Bilan NHL 2011 (I) : les équipes non qualifiées en play-offs

Dallas Stars (17e)

Logo_Dallas_petitClassement conférence ouest : 9e (95 points) 
Attaque : 17e de la ligue, 2,71 buts marqués par match
Défense : 15e de la ligue, 2,76 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Brad Richards (C) : 28 buts, 77 points
   Loui Eriksson (AG) : 27 buts, 73 points
   Mike Ribeiro (C) : 19 buts, 71 points
   Brenden Morrow (AG) : 33 buts, 56 points
   Jamie Benn (AG) : 22 buts, 56 points
En 2009/10 : 88 points, 12e de la conférence, 20e de la ligue

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Après deux saisons sans playoffs (une rareté pour Dallas), les Stars cherchaient à rebondir, avec la nouvelle garde. Au revoir Mike Modano, Marty Turco et Jere Lehtinen ! Les trois piliers des dernières années étaient laissés libres à la fin de leurs contrats, Lehtinen prenant même sa retraite après trois trophées Selke de meilleur attaquant défensif.

La saison débute bien : 4 victoires de rang, puis 21 victoires en 34 matchs jusqu'à Noël. Brad Richards est au sommet (57 pts en 50 matchs) et ses compères Loui Eriksson (49 pts) et Mike Ribeiro (46 pts) affolent les défenses.

Et patatras : la mécanique se casse, avec une seule piteuse victoire en février. Le manager général Joe Nieuwendyk fait le ménage à la date limite des transferts avec une transaction douteuse : exit le sniper James Neal et l'arrière Matt Niskanen, contre le seul Alex Goligoski. Certes, Dallas y gagne un défenseur offensif de qualité contre un autre pris en grippe par le staff, mais perd un buteur pur.

En revanche, les Stars gardent Brad Richards, malgré la fin de son contrat au 1er juillet, et ajoutent un ancien de la boutique, Jamie Langenbrunner, plus ou moins en disgrâce chez les Devils. Cela ne suffit pas et Dallas ne parvient pas à passer Chicago sur la fin de saison, échouant à deux points des playoffs.

L'équipe a su éviter globalement les blessures mais a sans doute manqué de profondeur offensive, et surtout défensive. Stéphane Robidas et Trevor Daley ont eu un gros temps de jeu, mais ont manqué de soutien du reste de la brigade défensive. Kari Lehtonen a connu une saison correcte dans les cages mais était un peu seul et a dû jouer 69 des 82 matches. Les Stars ne sont pas passés loin mais ont sans doute manqué le bon wagon : le départ de l'agent libre Richards, inéluctable, et un système assez vide en gros espoirs risquent de pénaliser les Texans la saison prochaine.

 

Calgary Flames (18e)

Classement conférence ouest : 10e (94 points) 
Attaque : 8e de la ligue, 2,94 buts marqués par match
Défense : 19e de la ligue, 2,80 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Jarome Iginla (AD) : 43 buts, 86 points
   Alex Tanguay (AG) : 22 buts, 69 points
   Olli Jokinen (C) : 17 buts, 54 points
   René Bourque (AG) : 27 buts, 50 points
   Curtis Glencross (AG) : 24 buts, 43 points
En 2009/10 : 90 points, 10e de la conférence, 18e de la ligue

L'attaque anémique de Calgary était la grande responsable des playoffs manqués pour 5 points en 2009-2010. Pour cette nouvelle saison, les Flames rendaient tout le monde perplexe en rappelant Olli Jokinen et Alex Tanguay, jetés les saisons précédentes pour production insuffisante. Pour la profondeur, débarquaient Ian White, Craig Conroy et les teigneux Tim Jackman et Raitis Ivanans. Calgary semble avoir trouvé la bonne formule, gagnant 7 matchs sur 7 en pré-saison.

GIORDANO_Marc-20100508-137Mais les nouvelles sont rapidement mauvaises : Daymond Langkow ne se remet pas d'une commotion, Matt Stajan et David Moss se blessent à l'épaule et Ales Kotalik au genou. Brendan Morrison est rappelé à l'essai et signé pour boucher le trou.

La saison débute bien : 6 victoires, 3 défaites, Mark Giordano prolongé cinq ans, et... tout s'écroule. 2 victoires sur les 12 matchs suivants, Brett Sutter pris dans une bagarre avec un chauffeur de taxi et banni par son père, le manager général Darryl Sutter, qui l'envoie en Caroline avec Ian White. Ce transfert, avec l'arrivée d'Anton Babchuk, ne sert à rien et, à Noël, Calgary est avant-dernier à l'ouest... forçant Darryl Sutter à démissionner, remplacé par Jay Feaster, ancien architecte du succès de Tampa Bay.

2011 commence de la meilleure manière possible. Jarome Iginla, Tanguay et Giordano portent l'équipe, les Flames brûlent tout sur leur passage, y compris Montréal lors de l'Heritage Classic en plein air au McMahon Stadium (4-0). La fin de saison est un peu plus poussive et, malgré un respectable total de 94 points, Calgary rate les playoffs, son vaillant effort de seconde partie lui ayant au moins assuré le respect de son public. Une saison durant laquelle Iginla aura allumé nombre de mèches, avec 43 buts, contribuant aux renaissances de Tanguay, Jokinen et René Bourque, proches de leurs records personnels. Les performances de Giordano et Babchuk à l'arrière furent excellentes.

