L'agence Standard & Puck's note la Ligue Magnus

LHENRYfabrice110903094Rouen (41 points, variation de -9%). Note AAA, mise sous surveillance

Le RHE reste un émetteur de première qualité. Sa conquête du marché européen prouve sa capacité d'innovation et son esprit d'entreprise. Malgré l'apparition de nouveaux concurrents, sa productivité reste la meilleure dans le marché du hockey français. Cependant, une structure aussi solide qu'elle soit résiste difficilement à l'absence de son gardien du trésor, Fabrice Lhenry. De plus, Standard & Puck's a alerté à plusieurs reprises les investisseurs sur le poids du syndicat CGC (Confédération Générale du Caribou) qui nuit à la flexibilité des contrats de travail et constitue un contre-pouvoir incontournable à la stratégie du gérant Rodolphe Garnier. Le RHE est donc mis sous surveillance au cours des deux prochaines semaines.

Dijon (38 points, +81%). Note AA-, en hausse de trois crans.

Le DHC a connu une croissance spectaculaire de 81% de son chiffre d'affaires. Le nouveau directeur délégué Jarmo Tolvanen a réussi son changement de stratégie en s'appuyant sur une troïka de commerciaux (Guttig, Gascon, Riendeau) auxquels aucune porte n'a résisté. Le directeur financier Ramon Sopko a l'expérience suffisante pour gérer le besoin de fonds de roulement en phase de croissance. Cependant, l'infrastructure, et en particulier le siège social étriqué, ne correspond plus aux capacités du DHC et freine ses ambitions.

Chamonix (37 points, +48%). Note A+, en hausse de deux crans.

Stéphane Gros est notre manager de l'année. Son système de jeu, certifié ISO9001, implique aussi bien les jeunes qui travaillent à toute vitesse que les séniors qui connaissent toutes les ficelles du métier. Ce cas bat en brèche les préjugés managériaux en prouvant que l'on peut mettre en place une organisation efficace et une parfaite coordination entre les employés sans pratiquer de discrimination par l'âge. Le CHC bénéficie de la réforme des retraites et surtout du recul de l'âge de celle de Richard Aimonetto.

Briançon (35 points, chiffre d'affaires stable). Note AA-. Perspective stable.

Cette structure était notée CCC et constituait un investissement ultra-spéculatif il y a seulement deux ans. Elle est aujourd'hui devenue un modèle de stabilité en maintenant sa position dans un marché sans perspective de croissance. Quel motif d'espoir pour la Grèce : voilà un nouveau Basileus capable de faire renaître Byzance.

Angers (34 points, -17%). Note AA, mise sous surveillance avec perspective négative.

Malgré le recrutement d'un analyste financier de renom, Jay Varady, diplômé de l'Institut des Hautes Etudes Statistiques, les Ducs ont un problème basique de production. Ils développent de nombreux projets, mais ne vont jamais au bout de la mission et facturent trop rarement au client. Les recettes effectivement perçues ont ainsi diminué de 34% en un an (39 buts de moins). La semaine de congés posée par les employés à partir de vendredi a été annulée pour qu'ils apprennent à achever leurs dossiers. La compression d'effectifs opérée en décembre n'a pas suffi à rassurer les investisseurs, échaudés par la présence d'un contrat en CDI qui ne favorise pas l'intéressement aux bénéfices.

Morzine-Avoriaz (34 points, +36%). Note A, en hausse d'un cran, mise sous surveillance.

Le HCMA devait partir à la conquête du marché français et n'a finalement même pas pris la place de numéro 1 du marché local, détenue par Chamonix. Pour autant, les indicateurs sont positifs. Le test sera un contrat important nommé "play-offs". Si le dossier de candidature du HCMA est accepté (le contraire serait surprenant mais les appels d'offres réservent parfois des surprises à Marseille), il s'engagera dans une procédure de dialogue compétitif avec comme concurrent Chamonix. La question de la suprématie régionale sera définitivement réglée.

