Récapitulatif des principales signatures d'agents libres

La période des agents libres a été particulièrement généreuse cette année. Ainsi, comme le salary cap a été fortement augmenté au printemps, beaucoup d’équipes se sont retrouvées avec de l’espace vis-à-vis du plafond salarial ou, au contraire, de l’espace à combler pour parvenir au plancher. D’où une tendance générale à l’inflation, ce qui n’est pas forcément de bonne augure pour l’année prochaine et la renégociation de la convention collective. Le premier juillet a été très animé avec pas moins de 50 signatures d’agents libres, même si ces joueurs ne figurent pas parmi les meilleurs de la ligue.

Florida Panthers

Signature de Tomas Kopecky (AD, 3 M par an/4 ans), Tomas Fleischmann (AG, 4,5 M/4 ans), Scottie Upshall (AD, 3,5 M/4 ans), Sean Bergenheim (AG, 2,75 M/4 ans), Ed Jovanovski (D, 4,125 M/4 ans) et José Théodore (G, 1,5 M/2 ans).
Reçoit Kris Versteeg (AD) en échange d’un choix de deuxième et de troisième tour de draft avec Toronto.

Déjà vu ? Dale Tallon, manager général d’une équipe en manque de résultat, casse sa tirelire pour signer au prix fort des agents libres pour redynamiser l’effectif. On ne sait pas encore si la Floride va remporter la coupe Stanley dans deux ans mais la tactique employée avec Chicago en 2008 avait porté ses fruits. Tallon avait alors signé Brian Campbell et Cristobal Huet à de gros salaires dans une équipe des Blackhawks alors snobée par les agents libres. En faisant revenir lors de la draft ce même Brian Campbell et son salaire de 7 millions, Tallon a passé le message qu’il était prêt à casser la tirelire des Panthers pour renforcer l’effectif et accessoirement atteindre le plancher obligatoire du salary cap (48 millions de dollars).

Dale Tallon a été, et de loin, le manager général le plus actif lors du premier juillet, signant deux lignes complète d’attaque, un défenseur et un gardien. Il a démarré par transférer à la fin juin les droits de Tomas Kopecky de Chicago pour le signer ensuite pour 4 ans avec un salaire moyen de 3 millions par an. Le Slovaque était promis à une augmentation de salaire après une saison où il a doublé son total de points, passant de 10 buts pour 21 points lors de sa première saison avec les Blackhawks à 15 buts pour 42 points l’an passé. Ce bon total vient principalement de sa bonne entente avec son compatriote Marian Hossa, notamment lors du premier mois où ce dernier affichait une incroyable production (7 buts pour 11 points en 7 matchs). Dès l’entame de la période des agents libres, Tallon n’a pas perdu de temps et après deux heures, il avait déjà signé l’ailier Scottie Upshall, le défenseur Ed Jovanovski et le gardien José Théodore.

La signature de Théodore confirmait la rumeur qui voulait que Tomas Vokoun ne souhaitait pas resigner en Floride. Le gardien québécois était, l’an passé, un des gardiens qui n’avait pas trouvé de club avant septembre et il n’avait été signé par le Minnesota que parce que Josh Harding s’était blessé gravement lors d’un match de pré-saison. Cette fois, Théodore a été rapidement signé et il devrait avoir l’opportunité d’être le titulaire de l’équipe. Il ne devrait pas chômer car la Floride est une des équipes de la ligue qui reçoit le plus de tirs cadrés. Quant à Jovanovski, sa signature a une portée symbolique. Il avait été drafté par les Panthers en 1994 avec le premier choix, le seul que la franchise ait eu dans son histoire. Il avait fait parti de l’aventure des playoffs de la Floride en 1996, où les Panthers étaient parvenus en finale de coupe Stanley. Jovanovski était parti en 1999 pour Vancouver en échange de Pavel Bure. Toutefois, avec 4,125 millions de dollars en moyenne sur 4 ans, la nostalgie a un prix, sans doute un peu élevé. Cette même veine nostalgique se retrouve dans les nouveaux maillots des Panthers, qui abandonnent la dominante bleue des dernières années pour revenir au rouge des premiers maillots de la franchise, dans les années 90.

