Le problème des affluences à Moscou

Commençons donc... Il faut bien des statistiques dans tout cela ! Dans les 4 premiers matchs ayant opposé des clubs moscovites... à Moscou, deux matchs du derby Dynamo – Spartak (dont l'un a été joué une journée fériée, et l'autre dans la récente Khondinka Arena, avec plus de 13 000 places), ont reçu 10 181 supporters ! Alors que dans la même semaine, le premier match du SKA St-Pétersbourg contre le CSKA attirait 11 400 personnes, soit guichets fermés !

Il n'est pas facile de savoir quoi faire pour régler la situation, les équipes sont dans le même groupe, ce qui veut dire qu'elles se rencontreront plusieurs fois. Bon... Il est vrai que Moscou est une ville immense, avec toutes sortes d'activités à faire, pour oublier le sport, tout comme les bouchons monstres sur la route qui démotivent assez rapidement... mais ceux qui ne l'oublient pas pensent avant tout, et ce bien particulièrement pour Moscou, au football !

Pourtant les personnes responsables du marketing pour le Spartak et le CSKA se donnent la vie dure afin de rammener les foules dans les patinoires et offrir leurs gloires d'antan ! D'où les constructions de nouveaux complexes ultra-modernes collés l'un à l'autre... mais on en reparlera. Souvenez-vous... L'an passé encore, deux clubs moscovites étaient derniers au tableau concernant l'affluence à domicile, c'est-à-dire... le CSKA Moscou et le Spartak Moscou.

Mais revenons à ces personnes qui travaillent au sein des clubs pour attirer les foules, tout ce cheminement marketing, tout ce pouvoir qui grace à des slogans, des boutiques, des vidéos mais surtout DES JOUEURS... attirent le monde afin d'en devenir "addict" ! Savent-ils réellement travailler avec les "fans" ? Savent-ils comment les fidéliser aux matchs à domicile ? Regardez par exemple les boutiques-souvenirs, sincèrement, il n'y a que le Dynamo qui innove et offre un plus grand choix que ses deux autres conccurants directs. Mais cela ne suffit pas...

Essayons d'en venir déli...ca...tement à un autre problème ! Ces patinoires qui accueillent leurs équipes dans la région de Moscou, il sera dur de les regarder entièrement sans avoir une larme qui coulera le long de votre joue... Surtout pour ceux qui l'ont vue, pendant ces nombreuses années, se détériorer... En hiver au "Sokolniki" (domicile du Spartak), vous serez presque comme dehors ! Disons-le, il y fait très froid ! Et comment vendre des billets en plus, si les places n'y sont pas ? Il est même interdit de poser des "cubes vidéos" dans l'enceinte, par risque d'effondrement de ces parcelles de murs.

Le journaliste russe Vladimir Diekhtarov est même assez cru dans ces mots en définissant cette enceinte de "grange", en rappel des vieilles fermes russes. Il demandae même pourquoi M. Fetisov a appelé la demeure du CSKA le "Palais de Glace" où joue le club de l'armée rouge... qui se résume au même nom donné pour le Sokolniki.

Pourtant, la "Khodinka Arena" est disponible, et trop peu de matchs y sont disputés. Cette récente infrastructure offre des sièges confortables, une belle ambiance. Ce sont des facteurs importants. Après une grosse journée de travail par exemple, Monsieur ou Madame peut manger comme il le souhaite, crier un bon coup contre les joueurs adverses afin d'aider - qui sait - son équipe favorite ! L'endroit est construit afin d'épanouir les gens, contrairement aux deux dernières cités.

Ou peut-être que tout simplement... trois clubs à Moscou c'est trop ? Prenons l'exemple des "Krylia Sovetov" qui sont déjà de l'histoire ancienne, car les dirigeants de la KHL ne se bousculent pas au portillon pour sauvegarder cette équipe "MYTHIQUE" en Russie, où actuellement rien ne se passe comme prévu.

Il est aussi possible de croire, et ce très sérieusement, à un problème financier. Assez vaste pour relier cela aux joueurs, aux devises... À Moscou, des joueurs étoiles, il n'y en a pas ! Et les fans veulent tous avoir un grand joueur dans leur équipe favorite ! Une des devises du Dynamo est la suivante : "l'équipe sans millionnaires" Pourtant Ovechkin, même s'il n'y joue plus, aide aussi financièrement afin d'offrir de futures stars au club. Alors que dans les deux autres, c'est plutôt simple, l'argent manque !

Il est tout de même bon de rappeler, que chacun de ces clubs, comme le CSKA, offre une très grande école de formation. Mais est-ce rentable à vie ? Ou faut-il continuellement, en plus de cela, trouver la lueur qui pourra faire briller à nouveau cette étoile rouge ? Car le constat est là, l'équipe doit retrouver le haut du tableau coûte que coûte selon M. Fetisov. Malheureusement, la chimie actuellement... ne prend pas ! Et tout cela est un mauvais cercle alliant finance, performance, marketing, et tout ce que vous pourrez imaginer au sein d'un club.

Voilà une partie du hockey moscovite ! Des problèmes en masse, comme dans chaque grande ville, et ceux qui trouvent les solutions sont trop peu nombreux.