Finale de Bercy : commentaires d'après-match

2011-01-31-Rouen-Angers8Rodolphe Garnier (entraîneur de Rouen) : "Les deux premiers tiers, c'était exactement ce qu'on avait essayé de mettre en place. On a calé physiquement au troisième tiers-temps, même si ça fait cinq matches qu'on joue à quatre blocs le plus possible pour préserver le peu de ressources qu'il nous reste. Angers a fait un très gros troisième tiers, en jouant à deux lignes. Vraiment, honnêtement, il n'y a eu aucun excès de confiance de notre part, les joueurs savent très bien les qualités d'Angers. Cette finale est une belle vitrine, mais il faut plus que deux locomotives pour le hockey français. Il y a un travail structurel à faire, sur les formateurs et les éducateurs. Au fait, le hand, ça a donné quoi ? [NDLR : la France a battu le Danemark en prolongation en finale et reste championne du monde] Il y a des exemples à prendre dans d'autres sports. Le hand a fait un travail dans les années 80, en partant par la base."

Julien Desrosiers (attaquant de Rouen, en photo de Nicolas Platel) : "J'étais un peu incertain, je ne savais pas si ça allait passer. Le kiné a fait un très bon travail de strapping. Sur le premier but, j'ai lancé sans avertissement sur la glace et j'ai surpris le gardien. Pour les deux passes que je fais à Carl Mallette, je sais où il se trouve, notre complicité dure depuis plusieurs années maintenant. Avec trois buts d'avance, on a joué plus relax. On a joué sur les talons et ça leur a redonné un peu de confiance. Depuis le temps qu'on l'attend, je suis content qu'on ait gagné cette Coupe de France."

Carl Mallette (capitaine de Rouen) : "Après les deux premiers tiers, on méritait de mener au score. En troisième période, on savait qu'Angers avait le caractère pour revenir. Depuis deux ans, ça se joue toujours à un but contre Angers. Je suis très soulagé que la Coupe de France revienne à Rouen, finalement. C'était une excellente finale, elle se finit aux tirs au but mais cette fois ça tombe du bon côté. Brunelle est le meilleur d'entre nous en un contre un, mais le palet a sauté sur la glace. Desrosiers tape sur l'épaule du gardien. J'y suis allé à l'instinct, j'ai essayé de surprendre le gardien en partant large."

Tomas Baluch (attaquant d'Angers) : "On a eu un peu de problèmes à gérer nos émotions au début, on s'est retrouvé à quatre ou à trois, et on a pris des buts. Il y a eu beaucoup de bonnes choses dans ce match, surtout la troisième période. On a trouvé la force physique et mentale pour revenir. On était devant psychologiquement. À quatre contre quatre, on a eu les occasions de finir le match directement. Dans un match de championnat, on s'en sort avec un point, mais là, il y a un gagnant et un perdant."

Jonathan Bellemare (capitaine d'Angers) : "Ils ont marqué deux buts au premier tiers, mais ils ne nous ont pas dominés physiquement pour autant. On y a toujours cru, on ne voulait pas de regrets, on voulait tout donner. Notre entraîneur a dit qu'il ne voulait voir personne la tête basse. On a continué le plan de match jusqu'à la fin. Sur la fin du troisième tiers, on a plus de jambes qu'eux. Je pense que Rouen est la meilleure équipe en France, mais on a perdu de peu l'an passé en finale des play-offs et on n'a pas de complexe face à eux."