Autre signature de Tallon prêtant à discussion : Tomas Fleischmann. Si le Tchèque est un bon élément offensif (il avait inscrit 21 points en 22 matchs après son transfert de Washington au Colorado), il a manqué la moitié de la saison passée à cause d’une embollie pulmonaire. Si les docteurs qu’il a consultés et qui l’ont soigné ont confirmé qu’il pouvait jouer, il reste encore à voir s’il ne va pas rechuter et s’il va retrouver son niveau. Si ce n’est pas le cas, le contrat de 4 ans va sembler long. Avec Kopecky et Campbell, Dale Tallon a apporté aux Panthers, qui n’ont plus joué de playoffs depuis 11 ans, deux des membres de l’équipe de Chicago championne en 2010. Continuant sur sa lancée, il fait transférer un autre membre de cette équipe en la personne de Kris Versteeg, qui a passé la dernière saison avec Toronto et Philadelphie sans vraiment confirmer un niveau de jeu de top-6.

La frénésie de Tallon ne cesse pas pour autant : c’est lui qui signe Sean Bergenheim quelques heures plus tard. L’ailier n’avait pas été resigné par Tampa Bay, qui ne lui offrait sans doute pas d’autre place que dans le bottom-6 de l’attaque. Il s’était révélé lors des playoffs avec 9 buts en 16 matchs, loin de ses 14 buts en 80 matchs en saison régulière. Cette signature avec les Panthers lui permet d’augmenter significativement son salaire et d’espérer percer dans un top-6. Il est encore difficile de voir ce que ces remaniements vont donner sur la glace l’an prochain mais le camp d’entraînement de cet été devrait permettre d’y voir plus clair sur l’alchimie de ce groupe grandement remanié.


Buffalo Sabres

Signature de Christian Ehrhoff (D, 4 M/10 ans) et Ville Leino (AG, 4,5 M/6 ans)
Reçoit Robyn Regehr (D), Ales Kotalik (AD) et un choix de deuxième tour de la draft 2012 en échange de Chris Butler (D) et Paul Byron (C) avec Calgary

La grande nouvelle pour Buffalo cette saison a été la reprise du club par Terry Pegula, un fan des Sabres devenu millionnaire. Non content d’annoncer qu’il était prêt à payer pour voir Buffalo devenir une des meilleures franchises de la ligue, il s’est largement investi dans le recrutement. Ainsi, lors de la draft, il aurait personnellement appelé Robyn Regehr à Calgary pour lui demander d’accepter un transfert vers Buffalo. Le défenseur physique vétéran, qui possède une clause de non-transfert dans son contrat, a visiblement été convaincu car il a été échangé avec Ales Kotalik contre Chris Butler et un centre d’AHL.

Pegula s’est ensuite occupé du cas Christian Ehrhoff. Le défenseur allemand, en fin de contrat avec Vancouver, avait reçu du manager général des Canucks, Mike Gillis, une offre de reconduite qu’il a refusé. Ses droits ont alors été transférés aux Islanders de New York, mais Garth Snow n’a pas réussi à convaincre Ehrhoff et ses droits ont été transférés à Buffalo. Alors que l’Allemand semblait déterminé à tester le marché, Pegula a sorti un argument de poids avec un contrat de 40 millions de dollars sur 10 ans, sans doute plus que sa valeur de marché.

Idem pour Ville Leino. A 27 ans, il a disputé sa première saison complète après sa révélation lors des playoffs 2010 (21 points en 19 matchs) et a inscrit 53 points en 81 matchs. Buffalo devait sans doute être la seule équipe à lui proposer 4,5 millions par an car il est encore difficile de savoir ce que Leino pourra faire sans Scott Hartnell et Daniel Brière à ses côtés. Même si ces signatures propulsent les Sabres à la limite du salary cap, elles sont un changement par rapport aux longues années où Buffalo a vu ses meilleurs joueurs partir pour cause de manque d’argent, comme Brière, Chris Drury ou Brian Campbell.


