L'équipe de France U20 pour le Mondial D2

La sélection de l'équipe de France des moins de 20 ans est parue : 2 gardiens, 7 défenseurs et 11 attaquants, les autres étant en liste d'attente.

On sait les remous autour de cette équipe nationale, après les tentatives manquées pour mettre à sa tête de grands anciens joueurs. Philippe Bozon n'a pas réussi à éviter la descente en D2 l'an passé, et Stéphane Barin a démissionné rapidement cet été faute de s'entendre avec son partenaire sur le banc Lionel Charrier. Celui-ci est donc seul entraîneur, avec une nouvelle équipe : l'ex-gardien saint-pierrais Patrick Foliot, qui a été détaché de la fonction publique territoriale et devait s'occuper des gardiens pour la fédération, a été pris comme adjoint et coachera les arrières, et Maurice Rozenthal a été pris comme assistant vidéo.

Aucune surprise dans les cages où Léo Bertein et Sebastian Ylönen étaient attendus. Le seul autre gardien à avoir été testé en équipe de France U20 cette saison, Thibault Maggi, s'est fait remplacer après avoir pris 4 buts en 17 minutes contre Grenoble en coupe de la ligue.

En défense, dix joueurs ont été testés cette saison, et ils figurent tous dans la liste... mais pas tous commetitulaires. Trois d'entre eux n'ont pas passé le cut. Jérémy Baridon, après un match à -4 en coupe de la ligue contre son club de Gap, avait perdu sa place. Pierre Bougé, le Strasbourgeois, était alors apparu, mais il attendra l'an prochain. Le plus déçu est sans doute Victor Vitton-Mea, le Villardien, titulaire régulier jusqu'ici et finalement remplaçant.

La défense française s'appuiera principalement sur Kévin Dusseau, le plus coté du groupe, attendu comme un leader y compris pour le jeu de puissance. On notera la présence intéressante de deux autres beaux gabarits, Léo Paillie-Guillemain et Vincent Llorca, alors que les Bleuets manquent souvent de muscles par rapport à leurs adversaires, du moins en D1. ce sera peut-être moins le cas en D2, mais ces deux-là sont taillés pour la remontée espérée l'an prochain. On voit même encore plus loin avec Raphaël Faure, joueur de 1993 intégré dans une vision d'avenir. Il a formé une paire intéressante avec l'offensif Aziz Baazi en coupe de la ligue.

En attaque, les deux premières lignes étaient connues. Le premier trio est constitué du centre dijonnais Nicolas Ritz et des ailiers rouennais Romain Gutierrez et Anthony Rech. Tous trois seront encore là l'an prochain et peuvent bénéficier d'une cohésion progressive. En deuxième ligne, on suivra la gâchette Peter Valier : il a marqué 10 buts cette saison alors qu'aucun de ses collègues n'en a mis plus de trois ! Il a évolué sur la ligne de Loup Benoît et du polyvalent Julien Burgert (ou, comme ce dernier était blessé en novembre, de Gaborit).

Les autres places étaient ouvertes, et il y avait beaucoup de candidats. Trois places sont finalement revenues aux expatriés : Robin Gaborit, dont l'aventure québécoise s'est transformée en impasse car la fédération canadienne refuse les imports étrangers en junior A, et les deux Genevois, Victor Barbero et Eliot Berthon.

Les deux derniers titulaires sont amiénois. Le centre Valentin Claireaux bénéficie de sa bonne intégration en Magnus avec les Gothiques. Quant à Marius Serer, il représente lui aussi l'avenir : encore cadet, il passe pour un espoir prometteur.

Cette équipe n'est donc pas seulement construite pour gagner cette division II, elle est surtout bâtie pour préparer la division I l'an prochain : on y compte plus de 1992 et de 1993 que de joueurs de 1991 pour qui c'est la dernière année. La relégation de l'an passé a laissé des traces, et la principale victime en est certainement Charles Bertrand. Ce joueur offensivement talentueux avait raté son Mondial l'an passé alors qu'on attendait énormément de lui après son apparition sur les listes provisoires de draftés potentiels de la NHL. Cette année, il continue sa progression au Lukko Rauma, puisqu'il a été prêté dans un club de Mestis, mais n'a plus été appelé en sélection, y compris pour ce Mondial "en voisin" en Estonie.

La France partira grande favorite. Elle devra se méfier du pays organisateur, et peut-être tout autant de la Belgique que des Pays-Bas, puisque les Néerlandais avaient été battus pour la première fois par leurs voisins en U18 il y a deux ans. Les Espagnols de Karlos Gordovil ne devront pas être négligés, alors que l'Islande jouera le maintien.

Gardiens : Léo Bertein (Amiens), Sébastien Ylönen (Rouen).

Défenseurs : Aziz Baazi* (Caen), Florian Chakiachvili* (Rouen), Charlie Doyle (Angers), Kévin Dusseau (Reims), Vincent Llorca (Grenoble), Léo Paillie-Guillemain (Rouen), Raphaël Faure** (Rouen).

Attaquants : Victor Barbero (Genève-Servette), Loup Benoît (Grenoble), Romain Gutierrez* (Rouen), Anthony Rech* (Rouen), Nicolas Ritz* (Dijon), Peter Valier (Reims), Marius Serer** (Amiens), Valentin Claireaux (Amiens), Julien Burgert (Strasbourg), Eliot Berthon* (Genève), Robin Gaborit (Terrebonne, Canada jrA).

Remplaçants : Anthony Koren* (G, Grenoble), Thibault Maggi* (G, Rouen), Victor Vitton Mea (D, Villard-de-Lans), Jérémy Baridon (D, Gap), Pierre Bougé* (D, Strasbourg), Dimitri Thillet** (A, Gap), Florent Neyens (A, Amiens), Nathan Ganz (A, Epinal), Matthias Terrier (A, Chamonix), Timothée Franck (A, Strasbourg).

* joueurs nés en 1992 / ** joueurs nés en 1993