Toulouse-Blagnac – Courbevoie (Division 1, 17e journée)

La relégation aux trousses

À l'aube de cette 17e journée de D1, le classement est tellement serré qu'une seule victoire peut suffire pour passer des larmes de la zone de relégation au sourire d'une place en play offs. D'un côté, Toulouse Blagnac qui navigue plutôt en eaux troubles avec une 12e place et seulement 2 points d'avance sur Cergy (13e). De l'autre côté, leur adversaire du jour, Courbevoie, qui s'accroche à sa 8e place synonyme de play-offs. Cette soirée s'annonce capitale pour les deux équipes et la moindre défaite risque bien d'entrainer une chute fatale au classement. Un petit point sur les statistiques avant le début de la rencontre : Les Bélougas possèdent la moins bonne attaque de D1 avec seulement 40 buts marqués. À l'opposé, les Coqs ont la pire défense de D1 avec 81 buts encaissés. Les présentations sont terminées, place au sport !

Au coude-à-coude

La reprise en ce début d'année 2012 se fera devant une patinoire presque pleine. Pas moins de 1085 spectateurs ont pris place dans les gradins. Dès les premiers coups de patins, les deux équipes montrent leurs déterminations. Aucune phase d'observation, et en quelques secondes à peine les deux gardiens doivent s'employer pour défendre leurs cages. Lors de la 4e minute de jeu Damien Gadiot enflamme la patinoire Jacques Raynaud en tentant de tromper le portier des Coqs à bout portant. Pourtant en dépit de ses parades efficaces jusque-là, Thibault Hiret semble peu à l'aise. Après quelques sorties hasardeuses, sa fébrilité ne passe pas inaperçue, mais pour le moment c'est sans conséquence. Les deux équipes jouent un jeu offensif, le rythme ne baisse pas et la tension commence à s'installer. À la 12e minute un palet non bloqué par le gardien de Courbevoie mais néanmoins sifflé par l'arbitre met le feu aux poudres et provoque un début de bagarre générale. Suite à cet incident le ton monte et les charges appuyées sont légion. Lors de la 13e minute Kévin Gadoury manque de peu l'ouverture du score pour les Coqs en réussissant un magnifique tir excentré parfaitement bloqué par Niklas Lehti. Le premier tiers s'achève sans qu'aucune des deux équipes n'ait réussi à ouvrir le score. Le jeu est équilibré, ouvert, rapide et tout laisse présager un deuxième tiers riche en rebondissements.

Les Coqs prennent l'eau

Le deuxième tiers commence par deux énormes occasions pour Courbevoie. Anthony Kodyjasz s'échappe seul, contrôle, tire et manque de peu le cadre. Seulement 40 secondes plus tard, Matus Hanes réussit à déjouer la vigilance des défenseurs des Bélougas et s'avance seul face au gardien. Le tir puissant est stoppé magistralement par Niklas Lehti. Les Coqs viennent sans le savoir de rater le tournant du match car c'est sur le contre qui suit que Benoît Pourtanel réussit à tromper Thibault Hiret et à débloquer le compteur pour les locaux. Les Coqs accusent le coup et peinent à se reprendre. À peine une minute plus tard et alors qu'ils sont en infériorité numérique les Belougas augmentent leur avance au tableau d'affichage grâce à une superbe déviation de Remi Peronnard (2-0).

Touchée à deux reprises l'équipe de Courbevoie semble désemparée, et même si ses attaquants n'abdiquent pas et essayent d'inquiéter Niklas Lehti, tout le monde sent bien que derrière plus personne ne suit et que la fébrilité du portier des Coqs risque de faire basculer le match. Et ce qui devait arriver arriva. A la 27e minute, Jimi Palanto complètement délaissé par la défense de Courbevoie vient placer le palet juste sous la barre transversale (3-0). Le public est en liesse. Durement secoué par cette pluie de buts les Coqs s'énervent et durcissent le jeu. C'est peine perdue, dans le cafouillage le plus complet Maxime Michaud trouve le fond des filets et porte l'avance des Bélougas à 4-0. C'est sur ce score fleuve que les deux équipes rentrent au vestiaire. Même si Courbevoie n'a pas renoncé à jouer, Niklas Lehti a tellement été impérial et rassurant dans les buts qu'on ne voit pas comment les Coqs vont réussir à revenir au score.

Les malheurs d'un gardien.

