Lyon - Français Volants (Division 2, 9e journée)

MAZZONE_Arnaud-Franais_Volants-200901Après avoir connu de longues périodes sur la route, notamment au mois de novembre, les hommes du président Berthet abordent le deuxième match à domicile d’une série de trois, avec en point d’orgue la réception de Cholet pour un choc au sommet. Après une nette victoire sur Meudon, les Lions reçoivent une équipe des Français Volants en difficulté cette saison, mais renforcée depuis peu par quelques nouveaux joueurs.

Le ton est donné d’entrée de match avec un défi physique engagé par les Parisiens et de l’intimidation de part et d’autre. Arnaud Mazzone est envoyé au cachot après seulement vingt-cinq secondes de jeu pour une charge avec la crosse, mais la supériorité ne donne rien malgré un bon tir de la pointe de Matt Ruberto qui contraint Johan Bäckö à tendre sa botte.

La tension ne diminue pas et quelques instants plus tard, lorsque Robert Olsson dispute le palet au gardien francilien, une première bagarre éclate. Arnaud Mazzone, encore lui, jette les gants avec l’attaquant suédois de Lyon. S’en suit une première supériorité numérique pour les Français Volants, au cours de laquelle ils s’installent mais sont brouillons. Suite à une récupération de palet anodine, Mike Ruberto distille une passe lumineuse avec l’aide de la bande, à destination d’Elvis Zebulovskis. Ce dernier part seul dans le dos des défenseurs, feinte Bäckö et remporte son face à face (1-0, 4’15’’).

Les pénalités continuent de pleuvoir ce qui laisse penser que les situations spéciales risquent de tenir un rôle prépondérant dans la suite de la rencontre. Les Parisiens pourraient se montrer plus dangereux mais Einar Engström et Frederick Brodin envoient le palet dans les nuages avant qu’Antoine Amsellem ne touche le montant droit de Daniel Svedin. C’est alors au tour de Brodin et Zebulovskis de quitter provisoirement la glace en raison d’une vive explication verbale au centre de la glace. Les minutes s’égrainent alors sans que les cerbères ne soient trop sollicités. En effet, les actions sont décousues, laborieuses et la lutte est âpre dans les bandes.

Au quart d’heure de jeu, Engström part en contre mais perd son duel avec Svedin. Le numéro vingt-et-un parisien est clairement le joueur le plus en vue de son équipe et il continue à travailler la défense rhôdanienne. Après un slalom dans cette dernière, il envoie lucidement le palet en direction de Nicolas Chauveau, posté devant le filet. La rondelle arrive cependant dans ses patins et il ne peut la pousser au fond du but (17’15’’). Nicolas Deshaies s’est rendu coupable d’une crosse haute sur cette action. La supériorité numérique ne donne rien mais à peine Lyon au complet, Alexander Muse contourne la cage et trouve dans l’enclave Engström qui envoie le palet dans le haut du filet (1-1, 19’22’’). Le niveau de jeu n’est finalement pas exceptionnel dans ce premier tiers, marqué par l’indiscipline, et un score de parité est logique.

Dès la reprise, on sent les Lions revenir plein de bonnes intentions et ils se ruent à l’attaque. Pascal Margerit a probablement recentré ses troupes sur leur jeu créatif plutôt que sur le jeu dur imposé par les joueurs de la capitale. À la conclusion d’une belle triangulation avec les deux Olsson, Baptiste Frioux reprend le palet seul dans le slot. Mais Bäckö en décide autrement et lui vole littéralement un but de sa mitaine (21’16’’). L’échéance n’est que peu repoussée. Trente secondes plus tard, Damien Croux contrôle tranquillement le palet à la ligne bleue en zone offensive et lance un palet en cloche devant la cage. Bäckö ne voit pas partir la rondelle et cette dernière se loge à la surprise générale dans sa lucarne, laissant le gardien incrédule (2-1, 21’48’’). À peine une minute plus tard, Mathieu Reverdin creuse l’écart à l’affut d’un rebond laissé par le portier (3-1, 22’48’’).

La partie s’emballe alors, les Lyonnais ont totalement changé de visage depuis la pause. Le jeu est d’autant plus fluide que les arbitres se font discrets dans le tiers médian. Le rouleau compresseur continue sur sa lancée et Baptiste Frioux conclut de près un superbe mouvement en petites passes en powerplay (4-1, 28’11’). Peu avant la pause, les Français Volants se retrouvent en double supériorité numérique, une occasion rêvée pour tenter de réduire l’écart. Mais un homme, Daniel Svedin, a décidé que le palet ne rentrerait pas. Les Parisiens s’y essayent à quatre fois de suite en vain, un mur se dressant devant eux (37’). Pire même, lorsque Mike Ruberto sort de prison il est lancé en échappée par Andrew Bonello. Il mystifie alors Bäckö d’une somptueuse feinte et corse l’addition (5-1, 38’42’’). Lyon rentre donc au vestiaire avec quatre buts d’avance après avoir concrétisé leur domination dans ce tiers.

backojohanLes premières banderilles du troisième tiers sont plantées par le Parisien Nicolas Chauveau. Profitant d’un certain laxisme dans la défense adverse, il prend l’espace en situation de quatre contre quatre et tente deux fois sa chance en vain (43’). Les Français Volants laissent également passer leur chance en supériorité numérique. Malgré de bons tirs depuis la ligne bleue, les rebonds ne sont pas exploités.