Philadelphia Flyers

Signature de Jaromir Jagr (AD, 3,3 M/1 an) et Maxime Talbot (C, 1,8 M/5 ans)

De loin la plus grande surprise du premier juillet. La rumeur courait depuis plusieurs mois que Jaromir Jagr, 39 ans et neuvième meilleur marqueur de l’histoire de la NHL, souhaitait retourner en Amérique du Nord après 3 ans passés en KHL. Les Penguins de Pittsburgh, où il a passé 11 ans et remporté deux coupes Stanley, semblaient l’équipe la plus intéressée par l’ailier tchèque. Jagr aurait ainsi rejoint son ancien coéquipier Mario Lemieux, devenu entre-temps le propriétaire de l’équipe. Pourtant, alors que l’on approchait du premier juillet, l’agent de Jagr a approché d’autres équipes (principalement Detroit et Montréal) ce qui n’a pas plu à Pittsburgh, qui ne voulait surtout pas surenchérir sur le Tchèque. Ray Shero, leur manager général, a fini par retirer son offre de 2 millions pour un an, puis c’est Detroit qui a retiré son offre. Finalement, c’est Philadelphie qui a tiré les marrons en signant Jagr pour 3,3 millions alors que l’on spéculait déjà sur son retour en KHL. Si l’ailier tchèque saura sans doute tirer parti d’une possible association avec un joueur comme Claude Giroux, il faut également voir que Paul Holmgren n’a pas dû être mécontent de doubler le rival de toujours, Pittsburgh.

Et ce n’était pas fini, puisqu’un autre Penguin a rejoint l’ennemi juré une heure plus tard : Maxime Talbot. Si Talbot n’est pas un grand contributeur offensif, il a marqué l’histoire de Pittsburgh en marquant les deux buts de son équipe lors du match 7 de la finale de coupe Stanley remportée en 2009 face à Detroit. Lors de ces mêmes playoffs, il s’était également fait remarquer en se battant face à Dan Carcillo, qui jouait alors avec les Flyers, une bagarre qui avait enclenché un comeback des Penguins dans un match 6 couperet. Ray Shero lui avait proposé une prolongation de trois ans mais le Québécois a préféré les cinq ans proposés par Philadelphie.


Columbus Blue Jackets

Signature de James Wisniewski (D, 5,5 M/6 ans)

Sans doute une des signatures les plus critiquées de ces derniers jours. Columbus avait acquis les droits de Wisniewski avec Montréal, qui a préféré resigner le fragile et vieillissant Andrei Markov pour conduire le powerplay. Wisniewski est également un défenseur offensif qui, à 27 ans, a signé la meilleure saison de sa carrière avec 10 buts pour 51 points dont 7 buts et 22 points sur le jeu de puissance. Il avait démarré la saison avec les Islanders à New York puis avait été transféré à Montréal pour pallier à l’absence pour blessure de Markov. Le nouveau Blue Jacket gagnait auparavant 3,25 millions l’an passé et sa bonne saison lui promettait une augmentation sur le marché des agents libres. Toutefois, il est clair que 5,5 millions de dollars est une somme importante pour un défenseur ayant des difficultés dans le repli défensif mais qui apporte également du caractère à l’équipe (on se souvient des gestes suggestifs à l’encontre de Sean Avery lors de l’un des affrontements entre les deux équipes de New York…).

Pour autant, il est clair que Columbus n’est pas une destination prisée par les agents libres. Or, un des objectifs de cette fin de saison pour Scott Howson, le manager général de l’équipe, est de donner à son équipe des armes offensives, si besoin est avec des mouvements agressifs. Le transfert de Jeff Carter était un premier signe, celui de Wisniewski devrait permettre aux Blue Jackets d’améliorer leur jeu de puissance moribond, même s’il a fallu surpayer.


Colorado Avalanche

Signature de Semyon Varlamov (G, 2,9 M/3 ans), Jean-Sébastien Giguere (G, 1,25 M/2 ans) et Jan Hejda (D, 3,25 M/4 ans)

Le Colorado a connu une année difficile pour ses gardiens. Craig Anderson avait démarré la saison comme le titulaire indiscutable du poste après une première saison probante. Toutefois, le vent a rapidement tourné et Anderson a été transféré à Ottawa contre Brian Elliott, autre gardien à la dérive. Si Anderson a fini par retrouver le chemin de la constance avec les Senators, Elliott n’a pas convaincu l’Avalanche, qui a également laissé partir Peter Budaj. Greg Sherman visait comme titulaire Tomas Vokoun, le gardien le plus côté chez les agents libres. Toutefois, il n’a pas réussi à s’entendre avec le Tchèque et il s’est livré à une transaction tout à fait étonnante : il a transféré les droits de Semyon Varlamov de Washington et signé dans la foulée le Russe de 23 ans à un contrat de 3 ans.