Le reste en revanche, a déçu, à l'image de Stajan, Nicklas Hagman ou Jay Bouwmeester, ainsi que Miikka Kiprusoff, très inconstant dans les cages, capable de matchs hallucinants ou complètement ratés. La saison est donc à peu près à oublier, et quand on perd son ancien premier choix, le défenseur suédois Tim Erixon, qui ne veut pas signer pour vous, c'est que vraiment, rien ne va.

 

Carolina Hurricanes (19e)

HurricanesClassement conférence est : 9e (91 points) 
Attaque : 12e de la ligue, 2,82 buts marqués par match
Défense : 21e de la ligue, 2,85 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Eric Staal (C) : 33 buts, 76 points
   Jeff Skinner (C) : 31 buts, 63 points
   Tuomo Ruutu (C) : 19 buts, 57 points
   Erik Cole (AD) : 26 buts, 52 points
   Jussi Jokinen (AG) : 19 buts, 52 points
En 2009/10 : 80 points, 11e de la conférence, 24e de la ligue

Onzièmes de leur conférence en 2009-2010, les Hurricanes de Carolina cherchaient à retrouver leurs couleurs. Pour cela, les arrivées des défenseurs offensifs Anton Babchuk et Joe Corvo avaient pour but de renforcer le jeu de transition, complétant Joni Pitkänen. On espérait aussi une saison sans blessure pour deux cadres, le gardien Cam Ward et le capitaine Eric Staal.

RUUTU_Tuomo-110513-416aLe début de saison est poussif, et mi-novembre l'équipe décide de changer de stratégie, échangeant notamment Babchuk contre White. Changement payant, les Hurricanes emportant tout sur leur passage en décembre-janvier. Le All-Star game, accueilli en février, permet à quatre joueurs d'être célébrés par leur public : Eric Staal, Cam Ward et les rookies Jeff Skinner et Jamie McBain. Carolina reste dans le coup jusqu'au bout. Jim Rutherford, le manager général, alimente la date limite des transferts en se séparant de futurs agents libres (Ian White, Sergei Samsonov), et en récupérant de l'expérience (Bryan Allen, Cory Stillman). Mars et avril sont un véritable sprint pour Carolina, qui gagne 11 des 17 derniers matchs... mais perd le dernier, décisif, contre Tampa Bay : les playoffs sont encore manqués.

Carolina aura bénéficié d'un bon Cam Ward cette saison (92,3% d'arrêts), d'un Eric Staal solide et accompagné par la révélation : Jeff Skinner, 18 ans. Le n°7 de la dernière draft, parfois jugé trop petit, a effacé les doutes en s'imposant au camp d'entraînement pour terminer la saison avec un trophée Calder de meilleur débutant. Il aura fortement contribué à la féminisation du public et à son rajeunissement, attirant de nombreuses jeunes filles avec son look de Justin Bieber...

Malheureusement, outre Staal, Skinner, Tuomo Ruutu et Erik Cole, le reste de l'équipe a peiné offensivement. Brandon Sutter n'a pas su confirmer sa bonne saison précédente, Jiri Tlusty a été invisible et les jeunes attendus (Zac Dalpe, Drayson Bowman) n'étaient absolument pas prêts. L'équipe semble manquer de profondeur et s'en est bien sortie surtout en évitant les blessures (9 joueurs à plus de 80 matchs). Pas sûr que cela suffise la saison prochaine.

 

St. Louis Blues (20e)

BluesClassement conférence ouest : 11e (87 points) 
Attaque : 10e de la ligue, 2,88 buts marqués par match
Défense : 17e de la ligue, 2,78 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   David Backes (AD) : 31 buts, 62 points
   Patrick Berglund (C) : 22 buts, 52 points
   Alexander Steen (C) : 20 buts, 51 points
   Andy McDonald (C) : 20 buts, 50 points
   Matt D’Agostini (AD) : 21 buts, 46 points
En 2009/10 : 90 points, 9e de la conférence, 17e de la ligue

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La renaissance des Saint-Louis Blues paraissait être bien partie autour de joueurs comme Patrik Berglund, Alex Pietrangelo, David Perron ou Erik Johnson. L'acquisition du gardien de Montréal Jaroslav Halak semblait être la dernière pièce du puzzle, et le début de saison encourageant (6 victoires en 9 matchs) le confirmait.

Malheureusement, les blessures commençaient à miner l'équipe. David Perron, Andy MacDonald et T.J. Oshie puis les arrières Carlo Colaiacovo, Barret Jackman et Roman Polak devaient être remplacés par des joueurs venus d'AHL, au niveau variable. Les Blues ont alors fonctionné sur courant alternatif, avec un bon mois d'octobre, un médiocre novembre, un brillant décembre, un calamiteux janvier, et un moyen février qui engluaient l'équipe au milieu de tableau, pas loin des playoffs mais tout de même à six points.

