Chambéry - Rouen II (Division 2, 16e journée)

Chambéry recevait samedi la réserve de Rouen dans le but d’engranger les derniers points primordiaux pour les play-offs. La troupe des Éléphants voulait rééditer l’exploit du match aller en bord de Seine...

Score de parité...
La première période commencée timidement changeait vite de rythme. La première attaque rouennaise était mise de côté par Escolier qui leur enlevait le palet d’un beau plongeon en avant (1’50"). Chambéry réagissait et Frachon échouait du revers après une jolie remontée (3’26"). Sur le contre Angella sauvait de la botte (4’16"). Satonay de retour à Buisson Rond signait sa rentrée par une énorme montée et un slap rageur qui faisait résonner le poteau (6’19"). Et Chambéry ouvrait le score, Satonay venait de servir Escolier qui de dos et du revers ouvrait le score (7’41"). Les Rouennais étaient même sanctionnés sur le but, triste prélude. Rouen égalisait par Valier sur centre de Gutierrez (10’29"). Fin de période hachée et le score n’évoluait plus.

Rouen prend les devants…
Jusqu’à la moitié du match, la rencontre resta hachée, puis le sport revenait d’actualité. Chambéry en infériorité était sanctionné d’un surnombre, l’arbitre indiquant le chiffre 6 à la table alors qu’ils n'étaient que quatre. La prison amenait la tête pour Rouen par Lehericey (31’45"). Les Dragons doublaient leur avantage derrière par Berthon (35’47"). Les Éléphants réduisaient la marque suite à un but d’école, Drewniak lancé par Pesce secouait le filet adverse (36’32"). Fin de tiers sous les sifflets des tribunes conspuant les pénalités sifflées.

Les arbitres rentrent en jeu...
Dernière période et Buisson Rond allait connaître une parodie. Dés son entame, le corps arbitral s’appropriait les projecteurs pour une folle comédie. La première victime était Rouennaise et rejoignait la douche bien avant les autres (43’11"). Tel un tireur d’un duel de l’Ouest, un des arbitres dégainait les prisons et l’entraîneur-joueur chambérien fut la seconde victime : deux plus dix plus dix plus dix plus 25. Avec une telle statistique dans une rencontre, le record de Pasini de 276 minutes de pénalités en une saison peut chavirer. Ce n’était plus du hockey, mais des mathématiques. Réduits en infériorité, les Savoyards buvaient la tasse par deux fois : Berthon (50’38") et Sucré (51’38").

La partie venait de chavirer dans le ridicule, le grand perdant étant déjà le sport. Le délire des référents continuait avant une éclaircie sportive de fin de rencontre. Des Rouennais sanctionnés comme par compensation voyaient Frachon réduire la marque à moins de deux minutes : 3 à 5 (58’18"). Et les patineurs de la cité des Ducs réduisaient à nouveau par Périllat (59’49"). Retour trop tardif pour une défaite bien difficile à expliquer. Fin de match, les joueurs énervés du scénario de la rencontre en venaient aux mains mais se calmaient vite d’eux-mêmes. Les deux équipes quittaient la glace tête basse, les Rouennais en vainqueurs gênés et des Chambériens désabusés. Les arbitres sortaient sous la bronca.

La partie vitale pour Chambéry a été faussée par ceux qui doivent donner vie à l’esprit sportif, le chiffre de 173 minutes de pénalité leur est peu flatteur. Comme un symbole, le coach rouennais regrettait les second et troisième buts de son équipe non mérités. Il reste une chance à Chambéry, ce sera samedi à Champigny avec de vrais arbitres. Courage les Éléphants.

Chambéry - Rouen II 4-5 (1-1, 1-2, 2-2).
Samedi 5 février 2011 à 20h30 à la patinoire de Chambéry Métropole. 478 spectateurs.
Arbitrage de Ronan Tomou et Christian Maltaverne.
Pénalités : Chambéry 99' (10', 8'+2x10', 6'+3x10'+25'), Rouen II 74' (6', 8', 10'+3x10'+20').
Évolution du score :
1-0 à 07'41" : Escolier
1-1 à 10'29" : Valier assisté de Gutierrez et Gréverend
1-2 à 31'45" : Lorcher assisté de Lehericey et Sucré (double sup. num.)
1-3 à 35'47" : Berthon assisté de Gutierrez (inf. num.)
2-3 à 36'32" : Drewniak assisté de Van Den Abbeele et Enselme
2-4 à 50'38" : Berthon assisté de Gutierrez et Sucré (sup. num.)
2-5 à 51'38" : Dumélié assisté de Sucré et Berthon (sup. num.)
3-5 à 58'18" : Frachon assisté de Pesce et Drewniak (sup. num.)
4-5 à 59'49" : Périllat assisté de Enselme (sup. num.)