De retour sur la glace les Coqs font preuve de beaucoup de courage et se lancent à l'assaut des cages de Niklas Lehti. Même si les Belougas ont levé le pied, leur gardien veille au grain et rassure dans les buts. A la 45e minute Kevin Gadoury pour Courbevoie tente sa chance de loin. Sans succès. La réaction des locaux ne se fait pas attendre. Alexis Codevelle démontre l'étendue de son talent, il récupère le palet, contourne un défenseur, pivote sur lui-même et, d'un tir complètement excentré, réussit à passer le palet au ras de la jambière du malheureux Thibault Hiret. Le public chambre. Dès lors, toutes les interventions du portier des visiteurs seront applaudies et son nom sera scandé à chaque sortie. En dépit de ce 5e but qui vient presque anéantir leurs espoirs de recoller au score, les Coqs réussissent enfin à tromper Lehti. C'est Marc-André Tourigny à la 52e minute qui se charge de redonner un peu d'espoir à ses coéquipiers. Mais l'espoir est de courte durée car dès l'engagement Augustin Gillardin pour les Bélougas décoche un tir juste sous la barre. 6-1 pour les Blagnaco-Toulousains qui écoeurent leurs adversaires du soir.

Il ne reste que sept minutes de jeu, les Coqs savent que le match est perdu. Thibault Hiret semble tellement vulnérable dans ses buts que le public chante : « il suffit de cadrer ! » Et c'est effectivement ce que fait Jimi Planto qui tente un tir de loin qui finit au fond des filets. Il ne reste plus que deux minutes et c'est en double supériorité numérique que les visiteurs réussissent à inscrire leur 2e but. Les locaux explosent de joie au coup de sifflet final, le public est en délire et c'est sous les applaudissements que les Bélougas se lancent dans un tour d'honneur tandis que les Coqs rentrent déçus au vestiaire. Victoire finale du TBHC 7-2.

Conclusion

Cette rencontre a été dominée par des Bélougas euphoriques, conquérants, qui n'ont laissé aucune possibilité à leur adversaire de s'en sortir. Même si on ne peut pas résumer le match à la contre-performance de leur gardien, il est vrai qu'elle a énormément pesé en privant les visiteurs d'une base défensive solide mais d'un autre côté la pression offensive des Bélougas n'a cessé d'être constante lors des deux derniers tiers et ils ont logiquement pris le large. Au classement, la victoire du TBHC combinée aux résultats des autres rencontres propulse les Blagnaco-Toulousains à la 9e place juste derrière leur adversaire du soir. La deuxième moitié du championnat est tellement serrée qu'il n'y a que trois petits points entre la 8e et la 13e place. Qui sera qualifié pour les play-offs ? Qui trébuchera et finira en D2 ? Cette fin de championnat va être passionnante.

 

Toulouse-Blagnac - Courbevoie 7-2 (0-0, 4-0, 3-2)
Samedi 7 janvier 2012 à la patinoire Jacques Raynaud. 1085 spectateurs.
Arbitrage de Marie Tjana Picavet assisté de Frederic Hemmery et Olivier Salicio.
Pénalités : TBHC 45' (4', 4', 37'), Courbevoie 63' (6', 6', 51').

Évolution du score :
1-0 à 23'04" : Pourtanel assisté de Golden et Péronnard (sup. num.)
2-0 à 24'44" : Péronnard (inf. num.)
3-0 à 27'51" : Palanto assisté de Pelisse
4-0 à 34'30" : Michaud assisté de Drogue et Dewolf (sup. num.)
5-0 à 47'12" : A. Codevelle assisté de Gadiot et Péronnard
5-1 à 52'45" : Tourigny assisté de Hanes et Motte
6-1 à 52'50" : Gillardin assisté de Dewolf et Ahlfors
7-1 à 55'51" : Palanto assisté de Dewolf et Golden (sup. num.)
7-2 à 58'01" : Kodyjasz assisté de Tourigny (double sup. num.)


Courbevoie

Gardiens : Thibault Hiret

Défenseurs : Roman Jasko, Yoann Petiot, Luc Tanesie, Grégory Boissière, Vladimir Konopka, William Place

Attaquants : Anthony Kodyjasz, Benoit Paillet, Marc André Tourigny, Matus Hanes, Marc Slupski, Hugo Vinatier, Alexandre Motte, Michel Denis, Kévin Gadoury

Toulouse-Blagnac

Gardiens : Niklas Lehti

Défenseurs : Damien Gadiot, Benoit Pourtanel, Taneli Ahlfors, Karl Dewolf, Terry Prunier, Maxime Michaud, Harold Ten Braak, Robin Drogue

Attaquants : Jérémy Pradel, Augustin Gillardin, Alexis Codevelle, Remi Peronnard, Christophe Ribanelli, Kirk Golden, David Gaydon, Jimi Palanto, Antoine Pelisse.