Wasquehal - Dijon (Coupe de France, 8e de finale)

kristinmiroslavDijon assure l'essentiel...

Après les Divisions 3 (Compiègne) et 2 (Meudon), les Lions ont l'occasion de s'étalonner face à un représentant de la Ligue Magnus, une grande première pour la patinoire du coeur de la Métropole. Les Ducs de Dijon, désireux de retrouver Bercy deux ans après, se dressent en effet sur la route de Wasquehal, pour ce qui apparaît comme la rencontre la plus déséquilibrée de ce tour de Coupe de France, la seule mettant aux prises des équipes séparées par deux échelons.

Wasquehal est en effet avec Toulon le dernier représentant de la deuxième division dans cette épreuve. Pour faire honneur à cette première, le public a pris les gradins d‘assaut, même si on dénombre moins de personnes le long des plexiglas que lors du récent derby. A noter la venue d'un groupe de courageux supporters bourguignons, très en forme tout au long de la rencontre. Il faut dire que leurs protégés les rassurent assez vite, car Riendeau récupère le palet derrière la cage pour se mettre en position idéale et ajuster Chardon de près (0-1 à 03'04").

Derrière une défense prudente, l'ancien portier des Ducs, très heureux de retrouver Miroslav Kristin lors de l'échauffement, perd son sourire lorsque son ancien buteur de coéquipier le surprend totalement, dans un angle fermé, sur un palet expédié contre la balustrade (0-2 à 06'53"). On croit les Lions, auteurs à ce moment d'un seul tir cadré par Chan, partis pour une soirée galère, d'autant que Mrena, monté en soutien de Guttig, expédie le palet sur le poteau.

Toutefois, le premier jeu de puissance est mis à profit par Frédéric Nilly pour dynamiser l'offensive nordiste, qui oblige Foliot à s'employer aux devants de Wiotte et Helmbrecht, avant que l'entraîneur-joueur n'y aille seul à deux reprises, pour un tir puissant de la droite, encore bien capté par un Foliot avare de rebonds, et un essai repoussé par le cadre. Le portier visiteur sort encore le grand jeu sur une montée musclée de Mickaël Bardet, impossible à endiguer par ses défenseurs, et une reprise de Vienne repoussée par la jambière.

Les Lions auraient pu regagner le vestiaire avec un écart moins important, mais ils ont également eu à écarter la première infériorité, causée par un accrocher de Ricky Helmbrecht sur Trokan, parti seul à la cage. Avec Wiotte, Bardet, Mille et Louf, les locaux possèdent une certaine expérience de cette configuration, et enraient le jeu adverse. Seul le remuant Arnaud, par deux fois, parvient à se créer des positions de lancer intéressantes.

bardet_mickael-2Le but tant espéré par le club de la métropole lilloise arrive finalement au début du deuxième tiers, sur un lancer de Nicolas Hamoudi. Gêné par le trafic et la présence d'Arthur Delbecque, Andy Foliot plie une première fois (1-2 à 24'26"). L'ancien pensionnaire de l'école gothique profite ainsi à plein de l'opportunité qui lui est donnée de faire ses preuves dans ce match attendu. Il profite d'un temps de glace d'autant plus appréciable que Wasquehal, déjà privé de l'expérimenté Boschetti, a perdu Thomas Fauchart, sérieusement blessé au bras et dont l'indisponibilité pourrait coûter cher jusqu'à la trêve des confiseurs.

... et répond coup sur coup

L'enthousiasme né de ce but a pour don d'agacer les Ducs, nullement enclins à faire durer le suspense. En treize secondes, Riendeau, en se repositionnant une fois de plus au centre pour faire parler la puissance (1-3 à 26'33"), et Decock, oublié par la défense (1-4 à 26'46"), s'astreignent à éviter le piège tendu devant les Côte-doriens. La deuxième réduction du score, par Lionel Wiotte, bien placé au second poteau (2-4 à 41'58"), trouvera elle aussi du répondant par Miroslav Kristin, déçu d'avoir manqué une cage ouverte peu avant, et à l'affût d'un palet remis dans le bon sens par le patin de son capitaine Dugas pour trouver le filet désormais défendu par Julien Peyre (2-5 à 33'53"). Le Slovaque est même privé d'un triplé dès la reprise, le trio arbitral estimant que la rondelle n'a pas franchi la ligne de but.

Malgré ses deux buts, Wasquehal souffre un peu plus dans ce tiers intermédiaire, où ses gardiens sont les plus employés. Gêné par Guttig, Mathieu Mille ne peut empêcher Thomas Decock de s'offrir à son tour le doublé, d'un envoi en lucarne millimétré depuis l'aile gauche (2-6 à 38'11"). Au retour des vestiaires la situation ne s'arrange pas car Dijon trouve une nouvelle fois la faille après onze secondes de jeu, grâce à Robert Dmytruk, lui aussi esseulé dans une zone critique, d'où il contrôle le centre de Guttig et ajuste Peyre (2-7 à 40'11"). Quant à Miroslav Kristin, il se fait enfin justice, servi sur un plateau par Peter Trokan (2-8 à 41'05").

