Incroyable Strasbourg... et incroyable Rouen

Palets volants non identifiés...

2011-03-19-Rouen-Amiens4Si l'on parlait de phénomène paranormal en décembre, que dire du match de ce soir, qui écrit la page la plus imprévisible de la légende des Amiens-Rouen ? En début de deuxième période, lorsque Fabrice Lhenry devait quitter sa cage à 4-0, on se disait que le match était plié. Sébastian Ylönen, qui portait le maillot gothique l'an passé, prenait alors place dans les cages normandes. Et en quelques minutes, tout basculait. Luc Tardif, souvent décrié cette saison, marquait trois fois en quelques minutes, le capitaine Carl Mallette ajoutait un doublé, et Danial Babka passait le score à 5-7 !

La réplique de Paul Deniset permettait à Amiens d'y croire encore à la pause. Grégory Béron égalisait à huit minutes de la fin, puis Rouen tentait de profiter d'un cinglage de Bachet pour mettre en place des consignes par un temps mort. Non seulement la supériorité numérique ne donnait rien, mais au moment où la pénalité se terminait, c'était au tour de Tardif et Alen de partir en prison. Anthony Mortas marquait alors le but vainqueur à 5 contre 3. Vainqueur ? Non ! Mathieu Brunelle remettait tout le monde à parité à 21 secondes de la fin.

Les tirs au but connaissent le même scénario incroyable. Mallette a un palet de match, mais le rate. Tout est à refaire. On passe aux duels directs : cette fois Salmivirta ne manque pas de donner la victoire, d'une feinte droite-gauche. Rouen est en finale, et Amiens aura tellement, tellement de regrets après ce scénario renversant.

Face à une telle overdose de filets, Strasbourg et Angers ont fait pâle figure. Ils se sont contentés d'un petit 1-1, pourtant pas avare de suspense. Vite menés, les Alsaciens n'ont égalisé qu'à trois minutes de la fin, par l'inévitable David Cayer, à la faveur d'une rare pénalité de Braxenholm. Là aussi, les tirs au but ont tranché, et Strasbourg n'est plus qu'à une marche de la finale.