Doug Armstrong, le manager général, décidait alors de faire le ménage, expédiant Eric Brewer à Tampa Bay, puis surprenant son monde en échangeant l'ancien n°1 de draft Erik Johnson contre le puissant buteur Chris Stewart, le rookie Kevin Shattenkirk, un défenseur offensif, et un choix de draft. Dividendes immédiats puisque Stewart marquait 15 buts et 23 pts en 26 matchs, et Shattenkirk 17 pts. Puis, Brad Boyes était envoyé à Buffalo, et Brad Winchester à Anaheim. L'effectif a donc été remodelé et vise l'avenir.

Parmi les bonnes pièces, David Backes a marqué 31 buts, s'installant comme le meneur offensif. Patrik Berglund a progressé (22 buts), et plusieurs contributeurs inattendus ont émergé : Alex Steen, Matt D'Agostini et Vladimir Sobotka ont battu leurs records personnels. La star à l'arrière fut le jeune Alex Pietrangelo, qui a probablement rendu Erik Johnson transférable avec 22 minutes par match, 11 buts et 43 points, et un étonnant ratio de +18. Si Jaroslav Halak, qui, après avoir démarré en feu, s'est par la suite éteint, retrouve un niveau constant au delà de 50 matchs par saison, les Blues devraient vite remonter au classement.

 

Minnesota Wild (21e)

WildClassement conférence ouest : 12e (86 points) 
Attaque : 26e de la ligue, 2,48 marqués par match
Défense : 16e de la ligue, 2,78 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Martin Havlat (AD) : 22 buts, 62 points
   Mikko Koivu (C) : 17 buts, 62 points
   Andrew Brunette (AG) : 18 buts, 46 points
   Brent Burns (D) : 17 buts, 46 points
   Matt Cullen (C) : 12 buts, 39 points
En 2009/10 : 84 points, 13e de la conférence, 22e de la ligue

KOIVU_Mikko-110512-273Le Wild de Minnesota visait les playoffs, comme tout le monde. Mais le public était réaliste et n'avait pas des attentes démesurées. Difficile d'espérer quand Pierre-Marc Bouchard se ressent encore d'une commotion, que Guillaume Latendresse arrive au camp hors de forme, que James Sheppard se blesse dans un accident de quad... Le coach Todd Richards a dû faire avec et s'est appuyé sur son capitaine, Mikko Koivu, prolongé pour 7 ans. Dans les cages, Niklas Backström recevait l'aide de José Théodore en fin de camp.

Au retour d'Europe, après deux défaites face aux Hurricanes, Minnesota perd Antti Miettinen et Marek Zidlicky. Pire, la série de 383 matchs à guichets fermés à domicile s'interrompt brutalement dès le 2e match ! Le coach pousse ses joueurs dans des entraînements brutaux, Latendresse se blesse et Martin Havlat, via son agent, se plaint de son temps de jeu. Malgré cela, l'équipe reste dans le coup. Les deux tournants arrivent fin novembre (1 victoire en 8 matchs, 33 buts encaissés), et en mars avec 8 défaites de rang qui condamnent le Wild... et l'entraîneur.

La saison a donc été difficile, mais pas complètement noire. Les anciens commotionnés se portent mieux : Brent Burns a réussi la saison de sa carrière avec 46 points, Bouchard est parvenu à revenir à son tour et a disputé 59 parties avec un bilan honnête de 38 points. Malgré tout, l'équipe a manqué de talent "exceptionnel", avec une attaque globalement anémique. Les vétérans, comme Andrew Brunette, John Madden ou Matt Cullen, arrivent en bout de course.

Avec 37 joueurs utilisés, Minnesota s'est un peu cherché toute la saison, testant quantité de joueurs au potentiel plus ou moins marquant. Les arrières comme Justin Falk ou Mario Scandella apparaissent comme les seules satisfactions de cette saison complexe... avant un renouvellement majeur de l'effectif à l'intersaison : départ de Burns et Havlat, arrivée de Dany Heatley et Devin Setoguchi. Enfin des stars au Wild ?

 

Toronto Maple Leafs (22e)

LeafsClassement conférence est : 10e (85 points) 
Attaque : 23e de la ligue, 2,6 buts marqués par match
Défense : 25e de la ligue, 2,99 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Phil Kessel (AD) : 32 buts, 64 points
   Clarke MacArthur (AG) : 21 buts, 62 points
   Mikhail Grabovski (C) : 29 buts, 58 points
   Nikolai Kulemin (AG) : 30 buts, 57 points
   Tomas Kaberle (D) : 3 buts, 38 points (transféré à Boston)
En 2009/10 : 74 points, 15e de la conférence, 29e de la ligue

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Toronto a encore manqué les playoffs. Cinq ans sans phases finales, cela commence à faire tâche pour une franchise légendaire, autant aimée par ses supporters que détestée par une bonne partie de la ligue, qui s'amuse de l'absence de titre depuis 1967.

L'arrivée de Brian Burke au poste de manager général avait pourtant permis à l'équipe de repartir sur de nouvelles bases. Les arrivées de Kris Versteeg et Colby Armstrong avaient donné beaucoup d'espoir, de même que les fins de saison 2009-2010 de Tyler Bozak et Carl Gunnarsson, et même de Dion Phaneuf, promu capitaine.

