Réactions d'après-match Rouen - Coventry

THINEL_MarcAndre_100911_075Paul Thompson (entraîneur de Coventry) : "Nous avons été idiots. Stupides. Égoïstes. Nous leur avons donné le match. Leur powerplay est leur arme, et nous avons pris des pénalités paresseuses. Je suis très déçu. Nous avions l'équipe pour progresser au tour suivant, pour la première fois dans la compétition sans doute. Avec l'équipe nationale, nous avons réussi à arrêter ces pénalités stupides. À 5 contre 5, ils ne sont pas meilleurs que nous, mais en powerplay, ils ont plus de talent. Quand on tue des pénalités, on n'a plus d'énergie ensuite sur nos supériorités. On a fait tout ce qu'on avait dit ne pas faire. On n'a jamais pris le rythme parce qu'on n'a pas cessé de reprendre des pénalités. On n'a pas maintenu notre niveau au match 3. La fin est décevante mais ce fut une expérience magnifique."

Marc-André Thinel (attaquant de Rouen) : "Normalement, les Anglais jouent un peu salaud, ils ne sont pas très rapides et ils donnent des coups. On savait qu'il fallait patiner, c'est ce qu'on a fait. On n'a pas joué sur les talons, on a foncé. Contre Cracovie, on n'avait pas réussi à rentrer dans le match, mais on savait que, plus le tournoi allait, mieux ça irait. C'est ma troisième Coupe Continentale, à chaque fois on avait moins de jambes au premier match. On n'a pas toujours de gros matches en France, quand on la chance de le faire, il faut qu'on se donne à fond. Maintenant, tout le monde se sent confiant."

Rodolphe Garnier (entraîneur de Rouen) : "On n'a jamais paniqué, on n'a jamais pris de temps mort. On a joué en confiance avec une entame de match opportuniste, avec deux buts en deux occasions. C'est important dans le groupe d'avoir des leaders. Il faut qu'ils se sentent responsabilisés. La première ligne a mis le tempo, Carl [Mallette] peut sortir avec deux buts en trois shifts, mais la pièce ne tombe pas toujours du bon côté. C'es une ligne leader dans mon vestiaire, et c'est comme ça que je les aime. On se concentre sur la demi-finale de Coupe de la ligue à Briançon. C'est un objectif pas aussi important que la Coupe Continentale, mais on a envie de la gagner. Si on joue comme ce soir, on peut jouer les outsiders à Minsk. Si on joue comme vendredi, non."

Jonathan Janil (défenseur de Rouen) : "J'avais connu des entames difficiles aux deux premiers matches. J'avais beaucoup d'appréhension, je suis quelqu'un d'anxieux. Ce soir, dès le premier tiers, je ne me suis pas posé de questions. Un gros défi physique, c'est ce qui fait monter l'adrénaline. C'est la première fois cette année toutes compétitions confondues. Quand ça joue physique, ça ne fait qu'augmenter le niveau de jeu. Comme deux ou trois autres de nos défenseurs, j'aime le défi physique. Cela correspond aussi à certains de nos attaquants qui ne sont pas très physiques mais qui ont de la tchatche et qui ont une certaine aisance pour déstabiliser l'adversaire. On a conscience qu'on a créé quelque chose. Personnellement, je pars un peu dans l'inconnu à Minsk. On en parle depuis un petit moment. Contre Cracovie, j'étais vide. Là, on respire. Coventry nbous a permis d'y croire en battant les Polonais, et on a su prendre notre seconde chance."