Reims - Anglet (Division 1, quart de finale, match 3)

Les Phénix tiennent leur demi !

Il est 23h00 samedi soir et un coup de froid s’abat sur Bocquaine ! Anglet vient de fesser des Rémois méconnaissables sur la marque de 7-3. La série est à égalité (1-1) et les deux formations se retrouvent donc dimanche pour un match décisif. Reims a eu la nuit pour digérer son non-match de la veille et son coach pour trouver les mots, afin de remobiliser ses troupes. Anglet a le vent en poupe désormais, tandis qu’à Reims, on attend une réaction d’orgueil pour poursuivre ainsi l’aventure !

Dès l’entame de match, Reims montre du caractère et se bat sur chaque rondelle. Anglet continue sur sa dynamique de la veille, ne lâchant aucun pouce de terrain. Conscient de l’enjeu, les partisans rémois sont aussi au rendez-vous et montrent de la voix dans ces premières minutes. Les occasions se font rares dans les deux camps, mais les Phénix vont allumer la première mèche. A la 4ème, Gervais opère une montée côté gauche et transmet le disque à Desrosiers, qui contourne la cage angloye puis lance dans un anglet restreint. Richard ferme mal son angle et le palet se loge dans un trou de souris pour l’ouverture du score (1-0 à 03’28"). Cela ne peut mieux commencer pour les hommes de François Dusseau. Ce but fait du bien aux têtes rémoises et lance définitivement les hostilités.

Anglet ne semble pas perturbé par la réussite précoce des Rémois. Les Basques se rappellent du premier match et sortent de leur réserve, afin de s’éviter une vaine course-poursuite. Malgré tout, Reims obtient dans la foulée une occasion de faire le break avec une supériorité (04’56"). Les artilleurs rémois combinent bien en zone offensive, seule la réussite fait défaut pour porter l’estocade. Anglet reste ainsi dans le coup et va faire parler son expérience dans les instants suivants. A la 7ème, Rousselin profite d’un palet aux abords du slot pour proposer un lancer à mi-hauteur, qui surprend Kubis, masqué (1-1 à 07’25"). Tout est à refaire pour Reims, qui repart à l’assaut. Anglet subit la vitesse de jeu des locaux et se met à la faute deux minutes plus tard (09’20"). Les Angloys ne sont pas la meilleure équipe en infériorité pour rien et parviennent à effacer cette infériorité avec autorité. A l’instar d’un Sokolov très volontaire, les Phénix ne relâchent pas leur effort pour autant et continuent de bourdonner autour des cages de Richard. Anglet n’est pas en reste et il faut un Kubis attentif pour éviter que les visiteurs ne prennent le score à leur tour par Lafrancesca ou Grenier.

A quatre minutes du buzzer, Reims obtient un nouveau jeu de puissance. Cette fois-ci, l’attaque massive rémoise ne laisse pas passer sa chance. Sur un bon service de Desrosiers, Vrielynck se retrouve décalé au 2ème poteau, son lancer est repoussé sur Savoie, qui se montre le plus prompt à exploiter victorieusement le rebond (2-1 à 17’04"). Reims repasse aux commandes du match au meilleur moment et parvient à tenir la situation en l’état jusqu’à la sirène.

A la reprise du second tiers, tout reste à faire, ceci incitant sûrement Reims à rester sur ses gardes. Anglet fait toujours planer une menace sur les buts rémois grâce à la ténacité des Cyr, Daramy ou encore Rousselin. C’est même ce dernier, qui va niveler la marque à la 26ème. Sur une entrée en zone, Coulombeix temporise, sert Rousselin qui croise sa course et ajuste Kubis d’un frappé court (2-2 à 25’07"). A l’aide de leurs joueurs d’expérience, les Basques sont revenus une nouvelle fois à la hauteur des locaux et relancent le suspense. Le jeu passe d’un camp à l’autre sans que la décision se fasse pour autant. Les deux formations se neutralisent parfaitement jusque-là. Seul un fait de jeu ou une pénalité semble pouvoir débloquer la situation. A 31’18", c’est Anglet qui a cette occasion de passer en tête, mais le jeu à 4 des Rémois muselle les attaquants basques.

Cinq minutes plus tard, Reims est encore sanctionné et s’en sort cette fois-ci grâce à une pénalité de Wiart. Toutefois, le danger n’est pas écarté pour autant. En l’espace de 40 secondes, le corps arbitral envoie deux joueurs rémois au cachot. Reims doit défendre une simple, puis une double infériorité. On atteint là un moment critique du match et tout Bocquaine retient son souffle. Anglet cherche le jeu parfait, mais la défensive des Phénix et Kubis fait des merveilles, parvenant à annihiler les essais du power-play basque. Reims arrive néanmoins à se procurer une grosse occasion par un break de Desrosiers, mais le Québécois est repris in extremis par un plongeon de Rousselin. Par la suite, Anglet bute sur un Kubis royal, malgré des essais de Bellier ou encore Cyr. Les Basques viennent de laisser une grosse opportunité en route. De leur côté, les Rémois peuvent souffler un grand coup, conscients de s’être sortis sans dommage de cette situation périlleuse. La sirène finit par retentir et les hommes de François Dusseau atteignent donc le repos sur un score de parité.