La sanction ne tarde pas alors, et profitant d’un double avantage numérique les Lyonnais accroissent encore plus leur capital. Zelubovskis, posté à la ligne bleue, fait une passe diagonale pour Mike Ruberto au deuxième poteau, dont le tir de réception fait mouche à ras la glace (6-1, 48’21’’). Ce même Ruberto chasse même Bäckö quelques instants plus tard, à l’arrivée d’un mouvement initié par une excellente relance de Svedin (7-1, 50’51’’). C’est un coup du chapeau pour l’attaquant canadien du LHC.

Erwan Sergeant entre alors en scène côté parisien. Sur l’engagement, Chauveau profite d’un relâchement de la défense pour tromper Svedin au premier poteau (7-2, 51’10’’). Robert Olsson ajoute lui aussi son nom au chapitre des buteurs ce soir, après un une-deux avec Frioux. (8-2, 52’04’’). Une bagarre, une assistance, et enfin un but : après le hat-trick « classique » de Mike Ruberto voici un Gordie Howe hat-trick pour le virtuose suédois. C’en est trop pour Johan Bäckö qui lance sa mitaine sur la glace et est renvoyé au vestiaire après avoir échangé quelques mots doux avec le banc local.

Le gardien visiteur est désormais totalement livré à lui-même et Dorian Duchosal inscrit le neuvième but (9-2, 52’18’’). Juste à temps avant qu’Antoine Amsellem ne s’en prenne à lui et que les deux joueurs jettent les gants. Retour au vestiaire inéluctable pour les deux fautifs. C’est finalement Arnaud Magallon qui clôt la marque sur une situation de trois contre un. Il redouble les passes avec Mike Ruberto avant de tromper le malheureux Sergeant (10-2, 53’34’’). Son deuxième but en deux rencontres ! Le match reste tendu jusqu’à l’ultime sirène et même un peu après.

Lyon a donc tenu son rang de favori malgré un premier tiers brouillon, le temps de s’adapter au jeu parisien. Les Français Volants quant à eux ont très vite plié une fois que la machine lyonnaise s’est mise en marche et ils s’enfoncent un peu plus au classement. Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas pour le club de la famille Brodin…

Désignés hommes du match : Daniel Svedin (Lyon) et Nicolas Chauveau (Français Volants).

Commentaires d’après-match :

Nicolas Deshaies (défenseur de Lyon) : « On a vu une équipe très physique en face, avec un jeu parfois un peu moche. Ça nous a surpris lors du premier tiers au cours duquel nous avons répondu à leurs provocations. On a commencé à jouer notre jeu en deuxième période et on a vite réussi à creuser l’écart. On comptait gérer au troisième tiers mais finalement on a encore réussi à inscrire cinq autres buts. On est prêt pour la réception de Cholet ! »

 

Lyon – Français Volants 10-2 (1-1, 4-0, 5-1)
Samedi 4 décembre 2010 à 20h30 à la patinoire Charlemagne. 2588 spectateurs.
Arbitrage de Jean Catarino et Guillaume Florentin.
Pénalités : Lyon 68' (18'+10', 6', 14'+10'+10'), Français Volants 81' (12'+10', 10', 14'+10'+25').
Évolution du score :
1-0 à 04'15" : Zelubovskis assisté de Mi. Ruberto et Croguennec (inf. num.)
1-1 à 19'22" : Engström assisté de Muse
2-1 à 21'48" : Croux assisté de R. Olsson et A. Olsson
3-1 à 22'48" : Reverdin assisté de Bonello et Croux
4-1 à 28'11" : Frioux assisté de A. Olsson et R. Olsson (sup. num.)
5-1 à 38'42" : Mi. Ruberto assisté de Bonello et Magallon (inf. num.)
6-1 à 48'21" : Mi. Ruberto assisté de Zelubovskis (double sup. num.)
7-1 à 50'51" : Mi. Ruberto assisté de Zelubovskis et Svedin
7-2 à 51'10" : Chauveau assisté de Brodin et Muse
8-2 à 52'04" : R. Olsson assisté de Frioux
9-2 à 52'18" : Duchosal assisté de Reverdin et Serrano
10-2 à 53'34" : Magallon assisté de Mi. Ruberto (sup. num.)

 

Lyon

Gardien : Daniel Svedin.

Défenseurs : Matt Ruberto – Martin Croguennec (A) ; Damien Croux (C) – Nicolas Deshaies ; Andrew Bonello – Thomas Puech.

Attaquants : Mike Ruberto – Elvis Zebulovskis – Arnaud Magallon ; Alexander Olsson – Robert Olsson – Baptiste Frioux ; Fréderic Figon – Paulin Jouanin – Mathieu Reverdin (A) ; Adryan Serrano – Mathieu Reverdin – Dorian Duchosal.

Remplaçants : Quentin Wargnier (G), Christopher Cirgues. Absents : François-Henri Désérable (cuisse), Mathieu Combe (ligaments du genou).

Français Volants

Gardien : Johan Bäckö puis Erwan Sergeant à 50’51’’.

Défenseurs : Arnaud Mazzone (C) – Quentin Lamey ; Adrien Sellem – Frederick Brodin (A) ; Nicolas Szewczyk – Hadrien Rattez.

Attaquants : Kevin Guimbard – Julien Boulet – Antoine Amsellem ; Einar Engström – Alexander Muse – Nicolas Chauveau ; Antoine Blanchard – Derek Summerlin – Tim MacLean ; Nicolas Gosset

Remplaçant : Thomas Faudot-Bel. Absent : Florian Segura.