Le mouvement est étonnant car Sherman a envoyé pour Varlamov rien de moins qu’un choix de premier et de deuxième tour de draft. Or, le gardien russe était en vive concurrence à Washington avec les deux autres jeunes gardiens qui montent, Michal Neuvirth (23 ans également) et Braden Holtby (21 ans), et, devenu agent libre restreint, il était attendu que Varlamov ne resigne pas avec les Capitals pour rejoindre la KHL. Le Lokomotiv Yaroslav et le SKA St Petersburg se battaient déjà pour savoir qui signerait le jeune Russe. Toutefois, avec le système des agents libres restreints il est possible pour n’importe quelle équipe de faire une proposition (une « offer sheet ») à un joueur dans cette position, l’équipe disposant des droits pouvant néanmoins s’opposer à la signature. Dans ce cas, Washington ne serait pas opposé à la proposition si le Colorado avait fait une offer sheet et ils auraient eu en compensation un choix de deuxième tour de draft, ce qui était toujours mieux que de voir Varlamov quitter le club pour la KHL sans compensation. Ici, Washington récupère un choix de premier tour intéressant qui pourrait même se révéler très intéressant car, dans l’hypothèse où l’Avalanche ne quitterait pas le fond du classement, comme l’an passé, les Capitals auraient un excellent choix de draft.

C’est d’autant plus possible que, si Varlamov est un gardien talentueux, il n’en reste pas moins qu’il a souvent été blessé lors de ces dernières saisons, ce qui est toujours préjudiciable pour le développement des jeunes gardiens. Pour lui servir de remplaçant, Sherman a fait signer le vétéran Jean-Sébastien Giguere, qui pourrait lui aussi servir de titulaire mais qui a également des problèmes récurrents de blessures. Enfin, l’Avalanche a renforcé sa ligne bleue avec l’arrivée du physique Jan Hejda, un des défenseurs les plus en vue parmi les agents libres cet été.


Washington Capitals

Signature de Roman Hamrlik (D, 3,5 M/2 ans), Joel Ward (AD, 3 M/4 ans) et Tomas Vokoun (G, 1,5 M/1 an)

George McPhee a réussi un grand coup en obtenant deux choix de draft pour Varlamov mais il a également été actif sur le marché des agents libres. L’élimination rapide des Capitals en playoffs a ainsi poussé leur manager général à chercher de nouveaux joueurs. Roman Hamrlik apporte à l’escouade son expérience et une production offensive honorable (34 points en 79 matchs) pour un joueur de 37 ans. Une escouade défensive qui est d’ailleurs considérable puisque que Hamrlik rejoint Mike Green, Dennis Wideman, John Carlson, Jeff Schultz, Karl Alzner et John Erskine. McPhee a également fait signer Joel Ward pour 3 millions par an. Cela peut sembler beaucoup pour un joueur de troisième ligne qui n’a marqué que 10 buts en saison régulière l’an passé et qui n’a jamais dépassé la barre des 20 buts dans sa carrière. Mais Ward s’est mis en avant avec Nashville lors des derniers playoffs avec 17 points en 18 matchs. Or, Washington manquait justement de joueurs capables de se montrer lors des playoffs…

Le vrai coup de force concerne Tomas Vokoun. Le gardien tchèque était considéré comme un des agents libres les plus en vue de ce premier juillet. Or, à la fin de ce premier juillet, il n’avait toujours pas signé et beaucoup de franchises avaient bouclé leur recrutement de gardiens. Washington semblait ainsi se diriger vers un duo Neuvirth – Holtby. Néanmoins, les agents du Tchèque ont appelé McPhee en expliquant que leur client souhaitait rejoindre une équipe pour prétendre au titre. Il a alors fait une proposition en tenant compte de la situation de l’équipe vis-à-vis du cap. C’est comme cela que Vokoun a signé pour un an et 1,5 millions, soit une sérieuse coupe dans son salaire par rapport à l’an passé, où il émargeait à 6,3 millions en Floride.


