Espagne - Italie (Mondial de division I, groupe A, 1re journée)

SOUZA_Michael-20100508-2338Les optimistes regarderont le résultat et l'avalanche de tirs contre le gardien adverse (60 à 8) ; les pessimistes se demanderont si cette Italie a suffisamment de caractère et de technique pour être la favorite.

Aucune surprise dans les lignes composées par Cornacchia : Ansoldi et Fontanive, déjà ensemble au Mondial A en Allemagne, ont Souza à l'aile gauche ; la deuxième ligne vient entièrement de Bolzano (Scandella-Egger-Insam) ; trois oriundi forment la troisième ligne (Iannone-Watson-Pittis) et trois Italiens la quatrième (Felicetti-De Toni-Iori). Il semble que Tragust et Bellissimo soient destinés à jouer deux fois chacun, et c'est à Tragust que revient l'honneur de commencer.

Contre l'Espagne, excellemment prédisposée par son coach depuis octobre Luciano Basile, entraîneur de Briançon après plusieurs étapes en Italie, les hommes de Cornacchia ont joué presque toujours dans la zone offensive, mais sans cette agressivité nécessaire pour concrétiser le volume de jeu produit ; de plus, il faut signaler quelques légèretés défensives, rattrapées par Tragust en un contre un.

L'Espagne a été tout de suite dangereuse, puis on n'a plus vu que l'Italie avec Gruber (poteau), Ansoldi, Iannone et Souza, mais leurs attaques ont seulement servi à mettre en valeurs les dons du gardien ibérique Ander Alcaine qui s'est opposé avec bravoure et a tenu le 0-0 jusqu'à la pause.

Même en supériorité numérique, les azzurri sont trop lents. Le but n'arrive qu'à la mi-match, pendant une pénalité d'Antonio Gavilanes, quand Iannone reprend de volée une passe de De Marchi et réussit finalement à battre Alcaine. Dès lors, l'Italie semble se débloquer et les tirs en direction de la cage espagnole deviennent continuels, mais il y a toujours une passe de trop ou une hésitation qui empêche le décollage.

Le troisième tiers-temps est la photocopie du précédent : l'Italie fait mumuse, et c'est encore en superiorité (Hernandez en prison) qu'un missile de Helfer fixe le score à 2-0. On ne peut même pas dire que l'Espagne essaie de revenur quand Iori est puni, parce que le possible powerplay est gâché par une pénalité pour surnombre. C'est donc l'Italie qui finit le match avec un homme de plus après un crosschek de Vasquez.

Les prix des meilleurs joueurs en piste est assigné à Armin Helfer et Guillermo Betran. C'est mérité pour le défenseur de Val Pusteria, mais pour l'Espagne j'aurais choisi Alcaine.

 

Espagne - Italie 0-2 (0-0, 0-1, 0-1)
Dimanche 17 avril 2011 à 16h00 à la Laszlo Papp Arena de Budapest. 2900 spectateurs.
Arbitrage de Peter Loksik (SVK) assistés d'Ansis Eglitis (LET) et Attila Nagy (HON).
Penalités : Espagne 12' (0', 4', 8') ; Italie 12' (6', 4', 2').
Tirs : Espagne 8 (4, 2, 2) ; Italie 60 (16, 19, 25).

Évolution du score :
0-1 à 29'05" : Iannone assisté de De Marchi et Plastino (sup. num.)
0-2 à 49'53" : Helfer assisté de Hofer et Egger (sup. num.)


Espagne

Gardien : Ander Alcaine.

Défenseurs : Juan Brabo - Guillermo Betran (C) ; Daniel Hilario - Dany Parra ; Alejandro Vea - Eduardo Paz ; Alejandro Hernandez.

Attaquants : José Gavilanes - Salvador Barnola (A) - Pablo Muñoz (A) ; Alejandro Pedraz - Juan Muñoz - Pol Gonzalez ; Bastien Ribot-Tona - Oscar Vasquez - José Antonio Biec ; Antonio Gavilanes - Carlos Quevedo.

Remplaçant : José Luis Alonso (G).

Italie

Gardien : Thomas Tragust.

Défenseurs : Armin Helfer - Armin Hofer ; Nick Plastino - Matt De Marchi ; Trevor Johnson - Thomas Larkin ; Andreas Lutz - Ingemar Gruber.

Attaquants : Michael Souza - Luca Ansoldi (A) - Nicola Fontanive ; Giulio Scandella - Alexander Egger (A) - Marco Insam ; Ryan Watson - Jonathan Pittis - Patrick Iannone ; Luca Felicetti - Manuel De Toni (C) - Diego Iori.

Remplaçant : Daniel Bellissimo (G).