (barre rentrante). Il faut dire que les Rouennais profitaient d'une faute de Riendeau et donc d'un homme de plus (2-0, 50'18). Dans les trente secondes qui suivent, deux pénalités de Sadoun et Strapaty donnent un 5 contre 3 aux Rouennais. Desrosiers score à nouveau, mais son point est refusé car la cage s'est retrouvée bizarrement déplacée... Qu'à cela ne tienne, Da Costa part en solo du centre de la glace et s'en va battre du revers un Bozik pourtant des grands jours (3-0, 52'44).

Dijon trouve enfin le fond des filets rouennais dans les cinq dernières minutes. Nicolas Ritz décoche un tir décroisé de loin victorieux : l'honneur est sauf (3-1, 55'46). À deux minutes de la fin, Daniel Maric demande un temps-mort : a-t-il un plan ? Surtout qu'à neuf secondes du terme, Thinel se fait sanctionner. Les jaune et bleu finissent à 6 contre 4. Mais en si peu de temps le score ne bouge plus.

Quelle douloureuse victoire des noir et jaune devant une équipe dijonnaise très pugnace. Il y a encore beaucoup de travail à peaufiner avant la Coupe continentale qui arrive à grands pas... Les deux meilleurs joueurs sont naturellement désignés : Mojmir Bozik et Sebastian Ylönen.

 

Rouen - Dijon 3-1 (0-0, 1-0, 2-1)
Vendredi 5 novembre 2010 à 20 heures au centre sportif Guy-Boissière. 2 747 spectateurs.
Arbitrage de Jimmy Bergamelli assisté de Nicolas Piedigrossi et Nicolas Cregut.
Pénalités : Rouen 10' (2', 4', 4') ; Dijon 14' (6', 2', 6').
Évolution du score :
1-0 à 38'13" : Mallette (tir de pénalité, inf. num.)
2-0 à 50'08" : Desrosiers assisté de Babka et Brunelle (sup. num.)
3-0 à 52'44" : Da Costa assisté de Desrosiers et Ylönen (sup. num.)
3-1 à 55'46" : Ritz assisté de Strapaty et Dmytruk


Rouen

Gardien : Sebastian Ylönen.

Défenseurs : Calle Bergström – Juha Alen ; Jonathan Janil – Daniel Babka ; Jens Olsson – David Holmqvist.

Attaquants : Luc Tardif [puis Salmivirta à 40'] – François-Pierre Guénette – Marc-André Thinel (A) ; Ilpo Salmivirta [puis Desrosiers à 40'] – Carl Mallette (C) – Mathieu Brunelle ; Julien Desrosiers [puis Tardif à 40'] – Jonathan Zwikel (A) – Teddy Da Costa.

Remplaçants : Fabrice Lhenry (G), Cédric Custosse, Aurélien Greverend, Romain Gutierrez, Anthony Rech, Alexandre Mulle.

Dijon

Gardien : Mojmir Božík.

Défenseurs : Andrej Mrena - Michael Steiner ; Peter Strapatý - Rob Dmytruk ; Rob Jarvis.

Attaquants : Yanick Riendeau - Nicolas Ritz - Thomas Decock ; Miroslav Kristin - Stephen Dugas (C) - Mathias Arnaud ; Loïc Sadoun, Yassine Fahas.

Remplaçants : Andy Foliot (G), Pierre Sanchez. Absents : Anthony Guttig, Gabriel Da Costa, Eddy Martin-Whalen.