Compiègne - Luxembourg (Division 3, Poule C)

À rugir de plaisir !

IMG_95231C’est fait ! À la poursuite de Metz depuis le début de la saison, Compiègne prend seul la tête de la poule C de la Division 3, avec certes un match d’avance, après sa victoire sur le Luxembourg (9-2).

Avant le coup d’envoi de la rencontre, les Lions sortaient d’un match gagné au courage face à une valeureuse équipe de Strasbourg 2 (7-3), leur permettant de rester à égalité de point avec Metz et de distancer leur adversaire du jour. Cette fois-ci l’occasion était donnée aux jaunes de s’emparer de la place de leader. Loin d’être impressionnés par l’enjeu, les picards ont répondu présent chez eux.

Du côté du Luxembourg, la tâche s’annonçait à l’avance compliquée. Lanterne rouge de la poule C, la Tornade luxembourgeoise sortait néanmoins d’un match honorable face à Metz, ne cédant que dans l’ultime tiers temps (5-8).

Du jeu, du vrai !

À noter au coup d’envoi que David Dostal, l’entraineur-joueur de Compiègne, a modifié quelque peu la composition de l’équipe puisque c’est le gardien habituellement remplaçant Thibault Varin qui débute dans les cages. Dès les premiers échanges de palet, les Lions prennent le jeu à leur compte et mettent la pression sur le but de Philippe Lepage, dernier rempart luxembourgeois. Celui-ci est ainsi rapidement mis à contribution sur une frappe d’Alexandre Delpanque plein axe (0’35’’), la première d’une longue série.

Tour à tour, Alain Corée et Ondrej Prokop font s’essayer, la tentative du premier trouvant la mitaine de Philippe Lepage, celle du second passant de peu à côté. Puis c’est de nouveau Alexandre Delplanque très bon ce soir, qui se procure coup sur coup deux occasions d’ouvrir la marque, mais celui-ci, après que sa frappe initiale soit contrée par la jambière du gardien luxembourgeois envoie le palet au-dessus (3’24’’). Ce n’est que partie remise pour les jaunes qui, quelques secondes plus tard, prennent la mesure du match. Clément Roussie remise à Jérémy Lebreton dans l’axe qui trompe la vigilance de Philippe Lepage (1-0, 3’57’’).

Mais les Lions n’en ont pas assez et continuent leur marche en avant face à une équipe luxembourgeoise qui éprouve toutes les peines à sortir de sa zone. La meilleure attaque de la poule en profite et justifie ce statut sur cette superbe action de jeu à trois. Christopher Teixeira Leite transmet à David Dostal qui remet à Ondrej Prokop, le tout en une touche ; le dernier nommé trouve le chemin des filets (2-0, 4’12’’). Puis c’est au tour de Clément Roussie de tenter de l’imiter mais son tir atterrit au pied du poteau de Philippe Lepage, avant qu’une nouvelle fois Ondrej Prokop ne s’illustre sans trouver le cadre toutefois (6’25’’).

Le Luxembourg parvient tout de même à s’approcher du but compiégnois et profite de sa supériorité numérique, après la mise au repos forcée de Prokop, pour se montrer dangereux. Et Thibault Varin est obligé d’enlever le palet à un attaquant luxembourgeois d’un coup de crosse bien senti (7’20’’). Déjà en sous nombre, les Lions vont même devoir évoluer à trois contre cinq pendant quelques secondes, Aurélien Delanchy rejoignant Ondrej Prokop. Le temps pour le Tornado de frapper une nouvelle fois au but, mais Thibault Varin, serein, bloque le palet dans sa mitaine sous les applaudissements du public (8’30’’).

De nouveau à quatre contre cinq, Compiègne surprend une nouvelle fois le Luxembourg, après la perte du palet d’un défenseur de l’équipe visiteuse, Julien Lefranc, opportuniste, en prend possession, fonce vers le but avant de transmettre astucieusement à Christopher Texeira Leite qui signe un doublé (3-0, 10’16’’). À peine le temps de souffler et les jaunes remettent le couvert. Cette fois-ci Christopher Texeira Leite décide d’y aller seul, derrière la cage luxembourgeoise, il revient à l’intérieur et glisse le palet entre Philippe Lepage et son poteau droit (4-0, 10’50’’).

Puis l’intensité du jeu retombe quelque peu. Le temps pour le public picard de se faire une frayeur lorsque le palet passe au-dessus du plexi et finit sa course dans les tribunes. Plus de peur que de mal, le jeu reprend son cours. Un jeu que les Lions marquent de leur emprunte. Le palet tourne bien depuis le début de la rencontre et la défense luxembourgeoise ne parvient pas à contrer les assauts picards. Cela n’empêche pas l’attaquant Benny Welter de tester Thibault Varin, qui bloque le palet (15’14’’). Réponse immédiate de Jonathan Boucher qui, d’un tir en pivot, oblige Philippe Lepage au grand écart pour contrer de la jambière droite la rondelle qui prenait le chemin des filets (15’34’’).