Les Leafs partent bien : quatre victoires de rang. Malheureusement, ils enchaînent par huit défaites et poursuivront cette inconstance toute l'année. Les motifs de l'échec sont nombreux. Dans les cages, Jonas Gustavsson est loin d'être le "Monster" annoncé, et Jean-Sébastien Giguère n'a pas fait mieux. La défense a souffert, à l'instar de Mike Komisarek. François Beauchemin n'a pas convaincu et a fini par être échangé. Quant au pilier Tomas Kaberle, il a été pris en grippe par le staff avant d'être échangé à Boston.

Offensivement, la première ligne a été plus intéressante, surtout en fin de saison. Mikhaïl Grabovski et Clarke MacArthur ont été meilleurs que prévu, aux côtés de Nikolai Kulemin. Phil Kessel, auteur de sa 3e saison de suite à 30 buts, a plutôt bien joué, ce qui n'a pas été le cas de Bozak, très décevant, ou Versteeg, finalement échangé.

Toronto a repris des couleurs en finissant bien l'année, porté par la nouvelle idole des supporters : James Reimer. Le jeune gardien, dont pas grand monde ne parlait dans le système, termine avec plus de 92% d'arrêts et s'est montré décisif dans les dernières semaines, au point de rapprocher Toronto à quelques points des play-offs. L'équipe, sérieusement rajeunie, est prête à rebondir : elle a déjà trouvé un roc derrière en la personne de Luke Schenn, probablement le meilleur joueur de l'équipe cette saison.

 

New Jersey Devils (23e)

DevilsClassement conférence est : 11e (81 points)
Attaque : 30e de la ligue, 2,08 buts marqués par match
Défense : 9e de la ligue, 2,52 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
    Patrik Elias (AG) : 21 buts, 62 points
   Ilya Kovalchuk (AG) : 31 buts, 60 points
   Travis Zajac (C) : 13 buts, 44 points
   Brian Rolston (AG) : 14 buts, 34 points
   Dainius Zubrus (C) : 13 buts, 30 points
En 2009/10 : 103 points, 2e de la conférence, éliminés en quart de finale de conférence par les Flyers de Philadelphia 4 matchs à 1

C'est l'histoire d'une double saison. L'été 2010 fut mouvementé et marqué par le feuilleton Ilya Kovalchuk. Après une longue négociation, le Russe signait un contrat record de 100 millions de dollars et 17 ans... refusé par la ligue, qui finissait par accepter un contrat de 15 ans tout en pénalisant le club pour avoir contourné le plafond salarial en échelonnant la somme sur la durée. Ajoutons à cela les débuts d'un coach débutant, l'ancien scoreur de l'équipe John MacLean, et on ne peut pas dire que le camp d'entraînement débutait sereinement. Il fallait en effet faire de la place dans la masse salariale. Tendus, les joueurs s'attendaient à partir... ils sont finalement "sauvés" par la commotion de Bryce Salvador en pré-saison. L'arrière ne jouera pas un match de l'année.

KOVALCHUK_Ilya-100516-564Cependant, les Devils entament la saison en effectif réduit, jouant même à 15 hommes lors de leur première victoire, 1-0 sur les Sabres. La saison tourne court : la ligne Parisé-Zajac-Kovalchuk, prometteuse sur le papier, peine. Zach Parisé finit par arrêter sa saison, gêné par une douleur au genou, et ne reviendra que pour un match en avril. Kovalchuk est mis dans les tribunes par MacLean.

Les Devils perdent joueur sur joueur : Volchenkov, Rolston, touchés lors d'une déroute 7-2 contre Washington, puis l'arrière débutant Matt Taormina, seul point positif du début de saison. L'équipe AHL fournit nombre de joueurs au potentiel limité. Kovalchuk à la peine, à l'image d'un tir au but contre les Sabres où il perd son palet avant même de tirer, c'est toute l'équipe qui coule. Le gardien légendaire Martin Brodeur se blesse aussi, et à Noël, les Devils ont le pire bilan de leur histoire : 9 victoires, 22 défaites, derniers de la ligue, pire attaque.

Lou Lamoriello finit par virer son entraîneur, et rappelle le retraité Jacques Lemaire... Puis, c'est le capitaine Jamie Langenbrunner qui est échangé. Là où d'autres auraient lâché la saison, les Devils, eux, se battent. Et, sous l'impulsion de Lemaire, toute l'équipe se remet sur les rails, à l'image de Brian Rolston, transparent au début de saison mais qui revit ensuite. La seconde moitié de saison commence, et elle est aussi forte que la première moitié était pitoyable. Une seule défaite fin janvier, une seule en février, et les Devils remontent. Ils quittent la 30e place, remportent match sur match, au couteau, d'un but, en prolongation...

Tout le monde du hockey se prend à croire en l'improbable, les playoffs. L'attaque anémique peine mais la défense rassure, avec un Brodeur monstrueux et une révélation : Mark Fayne, sorti de NCAA l'été précédent et incroyable de calme. New Jersey se rapproche à seulement 6 points des playoffs, porté par Kovalchuk ou Patrik Elias, le plus régulier de la saison, mais manque de jus : malgré les progrès de jeunes comme Nick Palmieri, Matthias Tedenby ou Jacob Josefson, l'équipe n'a plus rien dans le réservoir et manque les playoffs pour la première fois depuis 1996. Mais n'a rien lâché... Gagner la loterie pour drafter en numéro 4 le prometteur défenseur Adam Larsson apparaît alors comme une récompense.

