Bozon et Lugano, c'est fini

C'est tombé ce matin et il fallait s'y attendre. La lente décrépitude du HC Lugano a eu raison du meilleur joueur français de l'histoire. Lequel n'aura tenu que dix mois à la tête de "bianconeri" englués dans la spirale des défaites. Et donc indignes du riche passé d'un club sept fois champion de Suisse.

Le Boz' a pourtant gardé longtemps la confiance de ses dirigeants, peut-être soucieux de ne pas en faire l'unique bouc-émissaire de ce fiasco, auquel les joueurs ont grandement contribué. Etrangers inconsistants (Josh Hennessy), inefficaces (Colby Genoway, Chris Bourque), blessés récurrents (Flavien Conne, Brady Murray, Petteri Nummelin...), chacun a sa part de responsabilité. Même David Aebischer, tellement décevant devant le filet qu'il a fallu rappeler Sébastien Caron de KHL...

Malgré ses gros moyens, ses stars et ses internationaux, Lugano n'était qu'un piètre onzième au classement (à dix points du 8e, Genève-Servette) lorsque le couperet est tombé sur Philippe Bozon et son assistant Sandro Bertaggia. Après une énième défaite à Bienne samedi (2-3). La septième en huit matchs.

Huit victoires en 27 matchs et surtout le pire pourcentage de victoire à la tête du club depuis l'instauration des playoffs en 1986. Tel restera le bilan du Français cette saison. Des chiffres implacables, qui en font le troisième coach limogé après Benoît Laporte (Ambrì-Piotta) et Colin Müller (ZSC Lions). Bozon sera remplacé par le tandem McNamara-Fischer, jusqu'alors en charge des juniors-élite tessinois, avant l'arrivée d'un entraîneur plus confirmé. À qui l'on souhaite bien du courage...