Orléans - Rouen II (Division 2, 6e journée)

A l'essentiel pour la D2...

Après être parvenus à disposer des Castors d'Asnières à domicile, les Dragons de la réserve rouennaise se voyaient proposer un court saut de puce à Orléans à l'occasion de la sixième journée de Division II. Un rendez-vous sous forme de match piège pour les joueurs de Julien Guimard sur la glace étriquée orléanaise propice aux faux pas. Quoiqu'il en soit en dépit d'un match à l'allure parfois poussive, les Rouennais rempliront leur contrat en s'imposant 4 buts à 1, évitant ainsi l'écueil et confortant leur deuxième place au classement.

Dès les premiers coups de patins donnés, le ton de la rencontre était donné. Tentant d'impressionner les Dragons physiquement en offrant à leurs visiteurs d'un jour deux «belles mises en échec», les Renard d'Orléans sur la première présence se montraient désireux d'imprimer du rythme. Loin d'effrayer le Dragon, les Rouennais, bien qu'un temps secoués, ne tardaient pas à réagir. Répliquant sur un break de l'astucieux Nicolas Levasseur qui coupait la trajectoire du palet dans les patins de Thomas Saint-André (02'08"), la formation jaune et noire plantait rapidement l'étendard haut normand au beau milieu de la zone défensive des Renards.

Après une premier mise en bouche de Quentin Berthon en avantage numérique pour un «one timer head shot», les unités spéciales accomplissaient un joli travail à l'image de Thomas Dreyfus qui, comme au bon vieux temps, alimentait avec avidité son compère Valentin Dumélié pour l'ouverture du score (0-1 à à 07'04"). Profitant d'un intermède en avantage numérique pour souffler (08'43"), les Orléanais ne tardaient pas à voir revenir les premières lignes rouennaises. Sur un gros travail de Kévin Marias-Magill, qui se jouait avec un soupçon de réussite de la défense des renards, Thomas Dreyfus se retrouvait seul face au portier. D'une mitaine venue d'ailleurs, Marek Pastorek faisait couler des larmes de dépit sur le visage de l'attaquant jaune et noir (10'50"). Ce dernier ne sera pas le seul à pleurer à chaudes larmes devant les arrêts du gardien tchèque qui livrera là sa meilleure performance de la saison.

Récidivant d'un arrêt de la jambière face à Valentin Dumélié qui venait de profiter d'un lumineux « coup de billard » dans la bande d'Alexandre Sucré, le gardien d'Orléans tenait à bout de bras sa formation qui ne se montrait guère dangereuse exception faite des bévues normandes comme cette sortie de zone avortée qui donnait lieu à une passe directe dans la palette du chasseur de but Pavol Milec (13'55").

Avertissement sans frais pour les Normands qui finiront par se mettre à l'abri dans la dernière minute de la période sur une incroyable séquence en power-play ponctuée d'une multitude de passes avant que ce diable de Valentin Dumélié ne mette à nouveau la fléchette au centre de la cible (19'04"). En dépit d'un « lancer de casquettes » réclamé par son coéquipier Maxime Joly, le Dunkerquois en restera au doublé alors que la première période s'achevait.

A 2-0 au moment de débuter la deuxième période, les Dragons bénéficiaient d'une relative avance pouvant être mise en péril à tout moment comme sur ce lancer appuyé de Lucas Dehu bien capté de la mitaine par Rodolphe Goechon (22'39"). Soucieux de conserver voire d'accroître leur avantage, les Rouennais continueront d'appuyer leurs attaques. Sur une entrée de zone de Peter Valier, Thomas Dreyfus, au lieu de prendre le lancer, faisait le bon choix en décalant pour un Quentin Berthon idéalement placé pour placer le palet au bon endroit (24'32"). Décidément très contrariant, le gardien d'Orléans continuait de fermer la porte aux Dragons. Nul doute que sans la présence encombrante du gardien loiretain, la rencontre aurait pu être pliée depuis bien longtemps pour les Normands. Ne parvenant pas à briser le moral définitivement des joueurs d'Orléans, les Dragons finiront pas se faire peur durant la troisième période. Auparavant, sans une arrogance sans nom avec un méprisant « 360° » face au cerbère des Dragons, Orléans aurait pu égaliser en échappée (32'18").

Quoiqu'il en soit, les affaires de cette rencontre restaient en l'état jusqu'à la dernière sirène non sans un dernier fait de match. Se préparant à relancer le palet dans sa zone défensive, Léo Guillemain, un tantinet statique, mettait une pancarte au dessus de son casque « venez me frappez ». C'est l'ex-choletais et tourangeau Judicaël Xavier qui se chargera de répondre aux attentes du jeune rouennais. Projeté derrière la bande, « Flying Léo » prenait son envol et se retrouvait sur orbite, la tête en bas, les patins en l'air, direction la lune (37'15").

Se demandant toujours si « Flying Léo » avait tout remis dans le bon sens et à la bonne place, la formation rouennaise en oubliait de démarrer la troisième période. D'un lancer de la bleue qui filait entre les jambières de Rodolphe Goechon, Pavol Milec ranimait la frigide patinoire du Loiret (1-2 à 27'23"). Dès lors, c'est une toute autre partie qui débutait sur le glaçon de la patinoire orléanaise. Pris dans la tourmente, le navire normand tanguait de toute part mais se refusait néanmoins à baisser pavillon à l'image de Quentin Berthon, qui se voyait proposer en réponse à son lancer un arrêt mitaine grand écart de Pastorek (50'02").

Brinquebalé, chamboulé, malmené, tancé, le groupe rouennais, néanmoins, fera preuve d'une maturité que l'on ne lui connaissait pas la saison dernière. Comme ce fut le cas déjà à plusieurs reprises cette saison, au lieu de paniquer et finir par plier, les Dragons se sortaient du traquenard en pliant le match en avantage numérique par Alexandre Sucré (54'10"). « On enlève la pression » commentait sur le banc Quentin Berthon. Effectivement, bien vu, libérés les Dragons ne mettaient pas deux minutes pour tromper à nouveau le gardien orléanais. Tandis que Morgan Noale, ballotté dans la bande, se fendait d'un larmoyant « t'es pas sérieux » à l'arbitre, Peter Valier, indifférent, s'envolait en désavantage numérique pour mettre en déroute le gardien slovaque pour la quatrième fois de la soirée (55'50").

Fin de la rencontre sur la victoire des Dragons 4 buts à 1, des Normands qui poursuivent leur petit bonhomme de chemin sereinement avant de croiser la semaine prochaine la route d'un Éléphant, celui de Chambéry en déplacement sur les bords de Seine.

 

Orléans - Rouen II 1-4 (0-2, 0-0, 1-2).
Samedi 6 novembre 2010 à 20h30 à la patinoire d'Orléans Gestion. 400 spectateurs.
Arbitrage de Hervé Roulet et Jérôme Moulin.
Pénalités : Orléans 16' (6', 4', 6'), Rouen II 14' (4', 4', 6').
Évolution du score :
0-1 à 07'04" : Dumélié assisté de Dreyfus et Valier (sup. num.)
0-2 à 19'04" : Dumélié assisté de Berthon et Sucré (sup. num.)
1-2 à 47'23" : Milec assisté de Dehu et Saint-André
1-3 à 54'10" : Sucré assisté de Berthon et Dumélié (sup. num.)
1-4 à 55'50" : Valier (inf. num.)