 

Columbus Blue Jackets (24e)

Blue JacketsClassement conférence ouest : 13e (81 points) 
Attaque : 24e de la ligue, 2,56 buts marqués par match
Défense : 26e de la ligue, 3,05 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Rick Nash (AD) : 32 buts, 66 points
   R.J. Umberger (AG) : 25 buts, 57 points
   Antoine Vermette (C) : 19 buts, 47 points
   Derick Brassard (C) : 17 buts, 47 points
   Jakub Voracek (AD) : 14 buts, 46 points
En 2009/10 : 79 points, 14e de la conférence, 27e de la ligue

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Les Blue Jackets rêvent de 2008-2009, la seule saison où ils ont connu les playoffs. Pour les revivre, Scott Arniel est lancé dans le grand bain au poste d'entraîneur. Les deux premiers mois sont intéressants avec une 4e place de conférence.

Malheureusement, cela ne dure pas : un bilan terrible en décembre-janvier plombe l'équipe à l'avant-dernière place à l'ouest. Le bon mois de février arrive trop tard et la rechute est brutale : 3 victoires sur les 21 derniers matchs, pour la 10e saison sous les 50% de victoires en 11 ans d'existence ! La fin de saison aura donc vu le départ de Rostislav Klesla, joueur historique de la franchise, échangé à Phoenix contre Scottie Upshall et Sami Lepistö. Les deux joueurs n'ont pas démérité mais ne seront pourtant pas conservés à la fin de saison.

Pour le reste, l'équipe a encore dépendu de Rick Nash et a profité des contributions de RJ Umberger (57 pts, record personnel) ou Derrick Brassard, aux progrès très lents. Le rookie Matt Calvert, apparu en fin de saison, aura aussi éveillé l'intérêt. À côté, le reste à déçu, le gardien Steve Mason étant loin de sa saison de rookie. Kristian Huselius n'a joué que 39 matchs à cause d'une opération de la hanche. La défense n'a rien apporté offensivement, avec les seuls Fedor Tyutin (27 pts) et Kris Russell (23 pts) vaguement présents sur l'un des pires jeu de puissance de la ligue. Mike Commodore était lui envoyé au ballottage, pour avoir trop exprimé son mécontentement sur son temps de jeu.

Columbus aura donc connu une saison navrante, payant des drafts aussi mauvaises les unes que les autres depuis 10 ans. Échanger son 1er choix et Voracek contre Jeff Carter apparaît ainsi comme une riche idée... Vraiment, la seule bonne nouvelle de la saison 2010-2011 des Blue Jackets, c'est l'espoir Ryan Johansen, étincelant en junior comme en U20. Mais confirmera-t-il ?

 

Atlanta Thrashers (25e)

ThrashersClassement conférence est : 12e (80 points) 
Attaque : 20e de la ligue, 2,66 buts marqués par match
Défense : 29e de la ligue, 3,2 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Andrew Ladd (AG) : 29 buts, 59 points
   Dustin Byfuglien (D) : 20 buts, 53 points
   Tobias Enstrom (D) : 10 buts, 51 points
   Bryan Little (C) : 18 buts, 48 points
   Evander Kane (AG) : 19 buts, 43 points
En 2009/10 : 83 points, 10e de la conférence, 23e de la ligue

Une seule participation en playoffs depuis la création de l'équipe en 1999 : le bilan de la franchise géorgienne est plus que décevant. L'arrivée de Rick Dudley en manager général devait relancer la franchise. Il récupère plusieurs joueurs de Chicago, tout juste champions, pour libérer la masse salariale des Hawks. Dustin Byfuglien, Brent Sopel, Ben Eager, Akim Aliu débarquent, de même qu'Andrew Ladd. Craig Ramsay est nommé entraîneur, et les Thrashers y croient.

PAVELEC_Ondrej-100509-019La première moitié est d'ailleurs convaincante. Dustin Byfuglien et Tobias Enström enquillent les points : 41 en 50 matchs pour le Suédois, 40 pour Byfuglien, qui compensent une ligne d'attaque homogène mais peu marquante. Fin décembre, alors qu'Atlanta mène la division sud-est, Enström se blesse et toute l'équipe se dérègle. Byfuglien ne tient pas le rythme avec seulement 13 pts en seconde partie de saison. Le bilan de 19 victoires, 13 défaites s'inverse et les Thrashers finissent avec 15 victoires pour 30 défaites...

Une saison à oublier donc, avec bien peu de réussites. Andrew Ladd, promu capitaine, a plutôt bien progressé. Hormis Byfuglien et Enström, le reste est assez triste. Bryan Little, Blake Wheeler, Evander Kane ont alterné le bon et le moins bon. Certains se sont un peu relancés, à l'image d'Anthony Stewart, ancien premier choix 2003 enfin intégré à la ligue (14 buts, 39 pts) ou l'ancien premier choix Robbie Schremp, 26 pts, mais défensivement à la rue. Aucun des deux ne sera conservé. La seule satisfaction ? Aleksandr Burmistrov, 18 ans, auteur de 20 points et qui aura donné par moments l'espoir de grandes choses à venir. Quant à Ondrej Pavelec, il aura souffert pour sa première saison en tant que titulaire.