Grenoble (32 points, +14%). Note A, en hausse d'un cran. Perspective positive.

Le plan de départs volontaires sans licenciement économique d'il y a trois ans a laissé des traces, mais la restructuration a fait son effet. La nouvelle équipe, plus condensée et rajeunie, aura sûrement l'opportunité de faire ses preuves. Quand une société dispose de si bons fondamentaux, il aurait été dommage qu'elle soit plantée par les erreurs de quelques dirigeants. Si elle n'est pas rattrapée par de vieux contentieux, il n'y a pas de raison qu'elle ne connaisse pas de nouveau une croissance durable.

Amiens (28 points, -20%). Note A-, en baisse d'un cran.

Il n'y a pas d'entreprise qui vaille sans un bon service "Ressources Humaines". C'est le point faible de la maison gothique. On y pratique le CV anonyme, mais cela ne fait pas sens pour des employés expérimentés. c'est surtout un prétexte pour surpayer des recrues sans s'être suffisamment renseigné auprès des réseaux adéquats. Quand on n'a pas de vrai chasseur de têtes, on a intérêt à savoir conserver les jeunes que l'on prend du temps à former. Amiens s'est souvent fait dépouiller par des concurrents plus habiles, et doit enfin apprendre à tirer le profit de la qualité de ses structures d'apprentissage.

Strasbourg (28 points, +27%, retraité en +12% hors pénalités exceptionnelles). Note A-.

La consolidation des comptes a révélé la juste valeur de l'entreprise, même si la bulle spéculative du printemps 2011 ne se reproduit pas. Rouen sera moins tranquille cette année à l'idée de croiser de nouveau la route des Alsaciens.

Épinal (26 points, -21%). Note BBB. Perspective stable.

Faute d'assurer ses arrières, cette structure subit une exposition persistante aux attaques hostiles qui la rend fragile dès qu'elle s'aventure dans des contrats un peu trop gros pour elles.

Gap (21 points, -43%, retraité en -35% hors pénalités exceptionnelles). Note BBB. Perspective positive.

De lourds investissements ont été consentis cette saison. La prospection d'un nouveau marché provençal n'a pas été concluante, mais Gap pourra revenir sans peine sur son marché d'origine avec des infrastructures rénovées. Un prochain exemple de relocalisation heureuse.

Caen (19 points, +6%, retraité en -6% hors bénéfices exceptionnels). Note BB. Perspective négative.

Le résultat positif, même s'il résulte en partie d'une illusion comptable, suffit à combler l'entreprise, et c'est bien normal puisqu'elle a atteint ses objectifs. Elle n'a rien à perdre qu'elle peut s'avérer un concurrent redoutable pour une structure en doute comme Angers. La compétitivité à long terme de Caen sera cependant questionnée de nouveau cet été.

Villard-de-Lans (12 points, -45%, retraité en -40% hors bénéfices exceptionnels). Note BB-, en baisse d'un cran.

La main d'oeuvre difficilement recrutée a assuré 85% de la production, et il n'est pas sûr que cela suffise. Imaginez si elle n'avait pas eu la rentabilité voulue.

Neuilly-sur-Marne (10 points, nouvel entrant). Note BB-. Perspective stable.

Au début de sa cotation, le HCNM93 avait suscité des attentes peut-être démesurées par rapport à son infrastructure. Son effectif a vite grandi, mais aussi vite rétréci au gré des invalidités et accidents de travail. L'atmosphère volontaire de la start-up n'a pas disparu, ses limites organisationnelles non plus.

Standard & Puck's est une agence renommée por ses notations indépendantes. Elle délivre les meilleures prospectives sur le marché.

Elle ne garantit aucun de ses clients contre le risque lié à une inexactitude des prévisions énoncées. Rappelons que Standard & Puck's a noté le Canada AAA et l'URSS BBB avant la série du siècle, et qu'elle a noté l'URSS AA+ et les Etats-Unis BB- avant les JO de Lake Placid.