Compiègne gère tranquillement la fin du tiers-temps, sans trop s’exposer. Ondrej Prokop et Maxime Caillard prennent leur chance de loin, sans résultat. Alexandre Delplanque s’offre ensuite un slalom au cœur de la défense luxembourgeoise, après un mauvais renvoi de celle-ci, mais ne parvient pas à accrocher le cadre (18’45’’). Après un énième sauvetage de l’arrière-garde luxembourgeoise, qui dégage un palet sur sa ligne, la sonnerie des vingt minutes retentit. Les Lions ont développé du très beau jeu, offensif et fluide, au cours de ce premier tiers. Le Tornado compense son infériorité technique par une belle combativité, sans être dangereux cependant.

IMG_94891Compiègne déroule

Les deux équipes entament timidement ce deuxième tiers-temps, à l’image de ce slap assez lointain de Maxime Caillard qui ne trouve pas le cadre (20’51’’). Et la première grosse occasion est à mettre au crédit de la Tornade luxembourgeoise. Suite à une perte de palet de Christopher Texeira Leite, Colm Cannon se présente seul face à Thibault Varin qui bloque au prix d’un joli réflexe dans sa mitaine (22’44’’).

Un manque d’opportunisme que Compiègne ne connait pas ce soir, puisque pratiquement sur leur première vraie occasion du second tiers temps, les Lions vont une nouvelle fois trouver la faille, au moment où le Luxembourg ne compte que trois joueurs sur la glace, François Schons et Marian Gallo étant tout deux en prison. Alain Corée temporise derrière la cage luxembourgeoise avant de remettre devant à Clément Roussie qui glisse le palet entre les jambes de Philippe Lepage (5-0, 23’31’’).

La tête sous l’eau, la Tornade luxembourgeoise tente de réagir en posant mieux son jeu, à l’image de cette bonne remontée du palet de l’équipe visiteuse mais la frappe trouve de nouveau la mitaine de Thibaut Varin (25’03’’). Mais rien ne semble être en mesure d’arrêter les Lions et leurs attaquants. Après une première tentative d’Alain Corée qui fait trembler les filets mais du côté extérieur, Alexandre Delplanque trouve lui l’intérieur après une bonne remise de Julien Lefranc (6-0, 26’01’’). Dans la foulée, Ondrej Prokop fait passer des sueurs froides aux défenseurs luxembourgeois en contrant de la cross un palet qui trainait par là et qui est sur le point de tromper le vigilance de Philippe Lepage.

Ce dernier cède d’ailleurs quelques instants plus tard sa place au deuxième gardien de l’équipe visiteuse, Gilles Mangen (27’29’’). Il est rapidement mis à contribution puisqu’il doit se jeter sur un palet brulant près de sa zone de but. Quelques instants plus tard Alain Corée allume de loin et oblige le nouvel entrant au grand écart pour détourner de la jambière (28’30’’). Son homologue compiégnois s’illustre lui en stoppant net une attaque luxembourgeoise.

Et comme à chaque fois dans ce match, après une occasion manquée par le Luxembourg, c’est le moment choisi par Compiègne pour enfoncer le clou. Christopher Texeira Leite transmet à David Dostal qui voit son tir contré mais Ondrej Prokop a bien suivi et marque (7-0, 29’47’’). La Tornade luxembourgeoise essaye alors de sortir de zone et de mettre plus de pression sur la défense picarde. Mais rien n’y fait, les Lions jouent en contre. Jérémy Lebreton arrive à toute vitesse sur la gauche, tente de remettre dans l‘axe mais bonne défense luxembourgeoise.

Le Luxembourg qui parvient à hausser son niveau de jeu alors qu’en parallèle les jaunes semblent se relâcher. Ainsi, Julien Lefranc écope d’une pénalité de deux minutes pour cinglage. Les visiteurs en profitent, Marian Gallo transmet à Benny Welter qui ouvre le compteur de son équipe (7-1, 32’48’’). Dans la foulée, Thibault Varin est contraint au grand écart sur un joli slap de Colm Cannon (33’06’’). Plus à l’aise, les attaquants luxembourgeois poussent sur le but picard, mais les Lions peuvent compter sur une défense sérieuse et appliquée. Du côté offensif, les buteurs jaunes sont toujours aussi sur d’eux et Gilles Mangen doit sortir un plongeon désespéré pour sortir le palet qui prenait le chemin du but.

En supériorité numérique, le Luxembourg ne parvient à s’approcher du but de Thibault Varin. Il faut dire qu’Ondrej Prokop et David Dostal effectuent un pressing constant sur les défenseurs luxembourgeois pour gêner la relance. Tellement bon que sur une récupération, le premier nommé passe au second, mais le maître à jouer des jaunes manque son face-à-face. Une dernière intervention de Thibaut Varin et les deux équipes retournent aux vestiaires.

Les Lions virent en tête

IMG_96251Pour les jaunes il n’y a plus de question à se poser. S’ils maintiennent le niveau de jeu montré jusque là tout en restant devant au tableau d’affichage, ils seront en tête de leur poule à la fin de la rencontre. Pourtant la tâche ne s’annonce pas si facile pour les Picards. En effet, non seulement ils entament ce dernier tiers temps en infériorité numérique mais en plus la Tornade luxembourgeoise a montré un bien meilleure visage en fin de second tiers temps.