Les rumeurs s'intensifiaient en fin de saison : 130 millions de dollars de perte sur 6 ans, franchise à vendre... Personne ne s'investit pour garder l'équipe à Atlanta et le groupe True North Sports and Entertainment s'empare de sa proie : après avoir lorgné les Coyotes, il récupère les Thrashers et les déménage à Winnipeg, pour faire renaître les Jets. La patinoire y sera comble à chaque match, contrairement à Atlanta...

 

Ottawa Senators (26e)

SenatorsClassement conférence est : 13e (74 points) 
Attaque : 29e de la ligue, 2,32 buts marqués par match
Défense : 24e de la ligue, 2,99 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Jason Spezza (C) : 21 buts, 57 points
   Erik Karlsson (D) : 13 buts, 45 points
   Nick Foligno (AG) : 14 buts, 34 points
   Milan Michalek (AG) : 18 buts, 33 points
   Daniel Alfredsson (AD) : 14 buts, 31 points
En 2009/10 : 94 points, 5e de la conférence, éliminés en quart de finale de conférence par les Penguins de Pittsburgh 4 matchs à 2

Que de chemin parcours depuis la finale de coupe Stanley, perdue contre Anaheim, en 2007... Les Ottawa Senators auront vécu un chemin de croix pour cette édition 2010-2011, avec leur pire bilan depuis 1997. Comme tous les ans, les Sens entamaient par les rumeurs du transfert de Jason Spezza, continuellement démenties.

DA_COSTA_Stephane-100511-457La franchise canadienne espérait beaucoup du lourd contrat du vétéran Sergei Gonchar : raté. L'ancien artilleur de Washington n'aura joué que 67 matchs pour un bilan très loin des attentes (7 buts, 27 pts, -15) et le départ du physique Anton Volchenkov aux Devils accentuait le problème. Et malheureusement, ses coéquipiers n'ont pas été plus en verve. Daniel Alfredsson n'aura jamais pu porter l'équipe et a manqué le dernier tiers de la saison en raison d'une blessure au dos. Pas mieux pour Jason Spezza : le grand pivot, gêné par ses adducteurs puis par son épaule droite, a démarré doucement mais mieux fini, terminant meilleur marqueur. Nick Foligno s'est bien installé malgré ses limitations offensives, alors que Peter Regin, intéressant en playoffs l'an dernier, peinait lui à confirmer. Quant à l'énigmatique Alex Kovalev... sa saison est à oublier.

En fait, Ottawa a commencé à bien jouer une fois le dégraissage lancé par Bryan Murray, suite à 11 défaites de rang en février : dehors, les Chris Campoli, Jarkko Ruutu, Brian Elliott, Mike Fischer, Chris Kelly, Alex Kovalev. Place à Bobby Butler et Colin Greening. Les deux anciens universitaires ont sérieusement animé la fin de saison et permis aux Senators d'y croire. Ils s'appuient aussi sur la saison difficile d'Erik Karlsson : le jeune arrière a marqué 45 pts et joué le All-Star game, tout en signant une piteuse fiche de -30. Avec un seul marqueur de vingt buts (Spezza), Ottawa a ramé toute la saison et n'a pu vraiment s'appuyer sur ses gardiens. Le carrousel a vu se succéder Brian Elliott, Pascal Leclaire, Mike Brodeur, Robin Lehner, avant de se stabiliser à la deadline en relançant Craig Anderson. L'ancien portier de Colorado a fini la saison en feu et rapidement signé à long terme.

L'avenir est plutôt rose chez les Senators : l'acquisition du défenseur offensif suédois David Rundblad, et le titre de l'équipe AHL de Binghamton avec une performance mémorable de Robin Lehner dans les cages laissent présager un rajeunissement de l'équipe et une remontée au classement. À voir si Stéphane Da Costa, devenu lors de cette fin de saison le troisième Français à jouer en NHL, réussira à s'imposer dans une attaque en reconstruction, mais avec une grosse concurrence, accrue par trois premiers choix à la draft pour trois attaquants, Mike Zibanejad, Stefan Noesen et Matt Puempel.

 

New York Islanders (27e)

IslandersClassement conférence est : 14e (73 points) 
Attaque : 15e de la ligue, 2,74 buts marqués par match
Défense : 27e de la ligue, 3,15 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
    John Tavares (C) : 29 buts, 67 points
   Matt Moulson (AG) : 31 buts, 53 points
   P.A. Parenteau (AD) : 20 buts, 53 points
   Michael Grabner (AD) : 34 buts, 52 points
   Blake Comeau (AD) : 24 buts, 46 points
En 2009/10 : 79 points, 13e de la conférence, 26e de la ligue

La saison des Islanders de New York était quasiment finie avant même d'avoir commencée. Il est vrai qu'en perdant le défenseur n°1, Mark Streit, dès le camp d'entraînement et pour toute la saison (épaule), ainsi que l'ailier n°1 Kyle Okposo pour plusieurs mois, ce n'est pas évident de démarrer.

