Compiègne - Toulon (Division 2, 14e journée)

Les Lions vaincus mais...

Compiègne pourra nourrir des regrets. Après l'une de ses prestations les plus aboutie de la saison, les Lions s'inclinent sur un tir de pénalité cruel dès l'entame de la prolongation face à Toulon (2-3). Tout n'est pas perdu cependant pour les hommes de David Dostal qui prennent malgré tout un précieux point leur permettant de rester à deux longueurs de Clermont et d'Asnières. Des Franciliens contre qui Compiègne était allé s'imposer lors de la précédente journée (5-8). Pour Toulon, cette victoire à l'arrachée fait du bien après le revers concédé à Tours la semaine passée (6-3). Elle permet surtout aux Boucaniers de rester dans le trio de tête.

VychodilFilip

Dès les premiers coups de patins la donne est claire, les Picards s'évertuent avant tout à bien défendre. Une défense qui reste la grande interrogation côté compiégnois depuis le départ du défenseur canadien Julien Levasseur, retourné au pays. La possession du palet est logiquement à l'avantage de Toulon. Pourtant les Varois peinent à se montrer dangereux malgré plusieurs supériorités numériques. Il faut attendre un tir de Bolomier suivi d'un slap de Drzik pour voir la première véritable occasion (10'45").

Sur une infériorité, les Lions sont mêmes tout proche d'ouvrir la marque sur un contre de Prokop qui s'en va tromper Jaroslav Jagr (11'30"). L'arbitre refuse le but, jugeant que le Slovaque avait franchi la bleue avant le palet. Mais à force d'insister, Toulon finit par trouver la faille, également en infériorité. Slama récupère le palet dans sa zone et adresse une longue passe à Dulouel qui passe le palet entre les jambes de Caladi (0-1, 15'15").

Sonné, Compiègne encaisse un second but dans la foulée. Sur une remise en jeu dans la zone des Lions, Clément Ramos hérite du palet et propulse le palet dans la lucarne d'un Caladi incrédule (0-2, 15'47"). Le gardien jaune se rattrape quelques instants plus tard sur un tir à bout-portant de Slama (17'30").

En fin de tiers-temps, Compiègne accélère et ne tarde pas à réduire le score. Laurent Chenard gratte un palet dans sa zone et lance instantanément Nicolay qui remonte sur la droite et tire en force entre les jambes de Jagr (1-2, 18'18"). Les Lions sont mêmes proches de revenir au score par Brochard qui trouve le poteau (19'24").

Les efforts de Compiègne sont récompensés au début du deuxième tiers. En supériorité, les Lions font tourner la rondelle en zone offensive. Dostal trouve Vychodil qui envoie un missile dans la lucarne droite de Jagr (2-2, 22'34"). Après cette égalisation, les deux équipes se rendent coups pour coups. Les Lions prennent confiance et pressent beaucoup plus haut qu'au premier tiers. Successivement, Plichta et Dostal mettent Jagr à contribution (25'30").

Toulon se met à la faute et concède les pénalités. Mais comme trop souvent cette saison, les Lions ne parviennent pas à créer le danger en situation de supériorité. Pour preuve, en double supériorité, Compiègne ne frappe quasiment pas au but. Le match s'équilibre et tombe dans un faux rythme. Seul Vychodil parvient à s'illustrer sur une montée rageuse conclue par un shoot sur Jagr (31'10").

La fin du tiers est plus brouillonne, conséquence probablement de la fatigue accumulée par les deux équipes. Les joueurs regagnent ainsi les vestiaires sur ce bon deuxième acte des Compiégnois. Malgré tout, les Picards ont à plusieurs reprises manqué l'occasion de passer devant.

Le dernier acte reprend sur le même faux-rythme. On cherche avant tout la possession du palet, quitte à prendre moins de risque en attaque. La tension ne tarde pas à monter et les accrochages se multiplient. Les pénalités se succèdent. Les minutes défilent et Toulon accentue la pression. Mais les Picards s'accrochent et défendent bec et ongles la cage de Caladi. Si bien que les Boucaniers peinent à se créer des situations dangereuses.

L'occasion de tuer le match est même au crédit des Lions. En contre-attaque, Prokop se présente seul face à Jagr mais perd son duel (56'12") ! Dans le money time, le match s'anime. Petr Janicka envoie un missile sur Caladi (56'31"). Compiègne réagit par Vychodil, intenable, qui trouve la mitaine du gardien varois (57'29"). Ça sera la dernière occasion du temps réglementaire. David Dotal serre le point. Son équipe a poussé un ténor de la poule en prolongation. Toulon n'a besoin que de 22 secondes pour mettre fin aux espoirs des Lions sur un tir de pénalité de Martin Dulouel (2-3, 60'22"). Frustrant.

Commentaires d'après-match :

David Dostal (entraîneur de Compiègne) : « On voulait récupérer un point au minimum. Je suis fier de mes joueurs. On récupère un point qui va compter à la fin. On prend un peu trop de pénalités sur le match. Maintenant il va falloir être capable de reproduire ce genre de match. »

Richard Brodeur (entraîneur de Toulon) : « On domine la première période mais ensuite ils (les joueurs de Compiègne, NDLR) reviennent bien. Au deuxième tiers, on ne joue pas, et durant le troisième, on est sous pression. On voulait les deux points ce soir. Mais Compiègne un fait bon match. »

 

Compiègne – Toulon 2-3 après prolongation (1-2, 1-0, 0-0, 0-1)
Samedi 21 janvier 2012 à 20h30 à la patinoire des Mercières. 250 spectateurs.
Pénalités : Compiègne 72' (12'+5'+20', 4', 6'+5'+20'), Toulon 70' (4'+5'+20', 10', 6'+5'+20').

Évolution du score :
0-1 à 15'15" : Dulouel assisté de Slama (inf. num.)
0-2 à 15'47" : Ramos assisté de Janecka
1-2 à 18'18" : Nicolay assisté de Chenard
2-2 à 22'34" : Vychodil assisté de Dostal et Prokop (sup. num.)
2-3 à 60'22" : Dulouel (tir de pénalité)