France - Canada ; commentaires d'après-match

2011-04-24-France-Canada-JanilJonathan Janil (défenseur de la France, première sélection) : "On respirait de l'air chaud sur la glace ! Certains changeaient de T-shirt à chaque tiers tellement on transpirait. On s'attendait à se rafraîchir en rentrant dans Bercy, on était en chemise et costume et on a tout de suite eu chaud. La glace était minimale avec cette chaleur, à un moment le joueur qui patinait à côté de moi a pris le béton et ça a fait une étincelle ! [...] J'étais sur une liste de trois remplaçants, dont deux avaient déjà fait des sélections [NDLR : Igier et Lévèque]. Dans un coin de ma tête, je me préparais, et j'ai eu la surprise que ce soit moi qu'on appelle. J'estime être chanceux de pouvoir jouer mon premier match en équipe de France contre le Canada à Bercy. J'ai essayé de jouer physique dès le début pour me mettre dedans Aujourd'hui on m'a dit que j'étais huitième défenseur. Les sept premiers s'équiperont pour les trois premiers matches des Mondiaux, je vais essayer d'en être. Mais c'est déjà une chance de partir aux Mondiaux sans avoir été sélectionné auparavant."

photo (Nicolas Platel) : Jonathan Janil met en échec Rick Nash dans le coin

Jason Spezza (attaquant du Canada) : "Je me sens un peu rouillé après deux entraînements seulement en deux semaines, mais ça va. La glace était mauvaise, mais il y avait une bonne atmosphère. C'était différent des foules nord-américaines, ça chantait, ça dansait. J'étais venu en France en vacances avec ma femme, mais c'était la première fois pour le hockey. [...] Stéphane Da Costa est un gars sympa et un bon hockeyeur. On a pu voir à Ottawa combien il était rapide et talentueux. Il est confiant sur la glace, plus discret dans le vestiaire, mais c'est normal pour un jeune. C'est très important pour lui de faire un bon championnat du monde et de garder du 'momentum' cet été pour être encore plus fort au camp NHL à la rentrée."

Dave Henderson (entraîneur de la France) : "Il faut regarder les choses comme elles sont : Huet nous a permis de garder le match serré, et quand c'est serré tout peut arriver. Je suis content de l'effort fourni, on doit corriger certaines erreurs. On est peut-être trop naïf dans le forecheck, on force quand on doit revenir en zone neutre. C'est la deuxième vague du forecheck qui dépasse le joueur, et ils arrivent alors à chipper, c'est ce point qu'il faut travailler. [...] Il nous manque une énorme pièce défensive avec Amar, mais même avec trois blessés on a de jeunes joueurs en défense comme Janil ou Moisand qui sont capables de jouer à ce niveau-là, ce n'était pas le cas il y a quelques années. Le plus important, c'est que les gars avec nous doivent avoir le fil de l'équipe. Avec Pierre [Pousse] depuis trois ans, on prend du plaisir à travailler avec ces gars car ils ont envie de travailler."

Ken Hitchcock (entraîneur du Canada) : "L'équipe française a bien joué, les fans étaient exceptionnels. La glace était lente, mais j'ai été coach à Dallas pendant sept ans, et c'est à ça que la glace ressemblait à chaque play-off. C'est facile pour le Canada de bien jouer défensivement après deux semaines sans hockey. Le plus gros challenge est d'être sur la même page offensivement, et j'ai bien aimé ce que nous avons fait. Il faut juste améliorer les transitions de la défense à l'attaque, on n'a pas délivré le palet assez vite au joueur libre."