La principale bonne nouvelle fut donc la réussite de l'Autrichien Michael Grabner, recruté au ballottage après avoir été jeté par les Panthers. Grabner a éclaboussé la ligue de son talent, faisant parler sa vitesse pour marquer 34 buts et faire partie de la All-Rookie Team.

TAVARES_John-20100508-089Insuffisant au début de saison : Scott Gordon était viré après 10 défaites de rang dès mi-novembre. Jack Capuano, coach de l'équipe AHL, était promu et ne parvenait qu'à mettre fin à 15 défaites de suite... mais au 15 décembre, les Islanders ne comptaient que 5 victoires et 15 points en 28 matchs !

La coupure de Noël a fait du bien. Le manager Garth Snow a expédié James Wisniewski à Montréal, Dwayne Roloson à Tampa Bay. Plusieurs joueurs relançaient leur carrière : l'ancien premier choix Alvaro Montoya profitait des blessures pour finir la saison en feu dans les cages, après un interlude prometteur de Kevin Poulin. Okposo, revenu de blessure, finissait bien, et Josh Bailey redémarrait un peu. Mieux, Pierre-Alexandre Parenteau, ancien scoreur junior et AHL qui n'avait jamais réussi à percer, signait 53 points, soit le 2e total derrière l'excellent John Tavares, en progrès pour sa 2e saison NHL. En défense, Andrew McDonald confirmait et le jeune Travis Hamonic était lancé dans le grand bain.

En somme, une fin de saison moins nuageuse pour les Islanders, qui ont pu décoller un peu de la dernière place. Une fois les blessures guéries, New York devrait être un peu plus compétitif ; les quelques matchs du Suisse Nino Niederreiter en début de saison devraient aussi lui servir à s'installer dès la saison prochaine.

 

Florida Panthers (28e)

PanthersClassement conférence est : 15e (72 points). 
Attaque : 27e de la ligue, 2,33 buts marqués par match
Défense : 14e de la ligue, 2,71 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
    Stephen Weiss (C) : 21 buts, 49 points
   Mike Santorelli (C) : 20 buts, 41 points
   David Booth (AG) : 23 buts, 40 points
   Dennis Wideman (D) : 9 buts, 33 points (transféré à Washington)
   Marty Reasoner (C) : 14 buts, 32 points
En 2009/10 : 77 points, 14e de la conférence, 28e de la ligue

Privés de playoffs depuis 2000, les supporters des Panthers de Floride ont continué la série avec une 10e saison sans phase finale. L'équipe a entamé une énième reconstruction, sous les ordres de Dale Tallon, l'architecte du succès de Chicago. Après les premiers mouvements, dont le départ de Nathan Horton, Tallon a malheureusement laissé partir Michael Grabner : l'Autrichien n'avait pas convaincu au camp d'entraînement et a été recruté par les Islanders au ballotage, au point de dépasser les 30 buts ! Une belle erreur...

Le camp débutait donc mal, d'autant que, faute de parvenir à un accord sur un contrat, le n°3 de la dernière draft, Erik Gudbranson, était renvoyé en junior alors qu'il avait gagné sa place ! Florida aura obtenu un bilan équilibré jusqu'à la mi-janvier. L'équipe s'est alors complètement écroulée, incapable de gagner deux matchs de suite. L'entraîneur Peter DeBoer limogé, Tallon décidait de porter la reconstruction à un stade extrême, en disant au revoir à Bryan McCabe, Cory Stillman, Bryan Allen, Radek Dvorak, Chris Higgins, Dennis Wideman et même Michael Frolik, le jeune Tchèque étant échangé contre un Jack Skille particulièrement décevant mais au jeu plus physique. Rajeunis, les Panthers finissaient donc la saison avec une moyenne d'âge de moins de 25 ans et bien peu d'espoirs.

CatLa révélation d'Evgeny Dadonov, seul représentant de l'équipe au week-end all-star dans la catégorie rookie, et les progrès des défenseurs Dimitri Kulikov, Keaton Ellerby et Jason Garrison figurent parmi les rares motifs de satisfaction avec la réussite de Mike Santorelli, laissé pour compte à Nashville mais qui termine deuxième marqueur derrière l'habituel Stephen Weiss.

Après avoir drafté une quinzaine de jeunes en 2010, Tallon aura accumulé les choix pour récupérer une dizaine de joueurs en juin : comme à Chicago, il espère ainsi trouver ses futurs cadres en interne, renforcés par des agents libres attirés par une masse salariale minimaliste. Le travail ne fait que débuter en Floride et le public s'attend à une 11e saison sans playoffs...

En attendant, un blog local a organisé un concours pour célébrer ce "record", et les fans ont exprimé leur frustration notamment en transformant la panthère en chaton.

