Strasbourg - Courbevoie (tournoi international de Colmar)

La saison ne fait que débuter pour les deux protagonistes, même si Strasbourg embraie sur son deuxième match (après une défaite 4-1 contre les universitaires d'EDGE US). L'affiche est à première vue déséquilibrée entre le récent finaliste de Ligue Magnus et un pensionnaire du ventre mou de la division 1.

De même, l'effectif alsacien n'a été que très peu retouché à l'intersaison, ce qui est moins le cas pour celui des Coqs franciliens. Les automatismes sont alors présumés déjà présents chez le premier. Seul bémol à ce pronostic : nous ne sommes qu'en fin de mois d'août, un organisme disponible physiquement est souvent plus probant qu'un automatisme de jeu présumé.

Et d'ailleurs, les vingt premières minutes de jeu tempèrent le pronostic logique. Si Strasbourg est bien le plus pressant sur la glace, avec déjà une bonne disponibilité physique et tactique, Courbevoie tient très bien le choc. Les Franciliens procèdent souvent par des contres rapides, tout en contenant sans trop de dommage devant leur gardien. Le tiers est agréable à regarder, rapide dans son exécution, avec peu de fautes et d'arrêts de jeu.

La sortie des vestiaires est dans le même schéma de jeu, même si on note que Courbevoie monte un peu plus hardiment installer son jeu. Grand bien leur fasse puisqu'ils vont ouvrir le score par Hugo Vinatier, qui exploite l'espace d'un décalage de position de Gilles Beck (0-1 à 27'58"). On sentait depuis quelques temps ce but venir.

La réaction strasbourgeoise ne tarde pas : David Cayer manœuvre derrière la cage francilienne, pour servir de près Timo Kuuluvainen. L'ancien spinalien allume le gardien pour le 1-1 (29'16"). Positionné à la bleue des Coqs, le lutin Gallagher ouvre lumineusement pour Cayer qui prolonge de près (2-1 à 30'33"). Joli !

Les noirs et jaunes reprennent alors le match en main et ne le lâcheront plus. La cage de Courbevoie subit un orage, et est ensevelie par trois fois en une minute : Pierre Bougé conclut un travail de Jan Cibula (3-1 à 38'49"). Puis Gallagher est lumineusement lancé et part gagner son duel (4-1 à 39'07") avant que Julien Correia n'y ajoute sa contribution, le gardien adverse n'ayant pas vu partir le tir (5-1 à 39'39").

Il n'y a donc plus grand-chose à espérer de la troisième période. Chaque équipe va pourtant la débuter en exploitant aussitôt un avantage numérique, avant que Strasbourg n'enfonce définitivement le clou sur un centre qu'un défenseur francilien détourne dans son but (7-2 à 46'03"). Le reste de la partie perd en intensité car les deux protagonistes s'attachent plus à surveiller les entrées en zone, les tirs deviennent alors plus rares, sauf cette ultime réalisation de Cibula (8-2 à 58'37").

Pas de commentaires hâtifs sur cette partie, si ce n'est :

- un Strasbourg bien en jambes, aux automatismes déjà bien travaillés. L'Étoile Noire pourra disposer cette saison de quatre lignes d'attaques. La cohésion aidant, il faudra compter sur elle.

- un Courbevoie méritant mais trop juste, notamment derrière. Les Coqs ont souvent tourné avec deux lignes, ce qui est un peu juste.

- une bonne partie plutôt alerte, correctement et rapidement exécutée. Une bonne rentrée de hockey en la matière, en somme, et un apéritif réussi pour la troisième édition de ce tournoi.

 

Strasbourg - Courbevoie 8-2 (0-0, 5-1, 3-1)
Jeudi 18 août à 17h00 à la patinoire de Colmar. 300 spectateurs.
Pénalités : Strasbourg  6' (0'/ 2'/ 4') ; Courbevoie 8' (2', 2', 4').
Tirs : Strasbourg 46 (9, 21, 16) ; Courbevoie 18 (4, 6, 8).

Évolution du score :
0-1 à 27'58" : Vinatier assisté de Gadoury et Hanes (sup. num.)
1-1 à 29'16" : Kuuluvainen assisté de Cayer
2-1 à 30'33" : Cayer assisté de Gallagher et Kuuluvainen
3-1 à 38'49" : Bougé assisté de Cibula
4-1 à 39'07" : Gallagher assisté de Young
5-1 à 39'39" : Correia
5-2 à 43'23" : Hanes assisté de Paillet et Sejna (sup. num.)
6-2 à 44'00" : Petriläinen (sup. num.)
7-2 à 46'03" : Gallagher (sup. num.)
8-2 à 58'37" : Cibula assisté de Franck et Burgert