Conscients de l’enjeu, les Lions effectuent un bon pressing sur les joueurs du Luxembourg qui ne parviennent pas à mettre leur jeu en place. Néanmoins, à force d’abnégation, les visiteurs trouvent une seconde fois la faille, grâce à Colm Cannon qui parvient à tromper Thibault Varin après une remise de Thierry Beran (7-2, 41’30’’). De nouveau au complet, Compiègne, sans doute un peu vexé, repart à l’attaque. C’est tout d’abord Ondrej Prokop qui ne parvient pas à accrocher le cadre sur une bonne transmission de David Dostal (46’00’’). Puis Jérémy Lebreton voit son palet passer au raz de la lucarne gauche de Gilles Mangen (46’51’’).

Le Luxembourg n’est pas en reste puisque Thibault Varin doit sortir le double arrêt sur des frappes de Colm Cannon (47’27’’). C’est le moment que choisi David Dostal pour demander un temps mort afin de rebooster ses joueurs en cette fin de rencontre. Coaching efficace, semble-t-il, car Gilles Mangen doit s’y reprendre à trois fois devant Aurélien Delanchy et Ondrej Prokop (48’10’’). Les Lions, offensifs, poussent les Luxembourgeois à la faute et Colm Cannon doit passer deux minutes par la case prison. Les jaunes en profitent, Rémy Feuillet remise à Alexandre Delplanque qui, depuis la droite, repique au centre et prend sa chance. Le palet frappe le poteau et entre (8-2, 50’27’’).

L’attaquant picard remet ça quelques instants plus tard sur une action similaire, mais cette fois Gilles Mangen s’interpose. La fin est un peu plus brouillonne. Compiègne est moins concentré, à l’image de Julien Lefranc qui, par faute d’inattention, est signalé hors-jeu. Mais Ondrej Prokop n’est pas rassasié et profite de la supériorité numérique pour clore la marque (9-2, 59’47’’). Poignées de mains fair-play et applaudissements du public termineront cette belle soirée de hockey.  

Pour Compiègne, il était important de s’imposer, d’autant plus face à la lanterne rouge, pour s’emparer de la première place de la poule C. Surtout que dans 15 jours, les Lions reçoivent Metz (deuxième avec un match en moins), seul équipe à avoir battu les jaunes jusque là, pour un match au sommet.

La Tornade luxembourgeoise s’est elle battue avec ses armes. Complètement à côté en début de match, les visiteurs ont ensuite offert une bien meilleure résistance, au courage. De quoi sortir de la glace sous les félicitations du vice-président du club picard.

Charles Thelliez / photos de Hervé Reynaud

Réactions d’après match :

David Dostal (entraîneur-joueur de Compiègne) : « On joue trente première minutes exceptionnelles. Ensuite on est moins bien, mais c’est normal, on se déconcentre un peu et l’adversaire joue mieux aussi. Autre point positif, c’est qu’on a pris moins de pénalités que d’habitude. Mais il faut qu’on travaille plus le physique maintenant car certain joueurs tiraient la langue en fin de rencontre. Dans quinze jours, on reçoit Metz. Ca va être un combat de soixante minutes, un des matchs les plus importants de la saison, et on aura besoin du soutien de tout notre public. »

 

Compiègne – Luxembourg 9-2 (4-0, 3-1, 2-1)
Samedi 15 janvier 2011 à 20h30 à la patinoire de Mercières. 243 spectateurs.
Arbitrage de MM. Ernecq et Fessier.
Pénalités : Compiègne 31' (4', 2'+5'+20', 0') ; Luxembourg 16' (4', 8', 4').
Évolution du score :
1-0 à 03'57" : Lebreton assisté de Roussie et Boucher
2-0 à 04'12" : Prokop assisté de Dostal et Texeira Leite
3-0 à 10'16" : Texeira Leite assisté de Lefranc
4-0 à 10'50" : Texeira Leite assisté de Lefranc
5-0 à 23'31" : Roussie assisté de Corée
6-0 à 26'01" : Delplanque assisté de Lefranc
7-0 à 29'47" : Prokop assisté de Dostal et Texeira Leite
7-1 à 32'48" : Welter assisté de Gallo et Dequit
7-2 à 41'30" : Cannon assisté de Beran
8-2 à 50'27" : Delplanque assisté de Feuillet
9-2 à 59'47" : Prokop assisté de Dostal et Selin 

Compiègne

Gardien : Thibault Varin

Défenseurs : Sébastien Fronty – Maxime Caillard (A) ; Christopher Teixeira Leite – Aurélien Delanchy ; David Selin

Attaquants : Alexandre Delplanque – Rémy Feuillet – Pierre Brochard ; Clément Roussié – David Dostal – Jonathan Boucher ; Pierre Brochard – Ondrej Prokop – David Dostal.

Remplaçants : Richard Caladi. Absents : Pierre Brochard et Antoine Loriot