Derek Boogaard mort d'un mélange toxique

Les médecins légistes n'auront finalement mis qu'une semaine pour révéler les causes du décès de Derek Boogaard, le hockeyeur américain des New York Rangers retrouvé mort chez lui à 28 ans, vendredi dernier à Minneapolis. Les recherches toxiques ont montré qu'il avait succombé à un mélange fatal et d'oxycodone, un analgésique de puissance comparable à la morphine, qui n'est utilisé en France que pour traiter des douleurs sévères des victimes du cancer, mais qui est largement plus répandu aux Etats-Unis notamment chez les toxicomanes.

Derek Boogaard, qui a obtenu le plus haut salaire de l'histoire pour un joueur aux seuls talents de bagarreur, n'avait plus remis les pieds sur une patinoire depuis cinq mois en raison d'une commotion cérébrale. Les Rangers n'avaient pas suivi ses envies de retour et lui avaient recommandé d'attendre la saison prochaine.

Sa famille avait accepté avant-hier de donner son cerveau à la science, répondant favorablement à la requête des chercheurs de l'université de Boston qui continuaient leurs recherches après avoir trouvé des traces dégénératives dans le cerveau de Bob Probert, mort l'an dernier. Ce n'est apparemment pas une lésion cérébrale qui a tué Boogard, mais l'autre fléau des "enforcers" de NHL, la dépendance répandue aux substances anti-douleur. Le débat sur l'interdiction des bagarres pourrait ainsi rebondir en Amérique du nord.