Présentation des Canadiens qui viendront à Bercy (II)

BURNS_Brent-20100508-026Cinq défenseurs et un attaquant physique qui a l'air d'un gag mais ne fait pas rire ses adversaires. Voici la seconde partie de la présentation de l'équipe canadienne.

Brent Burns (Minnesota)

Brent Burns a établi son record de points cette saison (46), battant de deux points son total de 2008. À l'époque, il avait été élu meilleur défenseur du championnat du monde, avant de connaître divers pépins (deux commotions et une opération de l'épaule). Maintenant qu'il est revenu à son meilleur niveau, il devrait encore être très utile pour le Canada. Défenseur offensif, il a même fait une pige à l'avant au dernier Mondial.

Alex Pietrangelo (Saint Louis)

Le meilleur défenseur du Mondial junior 2010 a tout d'un leader des lignes arrières, et les Blues n'ont donc pas hésité à échanger leur numéro 1 de draft (Erik Johnson) et leur vétéran (Eric Brewer) en début d'année. En clair, Pietrangelo a reçu les clés de l'équipe à seulement 21 ans. La seule raison pour laquelle il n'est pas "rookie" est qu'il a joué une poignée de rencontres durant les deux années précédentes (8 et 9, soit au dessus des 6 et 6 qui sont la limite réglementaire). Mais aucun des débutants n'a eu un impact aussi rapide que cet arrière à l'intelligence de jeu remarquable.

Luke Schenn (Toronto)

En 2009, l'aîné Schenn avait été sélectionné alors qu'il était encore junior parce qu'il sortait d'une saison conbvaincante en NHL, et c'était certainement trop tôt : il avait fini le Mondial sur le banc des remplaçants, encore trop tendre pour le niveau international. Cette seconde chance est mieux dimensionnée : leader de tous les arrières de la NHL au nombre de mises en échec données, Luke Schenn est une référence défensive à 21 ans au point d'être la principale figure d'identification des Maple Leafs, l'équipe qui déchaîne les passions au Canada.

Dion Phaneuf (Toronto)

Si Phaneuf est craint pour ses mises en échec, son style de jeu est cependant moins défensif. Le capitaine des Leafs n'hésite pas à s'engager et à prendre des risques, et il vaut mieux qu'il soit couvert derrière, ce que son partenaire de club peut faire. Phaneuf a connu un début de saison difficile après une blessure à la jambe, mais lorsqu'il a retrouvé sa mobilité, il a pu retrouver sa meilleure forme et sa pleine contribution offensive pour utiliser son lourd lancer.

Marc Methot (Columbus)

Le choix du coach ? Des coaches, même. Hitchcock et Arniel ont été ses entraîneurs à Columbus, et ils savent donc mieux que quiconque pourquoi ils ont choisir ce joueur relativement anonyme qui n'avait jamais porté le maillot canadien dans aucune catégorie. Il est le seul défenseur des Blue Jackets qu'Arniel n'a pas laissé en tribune cette saison. L'homme de confiance, qui sera utilisé pour les tâches défensives et les infériorités numériques. Son unique célébrité tient à ses charges à la hanche "old school", dignes de séquences fétiches en NHL des actions les plus spectaculaires.

Cal Clutterbuck (Minnesota)

Lui aussi a vu une charge diffusée en boucle, mais c'est une charge... manquée. Même sur le site de la Voix du Nord (qui pense que la ligue nord-américaine de hockey s'appelle la NFL...), sa bascule par-dessus la balustrade a fait marrer. Il est cependant déconseillé de rire en face de lui au sujet de cette action, de sa moustache ou de son nom. Clutterbuck détient en effet le record de mises en échec en une saison (356) et a systématiquement terminé en tête de ce palmarès depuis trois ans, non sans controverse : on lui reproche d'accumuler les charges en retard, hors du sens du jeu, dans une optique comptable, et avec la complicité de statisticiens du Minnesota Wild soupçonnés d'être très généreux envers lui. On l'aura compris, on tient là le joueur controversé du Canada. Il s'agit en effet d'un pur agitateur, qui fera parler par sa dégaine et/ou ses dégâts. Une question reste en suspens : il est réputé pour ses provocations verbales, mais sera-t-il compris de ses adversaires aux championnats du monde ?