Dunkerque - Montpellier (Division 1, 19è journée)

Si proches les Corsaires peuvent nourrir des regrets

Il est des matchs à la fin desquels on peut s’en vouloir d’être passé à côté. D’autres où on se dit l’adversaire était plus fort, il n’y a pas photo. Et il y a le match de samedi face à Montpellier ! Longtemps les Corsaires y ont cru. Pendant 40 minutes et deux tiers très disputés. Puis il y eu cette troisième période folle durant laquelle les deux équipes ont ouvert les vannes. Score final 6-5 pour les Vipers qui viennent s’imposer sur les terres Dunkerquoise. Les Corsaires voient la huitième position leur échapper.



Tout avait pourtant bien commencé et très vite pour les hommes de Marc Leroux. Ce sont eux qui ouvrent la marque sur une supériorité numérique. L’inévitable Maurice Rozenthal (qui totalisera à la fin de ce match 9 points sur ses 3 derniers matchs joués depuis début 2012 !) est encore l’instigateur des velléités offensives dunkerquoises. Il reprend un rebond laissé libre par le portier montpelliérain. Deux minutes de jeu et les Corsaires sont là (1-0 à 02'01") ! Le jeu est fluide, les deux équipes proposent, sur un rythme effréné, de bien belles séquences de jeu. Les deux gardiens Martel et Palmkvist sont tous deux très sollicités dans ces 20 premières minutes de jeu. Mais l’indiscipline des Dunkerquois va leur être fatale. Les Vipers très habiles dans cet exercice vont en profiter illico. Czuba (futur bourreau des Corsaires) est à la conclusion. Il permet aux siens de revenir à égalité avant la première pause (1-1 à 16'28").

Au retour des vestiaires, Ghislain Folcke doit abandonner les siens. Le défenseur souffre d'une fièvre intense et doit renoncer à poursuivre. Coup dur pour toute la défense. Montpellier semble revigoré par ce but salvateur en toute fin de tiers. Ce sont encore une fois les joueurs de l’Hérault qui vont prendre les choses en mains. L’attitude des Corsaires, qui semblent amorphes en début de période, tranche avec l’agressivité des Vipers. Martel écope d’une pénalité stupide pour obstruction. Montpellier transforme immédiatement en but au tableau d’affichage (1-2 à 21'18"). A peine 180 secondes plus tard, après qu’un Corsaire se soit vu infliger une pénalité par l’arbitre principal, les Vipers enchaînent et prennent le large (1-3 à 24'15).

Ces deux nouveaux buts démontrent encore une fois aux Corsaires que leur indiscipline ne peut pas les faire gagner dans des matchs contre des équipes du calibre de Montpellier. Car les pénalités données aux Corsaires ne sont pas des pénalités dues à des retards dans le jeu, mais bel et bien des pénalités d’indiscipline. Dans cette deuxième période les Corsaires se retrouveront 12 minutes sur le banc des pénalités. Quelle équipe peut prétendre gagner un match avec un tel handicap ? Mais envers et contre tous, les Corsaires réussissent à sortir un peu la tête de l’eau en fin de tiers. Maurice Rozenthal, redonne de l’espoir. Il récupère le palet derrière le but de Palmkvist, ne voyant aucun Montpelliérain venir, il contourne la cage et lance du revers. Pleine lucarne (2-3 à 39'35"). Fin de période sur ce score de 3-2, un écart d’un but à combler pour les locaux qui obtiennent même un jeu à 5 contre 4 pour commencer la dernière période.

On croit alors que le match peut tourner en faveur des Corsaires sur cette première supériorité numérique. Ce sera tout l'inverse! En effet, ils encaissent coup sur coup 2 buts alors qu’ils évoluent à 5 contre 4…Impardonnable à ce niveau de jeu. De grossières erreurs et errances défensives permettent tout d’abord à Danilics de donner deux nouvelles longueurs d’avance aux siens (2-4 à 40'36"). Puis dans la foulée, sur l’engagement suivant, Luukkonen bien lancé par Cassels va battre Martel laissé seul par une défense Corsaire qui n’est plus (2-5 à 41'27").

Stupeur dans les travées de Raffoux. Voilà les Corsaires en bien mauvaise posture à 18 minutes de la fin du match. Mais dans ce match qui semble promis aux Montpelliérains, les Corsaires n’abdiquent pas. Pelletier et Thomas partent en contre-attaque, personne ne voit rien venir. A un moment où l’on croit les Corsaires dépités. C’est à ce moment que Pelletier décide de prendre sa chance. Un tir lointain et soudain trompe la vigilance de Palmkvist (3-5 à 45'58"). L’espoir est de nouveau palpable. Mais pas pour longtemps, puisque 15 secondes plus tard Czuba, pour son 4ème but de la soirée, enfonce un peu plus les Corsaires (3-6 à 46'13"3-6 à 46'13"). Les Corsaires ne s’en remettront pas. Ils parviendront tout de même en fin de match à revenir au score en inscrivant deux buts en supériorité numérique par leur capitaine François Rozenthal. Score finale 5-6 et une nouvelle défaite à domicile qui aurait pu (ou dû) être évitée.

Le constat est sévère, la sanction immédiate. Les Corsaires voient s’envoler la 8ème place au classement. Une 8ème place laissée libre par Courbevoie après sa défaite 13-1 à Mulhouse. Les Corsaires prendront la route samedi prochain vers Lyon. Lyon que certains Corsaires connaissent bien… Pour avoir, un soir d’avril 2011, battu les Lions chez eux et remporté le titre de Champion de France. Aujourd’hui le contexte est différent, les Corsaires sont au pied du mur et de la montagne lyonnaise. Une montagne qu’il faudra franchir s’ils veulent entretenir un mince espoir de play-offs cette saison…

Compte-rendu du site officiel des Corsaires de Dunkerque


Dunkerque – Montpellier 5-6 (1-1, 1-2, 2-3)
Samedi 21 janvier 2012 à 18h30 à la patinoire Michel Raffoux. 1 020 spectateurs.
Arbitrage de M. Tzirziganis assisté de Nicolas Dessaint et Nicolas Dhont.
Pénalités : Dunkerque 18' (4', 12’, 2’), Montpellier 18' (4', 4', 10’).
Évolution du score :
1-0 à 02'01" : M. Rozenthal assisté de F. Rozenthal et Croguennec (sup. num.)
1-1 à 16'28" : Czuba assisté de Cassells et Kaisjoki (sup. num.)
1-2 à 21'18" : Czuba assisté de Kaisjoki et Luukkonen (sup. num.)
1-3 à 24'15" : Kaisjoki assisté de Czuba et Cassells (sup. num.)
2-3 à 39'35" : Pelletier assisté de M. Rozenthal
2-4 à 40'36" : Danilics (inf. num.)
2-5 à 41'27" : Luukkonen assisté de Cassells (inf. num.)
3-5 à 45'58" : Pelletier assisté de Thomas
3-6 à 46'13" : Czuba assisté de Luukkonen
4-6 à 51'40" : F. Rozenthal assisté de M. Rozenthal et Brachet (sup. num.)
5-6 à 59'57" : F. Rozenthal assisté de M. Rozenthal et Rousseau (double sup. num.)