New York Rangers

Signature de Brad Richards (C, 6,5 M/9 ans)

Brad Richards était de loin le nom le plus important parmi les agents libres et plusieurs équipes se sont succédées auprès de ses agents le premier juillet pour convaincre le centre de 31 ans : Toronto, Tampa Bay, Los Angeles, Calgary mais surtout les Rangers de New York. Dès la dernière deadline, la rumeur voulait que les Rangers cherchaient à transférer Richards de Dallas. Le manager général des Stars, Joe Nieuwendyk, n’avait pas voulu se séparer de son centre numéro un, espérant alors accrocher les playoffs. Cela n’a pas été le cas et il est rapidement apparu que Richards ne souhaitait pas resigner avec Dallas, dans une situation financière trop instable (le propriétaire actuel cherche à vendre l’équipe).

Il semblerait que Richards n’ait pas choisi l’option la plus lucrative, même si les 58,5 millions sur neuf ans offerts par New York sont conséquents. Les fans espèrent évidemment que Richards trouvera l’alchimie avec Marian Gaborik sur son aile droite. Le Slovaque reste sur une saison décevante mais, outre les blessures, le sniper des Rangers n’a pas été aidé par l’absence d’un meneur de jeu sur sa ligne. La nouvelle de la signature de Richards a forcé les équipes qui l’avaient contacté à prendre le plan B. Si Tampa Bay ne semblait pas croire à ses chances de pouvoir signer Richards à cause de leur situation avec le cap et la resignature marathon de Steven Stamkos, Steve Yzerman avait toutefois formulé une offre en espérant susciter l’intérêt du joueur pour le club avec lequel il a remporté la coupe Stanley (et le titre de MVP des playoffs) en 2004. Toronto et Brian Burke semblaient croire à leur chance et comme il leur fallait de toute manière un centre numéro un, les Maple Leafs ont signé le fragile Tim Connolly. De leur côté, les Kings de Los Angeles ont recruté un autre joueur fragile, Simon Gagné. Une signature logique dans la mesure où Gagné retrouvera sur la deuxième ligne des Kings son ancien coéquipier de ligne à Philadelphie, Mike Richards.


San José Sharks/Minnesota Wild

San José reçoit Martin Havlat en échange de Dany Heatley avec le Minnesota

San José et le Minnesota avaient déjà effectué un gros échange lors de la draft quand Brent Burns avait rejoint les Sharks tandis que Devin Setoguchi prenait la direction de Minneapolis. Ils ont récidivé dimanche soir avec un transfert encore plus gros : Heatley contre Havlat. L’arrivée de Havlat chez les Sharks permet de compenser le départ de Setoguchi en termes de patinage et de vitesse, qui ne sont pas vraiment les domaines de prédilection de Heatley. Havlat est également plus actif au niveau de la défense. Enfin, il a été souvent rapporté que le Tchèque ne s’entendait pas avec l’entraîneur de l’an passé, Todd Richards. Pour le Wild, l’intérêt est simple : ils manquent cruellement de soutien offensif et notamment de finisseurs. Ils ont terminé avant-derniers de la ligue au niveau des tirs cadrés. Havlat apportait un talent de créateur de jeu et pas vraiment de buteur.

Heatley est un pur sniper qui a terminé plusieurs fois parmi les meilleurs buteurs de la ligue, même s’il a connu une saison décevante la saison passée, principalement parce qu’il était handicapé par une blessure à la main. On se souvient qu’il y a deux ans, Heatley, alors à Ottawa, avait refusé un transfert à Edmonton car il souhaitait rejoindre une équipe pouvant prétendre au titre. Or le Minnesota n’est pas vraiment en position de prétendre à la coupe Stanley… En fait, entre-temps, le contrat de Heatley a évolué et est passé d’une clause de non-transfert complète à une clause de non-transfert partielle. Si l’ailier canadien pouvait auparavant s’opposer à tout échange ne lui convenant pas, sa nouvelle clause lui permettait seulement de fournir une liste de dix franchises où il ne souhaitait pas être transféré. Visiblement, Le Wild n’en faisait pas partie…