Strasbourg - Chamonix (Ligue Magnus, 26e journée)

Épilogue sur le classement de la Ligue Magnus, aussi bien sportivement que réglementairement. Après avoir écouté le club de Strasbourg la veille, le CNOSF a présenté sa proposition de conciliation jeudi. Il a recommandé d'annuler l'amende de 900 euros infligée à Strasbourg pour avoir aligné un joueur suspendu, tout en maintenant la sanction sportive de trois points qui plombe les Alsaciens au classement. Quoi qu'il arrive, ils savent donc qu'ils ne termineront pas mieux que neuvièmes et qu'ils n'auront pas l'avantage de la glace au tour préliminaire. Ils ont rangé l'attiral juridique - qui aurait fait peser une épée de Damoclès au-dessus des play-offs - et en resteront là. Place au sport !

"Place aux buts" serait un slogan un peu trop présomptueux. La première période est très morne, et la deuxième période ne s'égaye qu'à partir de la mi-match quand Florian Hardy manque une relance, droit vers David Cayer, mais il se replace rapidement pour faire barrage à l'attaquant canadien. Pendant quelques minutes, la deuxième ligne tricolore de Strasbourg (Devin-Dufournet-Marcos) met une forte pression offensive sur les Chamoniards. ce sont pourtant eux qui ouvrent la marque sur une contre-attaque lancée par le relanceur Brent Patry et conclue par Carl Lauzon, le pur buteur que Strasbourg n'a pas.

C'est tout aussi flagrant au troisième tiers-temps. L'Étoile Noire est contrainte d'attendre une erreur du gardien adverse Hardy, en l'occurrence une sortie ratée derrière sa cage. Cayer donne alors l'égalisation à Bradley, mais deux minutes plus tard, tout est à refaire car Alexandre Audibert décale Richard Aimonetto pour le 1-2.

Et puis, à deux minutes de la fin, l'égalisation miraculeuse : Hugues Cruchandeau prend un tir excentré sur le gardien, pour provoquer un rebond avec Pierre-Antoine Devin en embuscaden et Florian Hardy se plante tout seul, pour la troisième fois, en laissant filer le palet. Strasbourg obtient donc une prolongation... qui se révèle expéditive. L'inévitable Lauzon nettoie pour la seconde fois de la soirée la lucarne de Hiadlovsky. Sa qualité de tir a fait la différence.

Pour Chamonix, ce but en prolongation est très important : il permet de prendre la huitième place et donc l'avantage de la glace face à Morzine-Avoriaz. Pour les Strasbourgeois, cette sixième défaite consécutive n'est pas un drame en fin de compte : le tableau qui les attend avec leur onzième place (Épinal puis Gap) semble en effet plus intéressant que celui qu'ils auraient eu en remportant le second point ce soir (Grenoble puis Angers).

Commentaires d'après-match (dans les Dernières Nouvelles d'Alsace)

Hugues Cruchandeau (défenseur de Strasbourg) : "Je voulais avant tout tirer pour avoir au mieux un rebond. Je savais que 'Pitch' (Devin) arrivait derrière. Je ne pensais pas que ça pouvait rentrer, mais le gardien s'est planté et il a laissé filer le palet sur sa droite. Ce qui est dommage, c'est qu'on arrache la prolongation, mais on n'a pas vraiment eu le temps d'y faire quelque chose. On sait qu'il est précis, mais le pire c'est qu'en trois matches contre nous, Lauzon nous met trois fois le même but, une fois à Chamonix et deux fois ici. C'est frustrant parce qu'on défend bien, mais il nous manque de la réussite devant le but depuis un moment. [...] Le tirage nous redonne le peps. Épinal, on sait comment ça joue. C'est l'équipe en Magnus contre qui j'ai le plus évolué. Sur les deux dernières saisons, on a dû perdre deux fois contre Épinal. En plus, ce n'est qu'à 1h30 de route. Donc si on se projette vers l'avant, on ne pouvait pas mieux tomber. Et si on passe, on jouera contre Gap qui est certainement l'équipe la plus abordable des quatre premiers."

 

Strasbourg - Chamonix 2-3 après prolongation (0-0, 0-1, 2-1, 0-1)
Samedi 26 février 2011 à 17h30 à la patinoire de l'Iceberg. 1468 spectateurs.
Arbitrage de Damien Bliek assisté de Mathieu Loos et Thomas Caillot.
Pénalités : Strasbourg 24' (6'+10', 4', 4', 0') ; Chamonix 12' (4', 4', 4', 0').

Évolution du score :
0-1 à 34'48" : Lauzon assisté de Hascoët et Patry
1-1 à 46'41" : Bradley assisté de Cayer
1-2 à 48'28" : Aimonetto assisté d'Audibert et Patry
2-2 à 58'33" : Cruchandeau assisté de Mallette et Marcos
2-3 à 60'16" : Lauzon assisté d'Aimonetto


Strasbourg

Gardien : Vladimír Hiadlovský.

Défenseurs : Hugues Cruchandeau (A) - Maxime Mallette ; Michal Cesnek - David Stríž ; Pasi Petriläinen -  Žiga Svete.

Attaquants : Ján Cibula - Paul Bradley -  David Cayer ; Édouard Dufournet - Élie Marcos (C) - Pierre-Antoine Devin (A) ; Lionel Tarantino - Juho Lehtisalo - Julien Burgert ; Timothée Franck, Jérémy Quillier.

Remplaçants : Gilles Beck (G), Pierre Bougé, Noé Gersanois.

Chamonix

Gardien : Florian Hardy.

Défenseurs : Brent Patry - Fabien Veydarier ; Anders Torgersson (A) - Damien Torfou ; Simo Pulkki - Kévin Igier.

Attaquants : Alexandre Audibert - Richard Aimonetto (C) - Carl Lauzon ; Arnaud Hascoët - Laurent Gras (A) - Vincent Kara ; Aram Kevorkian - Thibault Geffroy - Matthieu Séguy ; Emil Tobiasson-Harris ; Matthias Terrier.

Remplaçants : Tom Charton (G), Antoine Claret-Tournier.