Il reste un tiers, voir plus, et tout reste à faire pour chaque formation. Reims n’est pas décidé à se retrouver en vacances à la fin du match et fait le forcing, après avoir tué le restant de prison de Vesely dans un premier temps. Dans la foulée, c’est Florian Sabatier, très en vue ce week-end, qui passe tout près de décrocher la timbale. Le jeune attaquant rémois élimine deux adversaires et lance puissamment…mais le puck vient s’écraser sur la barre (41’14"). Reims va-t-il regretter cette occasion ? Les locaux n’ont pas le temps de gamberger, qu’une supériorité leur est offerte (42’16"). Les Angloys font front et tuent cette infériorité. A la 48ème, les Phénix se retrouvent à leur tour en double avantage numérique, mais leur jeu de puissance fait chou blanc encore une fois. Anglet vient de se sortir, lui aussi, sans dommage de ce passage délicat et pense tenir le bon bout.

Pourtant, malgré une belle résistance, les visiteurs finissent par céder. Alors que le jeu revient à égalité numérique seulement depuis 30 secondes, la pugnacité de Vrielynck lui permet de semer la panique dans la défense adverse et de lancer deux fois. Richard repousse le premier essai, puis Bellier contre le second… sauf que Savoie se retrouve à point nommé pour reprendre instantanément le palet et fait exploser de joie Bocquaine (3-2 à 49’44"). Dès lors, les regards se tournent de plus en plus vers le chrono. La qualification est proche pour les Phénix, qui redoublent d’efforts pour contrer Anglet, qui jette ses dernières forces dans la bataille. Le jeu défensif des locaux est bien en place et les Basques sont repoussés loin de Kubis. Et quand Anglet trouve une brèche finalement dans la défense rémoise, c’est le gardien tchèque qui fait le show.

A la 51ème, Maréchal déborde sur la gauche, repère Rousselin dans le slot, qui repend sans contrôler et il faut un arrêt magique de Kubis pour éviter le pire. Cette frayeur passée, Reims reprend sa marche en avant pour créer un break définitif. Les hommes de François Dusseau ont un nouveau power-play à 51’55", hélas une pénalité litigieuse vient contrarier leurs plans. A la 55ème, Rehor a l’occasion en break de faire la décision, mais Richard remporte son duel face au sniper tchèque. Les dernières minutes s’écoulent et Anglet tente le tout pour le tout. Reims quadrille parfaitement le glaçon et attend le buzzer final. Dans la dernière minute, les Vasques abattent leur dernière carte, en faisant sortir Richard pour un attaquant supplémentaire (59’08"). Hélas pour eux, sur l’engagement suivant, Savoie récupère le puck et, après s’être « amusé » avec Grenier, propulse le disque au fond (4-2 à 59’23"). Bocquaine chavire de bonheur avec ce but qui valide définitivement le billet vers la demi-finale. Dans les dernières secondes, les partisans peuvent chanter et entamer le décompte final. Au buzzer, les Rémois sont tout à leur joie et peuvent célébrer leur qualification.

Après la claque reçue 24 heures plus tôt, les Phénix ont fait preuve de caractère et trouvé les ressources pour venir à bout d’une valeureuse équipe d’Anglet après un match digne des play-offs. Reims a atteint son objectif et peut se tourner sereinement vers sa demi-finale contre Brest. Pour cette série et face à un adversaire redoutable, les Phénix auront besoin de montrer autant de caractère et de solidarité. Premier acte, mercredi soir à Bocquaine pour un match, où ils compteront également sur le soutien de leur 7ème homme pour rêver à l’exploit.

Compte-rendu du site officiel des Phoenix de Reims


Reims - Anglet 4-2 (2-1, 0-1, 2-0).
Dimanche 17 avril 2011 à 18h30 à Bocquaine. 508 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Péronnin assisté d'Aurélien Smeeckaert et Frédéric Le Berre.
Pénalités : Reims 22' (0', 10'+10', 2'), Anglet 28' (6', 4’, 8'+10').
Évolution du score :
1-0 à 03'28" : Desrosiers assisté de Gervais et J. Sabatier
1-1 à 07'25" : Rousselin
2-1 à 17’04" : Savoie assisté de Vrielynck et Desrosiers (sup. num.)
2-2 à 25‘07" : Rousselin assisté de Coulombeix
3-2 à 49'44" : Savoie assisté de Vrielynck
4-2 à 59‘23" : Savoie, cage vide