 

Colorado Avalanche (29e)

AvalancheClassement conférence ouest : 14e (68 points) 
Attaque : 18e de la ligue, 2,70 buts marqués par match
Défense : 30e de la ligue, 3,50 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Matt Duchene (C) : 27 buts, 67 points
   Paul Stastny (C) : 22 buts, 57 points
   Milan Hejduk (AD) : 22 buts, 56 points
   John-Michael Liles (D) : 6 buts, 46 points
   David Jones (AD) : 27 buts, 45 points
En 2009/10 : 95 points, 8e de la conférence, éliminés en quart de finale de conférence par San José 4 matchs à 2

Qualifiée en playoffs malgré un effectif parmi les plus jeunes de la ligue, l'Avalanche pensait bien continuer sur sa lancée en 2010-2011. Les ambitions étaient en hausse, et le début d'année ne démentait pas les progrès de Steve Duchesne et sa troupe. À Noël, l'équipe est 6e de la conférence Ouest et tout va pour le mieux.

DUCHENE_Matt-110429-240Le passage à 2011 fait très mal. En février, l'équipe ne gagne qu'1 match sur 13, et en mars 2 sur 13. De quoi précipiter l'équipe dans les tréfonds du classement. Comment expliquer une telle déconfiture ? La légende Peter Stastny, ancien Nordique et père de l'attaquant vedette Paul, n'a pas tardé à blâmer la gestion des transferts.

Il est vrai que les choix ont de quoi surprendre. La signature de Peter Forsberg, éternel blessé, n'aura servi à rien, "Foppa" ne jouant que deux soirs avant de prendre une retraite définitive. Pire, le staff échange Chris Stewart et Kevin Shattenkirk, soit un excellent buteur et la révélation en défense, pour obtenir l'ancien n°1 de draft Erik Johnson et le 3e ligne Jay McClement, dans une transaction incompréhensible. Il y a aussi les blessures : Tomas Fleischmann, limité à une moitié de saison, et une défense handicapée par les absences de Kyle Cumiskey ou Adam Foote.

En points positifs, la contribution solide de Matt Duchene, qui confirmait pour sa 2e saison, l'éternel Milan Hejduk, la révélation David Jones ou encore la bonne contribution de John-Michael Liles à l'arrière.

La clé de l'échec de l'Avalanche repose surtout sur le gardien : Craig Anderson, décisif en 2009-2010, ne confirmait pas, traînant sa misère jusqu'à être échangé à Ottawa où il retrouvait des couleurs. Ses remplaçants, Peter Budaj puis Brian Elliott, ne faisaient pas mieux : c'est le poste majeur à travailler pour Colorado, dont la jeunesse assure une marge de progression indéniable. Et l'arrivée d'un meneur d'hommes comme Gabriel Landeskog fera assurément du bien.

 

Edmonton Oilers (30e)

OilersClassement conférence ouest : 15e (62 points) 
Attaque : 28e de la ligue, 2,33 buts marqués par match
Défense : 28e de la ligue, 3,17 buts encaissés par match
Meilleurs pointeurs :
   Jordan Eberle (AD) : 18 buts, 43 points
   Taylor Hall (AG) : 22 buts, 42 points
   Sam Gagner (C) : 15 buts, 42 points
   Ales Hemsky (AD) : 14 buts, 42 points
   Dustin Penner (AD) : 21 buts, 39 points (transféré à Los Angeles)
En 2009/10 : 62 points, 15e de la conférence, 30e de la ligue

L'arrivée de Taylor Hall, numéro 1 de la dernière draft, sonnait le coup d'envoi de l'offensive médiatique des Edmonton Oilers. La jeune star, entourée de Jordan Eberle et Magnus Pääjärvi, incarnait la nouvelle garde de la mythique franchise. Malheureusement, les jeunes ne sont pas encore prêts et le ballon s'est dégonflé rapidement. La saison, malgré des matchs de préparation encourageants, devient ainsi une longue descente vers le bas de tableau.

OMARK_Linus-100511-619Si Eberle inscrit quelques buts spectaculaires et termine meilleur marqueur, Pääjärvi peine à trouver son rythme. Taylor Hall met quelques matchs à inscrire son premier but et réalise une saison intéressante, terminée prématurément sur blessure : il finit meilleur buteur de l'équipe.

Le reste de l'équipe est à l'avenant. Des contributions correctes de joueurs comme Ryan Jones (18 buts), mais surtout des blessures : Ales Hemsky, Shawn Horcoff et Gilbert Brulé ne jouent que la moitié des rencontres. Sam Gagner ou Andrew Cogliano plafonnent. Le public lui, répond présent, accueillant avec enthousiasme à mi-saison le fantasque Linus Omark, qui marque quelques buts spectaculaires autant que rares.

Dans une équipe aussi jeune, il aura manqué des cadres. La blessure de Ryan Whitney à l'arrière a pesé car il partait sur des bases solides (ratio de +13), et les progrès de Theo Peckham ou Tom Gilbert n'ont pas suffi. Il aura fallu lancer Jeff Petry et Alex Plante, encore tendres. D'autant que dans les cages, Nikolai Khabibulin aura, encore, joué les intermittents (47 matchs), laissant Devan Dubnyk bien seul.

La saison 2010-2011 qui n'aura donc été qu'un feu de paille, laissant les fans sur leur faim. Les nombreux rookies lancés cette saison ont appris, beaucoup. Mais avec ce nouveau premier choix, utilisé pour Ryan Nugent-Hopkins, la reconstruction est terminée : il va falloir passer un cap.