Montpellier - Mont-Blanc (Division 1, 26è journée)

Le Mont-Blanc à l'envie

Tout le staff du Mont Blanc s'était déplacé pour ce match de la dernière chance. Surtout ne pas descendre de division deux fois de suite. Végapolis avait répondu en masse à l'appel du "Vae Victis". C'est une patinoire pleine qu'auraient les Hauts Savoyards, même si celle-ci tardait à se remplir faute d'une imprimante de billets défaillante. Heureusement les hôtesses de caisse de Végapolis et le staff informatique des Vipers savent faire face et c'est avec quelques minutes de retard que tout le monde pouvait assister à la rencontre. Nos excuses aux spectateurs obligés d'attendre et un petit rappel à la billetterie Internet pour éviter ces impondérables.



Et il ne fallait pas être en retard, car, dès le début du match, le Mont Blanc avait imprimé son rythme à la rencontre. Avec l'emblématique Christian Pouget inséré dans l'effectif, c'est toute une tradition de hockey qui défendait ses valeurs. Sur un mouvement d'école, Patxi Biscard avait ouvert les débats. Les gars de la "hiaute" en remettaient un coup et il fallait un Palmkvist alerte pour ne pas aggraver le score.

Le rythme, justement un des problèmes des Vipers en ce début de match. A l'inverse de leurs opposants du soir qui avaient été en découdre à Anglet le samedi précédent et tentaient de sauver leur peau en Division 1, les Vipers sortaient d'une période de récupération après Brest et d'une semaine de reprise. Aleksander Petrov avait récupéré un palet dans la zone, feinté un défenseur et adressé à Luc Saccomano un poignet ravageur dans le haut du filet. Ce petit but flattait le tableau d'affichage et masquait l'évident manque de pugnacité des hommes de Pascal Ryser et Marek Michalovic.

Les moues sur le banc montpelliérain en disaient aussi long que le spectacle produit. Ce match ne s'annonçait pas comme un grand cru. Il faut mettre au crédit des locaux que malgré l'absence d'enjeu pour eux, les Vipers allaient essayer de secouer la torpeur qui avait envahi ce premier tiers temps. Dès l'entame du second tiers temps, les locaux n'avaient pu profiter d'une supériorité numérique. A la sortie de celle-ci, ils se voyaient réduits pour un surnombre. Daniel Palmkvist avait repoussé un premier tir de la pointe du dispositif haut savoyard. Il allait s'incliner peu après sur le tir puissant du finlandais de l'Avalanche, Riku Silvennoinen.

Animé par l'incontournable Kristian Luukkonen, l'offensive héraultaise se mettait en branle. Les lignes qui avaient su produire un jeu inspiré depuis le début décembre refaisaient parler la poudre. En face, le Mont Blanc faisait face à l'orage. Les vieux grognards insufflaient aux jeunes plein d'allant la patience et la perspicacité. En effet, les plus virulents des Vipers se retrouvaient très entourés avant même qu'ils aient récupéré le palet et peu à peu le jeu des montpelliérains sombrait dans une succession de tentatives personnelles vite maîtrisées ou bien orientées pour aboutir à des tirs, nombreux certes, mais sans réel danger.

Les yeux rivés sur la page des résultats de la FFHG, les dirigeants du Mont Blanc, savaient qu'à Reims Dunkerque et ses Corsaires étaient en train de gagner 2-1, condamnant l'Avalanche en cas de défaite ou de prolongation à Montpellier.

Les joueurs de Christian Pouget étaient loin d'être rassurés sur leur sort à l'entrée de ce troisième tiers temps. Avec un but des Vipers, l'égalisation produite pouvait réanimer un effectif montpelliérain plutôt détaché des débats. Autant étouffer les velléités en marquant un autre but et se donner un léger matelas en supposant une hypothétique réaction des hôtes de Végapolis.

Tirer au but n'est jamais vain. Un rebond, une erreur, un moment de relâchement, peuvent permettre de créer une situation de danger, ou même un but. Bingo.! Le gant un peu nonchalant du portier suédois des Vipers ne remontait pas assez vite et le tir décoché par Romain Orset entrait dans le filet béant des Vipers.

C'est humain, lorsque l'on voit son opposant lutter et se débattre contre une relégation, qui aurait envie de l'enfoncer, alors même qu'il n'y a pas d'enjeu, ni de risque pour soi même ? La parfaite illustration de ce propos était apportée par un seul tir comptabilisé dans la période pour les Vipers, et, surtout, le but en infériorité numérique du capitaine Romain Orset, qui partait seul loger le palet de la délivrance dans la cage montpelliéraine.


Compte-rendu du site officiel des Vipers de Montpellier


Montpellier – Mont-Blanc 1-4 (1-1, 0-1, 0-2)
Samedi 17 mars 2012 à 19h30 à Vegapolis. 1 212 spectateurs.
Arbitrage de Marie Tjana Picavet assistée de Frédéric Peurière et Mikaël Rommevaux.
Pénalités : Montpellier 14' (6', 6’, 2’), Mont-Blanc 12' (2', 6’, 4’).
Tirs : Montpellier 18 (5, 12, 1), Mont-Blanc 25 (14, 6, 5).
Évolution du score :
0-1 à 04'52" : Satonay assisté de Vialle et Chauvière
1-1 à 08'15" : Petrov
1-2 à 24'46" : Silvennoinen assisté de Biscard (sup. num.)
1-3 à 43'40" : Orset assisté de Silvennoinen
1-4 à 54'42" : Orset (inf. num.)