Norvège - Slovénie (Coupe de Polésie)

Polémique de gardien en Slovénie

GROTNES_Pal-100513-009La Coupe de Polésie revient dans sa ville originelle de Gomel et retrouve une formule à quatre nations. On n'y retrouve plus l'équipe de France (qui sera dans le même groupe que le Bélarus au prochain Mondial), en revanche la Slovénie, qui fera son retour dans l'élite mondiale en mai, a été invitée. Les frères Rodman sont absents car David se marie cette semaine et a la tête ailleurs qu'au hockey.

Mais ce qui a déclenché la polémique, c'est que Robert Kristan, considéré comme le meilleur gardien slovène dans l'absolu, n'a pas été sélectionné. L'entraîneur américain John Harrington, ancien participant du "Miracle" de 1980, a déclaré que Hocevar est son numéro 1 et que Kristan, qui ne s'est montré à aucun tournoi l'an passé, a des problèmes à admettre un statut de numéro 2.

Des propos qui ont fait réagir Kristan : "Comme des informations inexactes sur ma non-participation à l'équipe nationale ont été rendues publiques, je voudrais indiquer ma position. Je suis toujours fier de jouer pour les couleurs de la Slovénie. [...] J'ai donc été désagréablement surpris de ne pas recevoir d'invitation. Le coach n'a visité aucun de mes matches cette année, j'ai donc été surpris d'une décision probablement fondée sur des raisons irrationnelles. Je respecte le droit du staff de décider, mais je ne peux pas accepter que le public soit trompé et qu'on crée l'impression fausse que j'aurais rejeté l'invitation et que j'aurais dit depuis longtemps que je ne serais pas membre de l'équipe. C'est un mensonge. La vérité est que personne ne m'a demandé mon opinion sur une possible collaboration. [...] Je suis désolé de ne pas faire partie de l'équipe. Y compris parce que je sais que je pourrais apporter une grande contribution. Je veux plus de transparence et de sincérité du sélectionneur dans ses déclarations publiques."

Cet échange pourrait donner l'impression d'un problème personnel entre le sélectionneur et le gardien. Ce n'est pas forcément vrai. Le caractère lunatique de Kristan, qui lui a barré une carrière dans un grand championnat, n'est plus un secret. Quant à Harrington, comme il entraîne Asiago en Italie toute la saison, il n'opère pas ses choix tout seul.

L'effet de cette polémique est de renforcer la pression sur Andrej Hocevar. Il a fait remonter la Slovénie, mais est-il assez fort pour le plus haut niveau ? Le début de match pourrait le plonger dans le doute. Même avec un seul entraînement derrière eux avant de partir pour Gomel, les Norvégiens imposent un rythme de jeu plus rapide d'entrée, et Martin Røymark ouvre la marque sur leur première attaque. Mais par la suite, Hocevar se montre solide et tient longtemps le fort.

La deuxième période est plus ardue pour les Scandinaves. La Slovénie se montre désormais solide défensivement, et également plus dangereuse devant. La plus belle occasion est une rapide contre-attaque de Mitja Sivic qui se présente seul devant le but, mais il échoue sur le gardien Pål Grotnes. Le rythme est moins enjoué, et il est perturbé par un incident : un palet qui s'échappe par-dessus le plexiglas heurte la fille chargée de traduire les messages de table de marque en anglais. C'était sa première expérience au hockey sur glace, et elle se terminera à l'hôpital. Pour une fois que les organisateurs avaient fait des efforts pour accomoder de rares visiteurs et journalistes étrangers...

Dans une ambiance rendue plus étrange encore par des bruits de travaux (on construit une piscine juste à côté, et le chantier ne s'arrêtera que pour les discours des officiels lors de la conférence de presse plus tard dans la journée), les Norvégiens se détachent lors de la troisième période. Grotnes peut être frustré de perdre son blanchissage... à quatre secondes de la fin !

Désignés joueurs du match : Ziga Jeglic pour la Slovénie et Pål Grotnes pour la Norvège.

Commentaires d'après-match

Roy Johansen (entraîneur de la Norvège) : "Nous n'avons pas mieux joué que l'adversaire, surtout en deuxième période, et si nous avons gagné, c'est largement grâce à l'assurance de notre gardien Pål Grotnes."

 

Norvège - Slovénie 3-1 (1-0, 0-0, 2-1)
Jeudi 11 novembre 2010 à 15h00 au Palais de glace de Gomel. 1200 spectateurs.
Arbitrage de Vladimir Nalivaïko (BLR) et Maksim Urda (UKR) assistés d'Aleksandr Matskevich et Andrei Srubok (BLR).
Pénalités : Norvège 16' (6', 4', 6') ; Slovénie 16' (4', 6', 6').
Tirs : Norvège 28 (8, 6, 14) ; Slovénie 27 (7, 11, 9).
Évolution du score :
1-0 à 01'14" : Røymark assisté de Forsberg
2-0 à 41'07" : Forsberg assisté de Solberg (sup. num.)
3-0 à 54'16" : Bastiansen assisté de L.-E. Spets
3-1 à 59'56" : Ticar assisté d'Urbas et Jeglic


Norvège

Gardien : Pål Grotnes.

Défenseurs : Juha Kaunismäki (+1) - Alexander Bonsaksen (+1, 4') ; Henrik Solberg (+1) - Lars Løkken Østli (+1) ; Henrik Odegaard - Daniel Servik (6') ; Brede Csiszar.

Attaquants : Lars Erik Spets (+1) - Anders Bastiansen (A, +1) - Tommy Kristiansen ; Andreas Marthinsen (+1) - Martin Røymark (+1, 2') - Kristian Forsberg (+1) ; Knut Henrik Spets - Anders Fredriksen - Jonas Lovlie (2') ; Peter Lorentzen - Marius Holtet - Mathias Trygg ; Robin Dahlstrøm (2').

Remplaçants : Ruben Smith (G).

Slovénie

Gardien : Andrej Hocevar.

Défenseurs : Greg Kuznik (2') - Ziga Pavlin (2') ; Ales Kranjc (-1) - Jakob Milovanovic (-1) ; Mitja Robar (-1) - Sabahudin Kovacevic (-1, 4') ; Andrzej Tavzelj (C) - Blaz Gregorc.

Attaquants : Ziga Jeglic (2') - Rok Ticar - Jan Urbas ; Mitja Sivic - Edo Terglav - Matej Hocevar (2') ; Ziga Pance (-2) - Robert Sabolic (-1) - Andrej Hebar (-2) ; Miha Brus (2') - Bostjan Golicic (2') - Andrzej Zidan.