Val Pusteria et Asiago en finale

HELFER_Armin-20100508-2317Les "loups" de Val Pusteria et les "lions" d'Asiago confirment leurs deux premières positions conquises durant la saison régulière et, à partir de mardi, disputeront la finale du championnat 2010/11.

Les hommes de Stefan Mair se sont débarrassés de Valpellice en seulement quatre rencontres et ont respecté le pronostic, mais, en analysant le cours de la série, on doit donner acte à l'équipe piémontaise d'avoir su honorer la première demi-finale de son histoire.

Le premier match, disputé à Brunico, a été le seul à enregistrer un écart de deux buts (3-1), mais le score était en balance jusqu'à la dernière minute, quand la Valpe a sorti son gardien pour tenter d'égaliser, et que les locaux ont marqué le troisième but en cage vide. Lors de la revanche à Torre Pellice, le Val Pusteria a fait la course en tête grâce à trois buts de défenseurs (Helfer, Kelly et Willeit), mais s'est fait rejoindre par Johnson, Nikiforuk et enfin Silva à quatre minutes de la fin, avant de s'imposer aux tirs au but. Le troisième match dans le Haut-Adige a encore été très équilibré, mais, après le 2-2 du temps réglementaire, le but de Matt Kelly en prolongation a donné un troisième succès aux siens. L'abordage désespéré de Valpellice au match 4 devant son public a permis de prendre l'avantage 3-2, mais l'équipe di Francella-Ellis n'a plsu eu la force de s'opposer à des adversaires plus complets qui ont égalisé au quart de la troisième période et qui ont conclu la série à trois minutes de la fin par Armin Hofer.

Mair lui-même a complimenté ses adversaires qui ont joué la série entière avec un étranger en moins (Sirianni absent à Val Pusteria, tandis que McDonough et Saviels ont manqué les trois premières parties et McDonough et Ganzak la dernière à Valpellice). Si l'on veut indiquer les protagonistes de cette série, on peut citer Taggart Desmet et Matt Kelly de la part des joueurs du Haut-Adige, le prodigieux gardien Kevin Regan et Alex Nikiforuk pour la Valpe.

Sept rencontres ont été nécessaires aux champions sortants d'Asiago pour se débarrasser de Bolzano, et personne ne l'aurait imaginé après la claque 4-1 infligée au premier match. On sait néanmoins que l'équipe d'Insam est difficile à battre, et Bolzano a enfilé trois victoires de suite en se portant à un pas de la finale. Une finale qui semblait déjà dans la poche de Bolzano quand, au match 5, ils se sont trouivés en avantage de deux buts ; là, personne n'aurait plus misé un euro sur Asiago (Bolzano a la meilleure défense et un coach qui fait du jeu défensif sa marque de fabrique), mais le vent a tourné : d'un coup Asiago a retrouvé son spectaculaire jeu d'attaque des grands jours et a gagné la partie en récidivant deux jours plus tard dans la tanière des "loups"). Le match 7 n'a fait que confirmer la nouvelle tendance avec un 6-3 pour les hommes de Tucker qui n'admet pas la moindre réplique.

Bolzano était privé de Borgatello, c'est vrai, mais même ses grands noms (Lehtinen, un ancien d'Asiago, Scandella, Fretter, Irmen) n'ont encore pas été capables d'exprimer un jeu collectif. Asiago s'est retrouvé, même avec un Borrelli à 50% de ses moyens, grâce au gardien international Bellissimo et à des attaquants qu'il faut garder à vue (les frères Henrich, Ulmer, Vigilante et l'étincelant Federico Benetti).

Finale sans pronostic. Mair, après la première Coupe d'Italie, pourraiet aussi amener à Brunico le premier scudetto parce qu'il a l'équipe la plus complète dans laquelle les joueurs, d'école italienne et étrangère, s'intègrent à la perfection : il suffit de penser à l'apport que des joueurs comme Bona, Oberrauch, Helfer, Hofer et Willeit sont en mesure de donner aux champions comme Desmet, Kelly, Persson, Cullen, Jensen et Di Casmirro. L'Asiago, à l'attaque prolifique et au jeu pétillant comme le champagne d'une bouteille à peine sabrée, doit compter beaucoup sur son efficacité offensive et, en même temps, s'aggripper aux parades de Bellissimo parce que le banc s'est fait court à cause de quelques blessures. Dans une série brève, les joueurs de Vénétie pourraient vaincre, mais si on va au-delà du cinquième match l'armée de Val Pusteria devrait avoir le meilleur. Si vous voulez des chiffres, je dirais Val Pusteria à 51% et Asiago à 47%, les 2% manquants étant réservés aux impondérables tels que la forme des arbitres (jusqu'ici pas à la hauteur), la chance et les incidents de jeu

Les demi-finales
Val Pusteria - Valpellice 4 à 0 (3-1, 4-3 t.a.b., 3-2 a.p., 4-3)
Asiago - Bolzano 4 à 3 (4-1, 2-4, 2-5, 1-6, 4-2, 2-1, 6-3)