Son mentor Nilly doublement puni, la défense wasquehalienne n'a pu que courber l'échine face à la réussite adverse. Elle parvient toutefois à effacer de jeu de puissance suivant, Sadoun manquant lui aussi une cage ouverte par la passe de Dmytruk. Mais, sitôt les bleus à cinq, Yanick Riendeau revient à la charge pour un nouveau but en force (2-9 à 48'37").

Le désormais cavalier seul des visiteurs sera malheureusement entaché d'une fausse note, la charge aussi dangereuse qu'inutile de Mathias Arnaud sur Ricky Helmbrecht, dos au jeu. Alors que l'Américain regagne le banc, l'ancien Chamoniard est quant à lui renvoyé aux vestiaires. Il n'assistera pas au dixième but des siens, oeuvre de Peter Trokan, et imparable pour Julien Peyre, défié par trois adversaires (2-10 à 59'11").

Ni à la dernière réduction de la marque signée Lionel Wiotte. Car le Picard est du genre acharné. Plus tôt déjoué de façon peu conventionnelle par un plongeon de Pierre Sanchez au secours d'Andy Foliot, le grand numéro 20 est le premier au rebond de la dernière attaque nordiste (3-10 à 59'56").

C'est donc sur cette marque de 3-10 que s'achève le parcours de Wasquehal, entamé quelques semaines auparavant par un... 10-3 infligé à Compiègne. Place désormais aux joutes plus traditionnelles du championnat, avec deux déplacements consécutifs.


Commentaires d'après-match
Frédéric Nilly (attaquant de Wasquehal) : "Nous avons essayé de rester collés au score, malheureusement ce fut court. On entame mal chaque période, et dès que l'on revient Dijon marque sur des erreurs individuelles. Je suis déçu par le score, qui est lourd. On voit la différence entre une équipe qui joue souvent et une autre de Division 2. Les individualités de Dijon ont su faire la différence au bon moment. Leur gardien fait un bon match, laisse peu de rebonds, et a su garder son équipe dans les quelques minutes où l'on a poussé. Mais j'attendais mieux de la part de Dijon, dans l'attitude, car certains joueurs nous ont insultés pendant tout le match, c'est pitoyable à ce niveau. Je leur souhaite toutefois bonne chance pour la suite, j'espère qu'ils iront loin. De notre côté, nous avons su faire parfois jeu égal, mais la déconcentration sur les transitions et les engagements, ainsi que le rythme de la Ligue Magnus ont fait la différence. Je suis content du parcours, on a reçu une équipe de Ligue Magnus, il y a avait du monde, j'espère que le public sera aussi nombreux en championnat."

Wasquehal - Dijon 3-10 (0-2, 2-4, 1-3).
Mardi 23 novembre 2010 à 20h00 à la patinoire Serge Charles. 400 spectateurs.
Arbitrage d'Alexandre Hauchart assisté d'Aurélien Smeeckaert et Pierre Dehaen.
Pénalités : Wasquehal 30' (4', 8', 8'+10'), Dijon 20' (4', 2', 6'+5'+20').
Tirs : Wasquehal 40 (12, 13, 15), Dijon 54 (14, 22, 18).
Évolution du score :
0-1 à 03'04" : Riendeau assisté de Decock et Arnaud
0-2 à 06'53" : Kristin assisté de Trokan et Kvetan
1-2 à 24'26" : Delbecque assisté de Hamoudi et Lenière-Piquet
1-3 à 26'33" : Riendeau assisté de Sadoun
1-4 à 26'46" : Decock assisté de Arnaud
2-4 à 31'58" : Wiotte assisté de Vienne et Bardet
2-5 à 33'53" : Kristin assisté de Trokan
2-6 à 38'11" : Decock
2-7 à 40'11" : Dmytruk assisté de Guttig et Kvetan (sup. num.)
2-8 à 41'05" : Kristin assisté de Trokan et Dugas (sup. num.)
2-9 à 48'37" : Riendeau
2-10 à 59'11" : Trokan assisté de Kristin et Dugas
3-10 à 59'56" : Wiotte assisté de Picard et Bardet (inf. num.)

Wasquehal
Gardien : Fabien Chardon (puis Julien Peyre à 26'46").
Défenseurs : Mathieu Mille (C) - Benjamin Louf ; Nicolas Hamoudi - Hugo Picard ou Quentin Leclaire ; Ricky Helmbrecht - Alexis Thomas (A).
Attaquants : Mickaël Bardet (A) - Lionel Wiotte - Edmond Chan ; Adam Haramis - François Lenière-Piquet - Thomas Fauchart [Delbecque à 20'00"] ; Valentin Vienne - Frédéric Nilly - Axel Canaguier ; Arthur Delbecque.
Absents : Maxime Boschetti (au repos).

Dijon
Gardien : Andy Foliot.
Défenseurs : Robert Jarvis - Peter Strapaty ; Andrej Mrena (A) - Michael Steiner ; Branislav Kvetan - Rob Dmytruk.
Attaquants : Thomas Decock - Anthony Guttig (A) - Mathias Arnaud ; Peter Trokan - Stephen Dugas (C) - Miroslav Kristin ; Yanick Riendeau - Nicolas Ritz - Loïc Sadoun ; Pierre Sanchez
Remplaçants : Mojmir Bozik. Absent : Gabriel Da Costa.