Reims - Dunkerque (Division 1, 26è journée)

Incroyable scénario en guide de dénouement !

On pourrait titrer : « incroyables Corsaires » ou « ils l’ont fait ! », en effet ce qu’ont réalisé les Corsaires ce samedi sur la glace de la chaussée Bocquaine à Reims est tout simplement magique ! Les 120 Dunkerquois présents en terre champenoise ont vibré et finalement chanté après le coup de sifflet final synonyme de délivrance. Une victoire 5-2 face à un des ténors du championnat ! Les corsaires méritent leur place en D1, l’essentiel est assuré, la vérité de la glace a fait taire les plus sceptiques ! Bravo Messieurs.

Après 3h00 de route, les 120 supporters dunkerquois prennent place dans la patinoire Bocquaine dès 19H00, commençant à entonner des chants de carnaval. Le territoire est marqué de l’emprunte nordiste. Un signe, un message sûrement envers les supporters adverses : « La soirée sera dure et longue pour vous », ont-ils l’air de signifier…Dans cette ambiance bon enfant, le coup d’envoi de cette ultime rencontre ô combien capitale pour les Corsaires est donné par Monsieur Perronnin l’arbitre principal.



A l’instant où le palet touche la glace, on sent une vraie détermination du côté corsaire. De l’application et de l’implication ! De la présence devant Marc-André Martel qui multiplie tout de même beaucoup d’arrêts. En effet, les Corsaires sont hargneux et besogneux en ce début de match, mais les coups de buttoirs sont bel et bien pour les attaquants rémois, qui développent un jeu plus posé. « Mardey » est euphorique dans ses buts et l’on sent chez lui l’envie de préserver ce score de 0-0 le plus longtemps possible.

Le public dunkerquois pousse derrière les siens et c’est à la 13ème minute qu’arrive un premier signe positif. Maurice Rozenthal s’engouffre dans la défense Rémoise, il virevolte et trouve Benjamin N’Guyen bien démarqué au deuxième poteau de Kubis. Ce dernier reprend de volée et trouve la faille sous le bras du portier des Phénix (0-1 à 13'00"). Ouverture du score. Les supporters, pourtant bien informés que dans l’autre rencontre entre Mont Blanc et Montpellier les deux équipes sont à égalité, exultent quand même. Leurs protégés viennent de prendre l’avantage au score. Et le premier tiers en restera sur ce score à l’avantage des Maritimes.

La deuxième période démarre on ne peut plus mal pour les Corsaires. Pourtant positionnés en zone d’attaque, ils se font cueillir à froid sur une très belle contre-attaque initiée par Hordelalay et conclue par Vrielynck (1-1 à 22'53"). Le plus mauvais des scénarios est en train de se mettre en place. Les Dunkerquois avec ce score de parité sont virtuellement relégués en D2. Les chants qui émanent des tribunes deviennent un peu plus timides. L’anxiété est palpable. Mais pas sur la glace heureusement.

Les Corsaires vont montrer une vraie force de caractère, ils continuent à se battre sur tous les palets. Le travail va être payant puisque c’est sur une supériorité numérique qu’ils vont même se permettre à nouveau de prendre l’avantage au score. François Rozenthal posté au second poteau profite d’un bon travail de Benjamin N’Guyen dans le slot. Il n’a plus qu’à pousser le palet au fond des filets de Kubis (1-2 à 29'07"). Les revoilà en Division 1. Dans le même temps, le Mont Blanc a pris l’avantage (2-1) du côté de Montpellier. Fin de la seconde période avec un court avantage mais qui permet aux hommes de Marc Leroux de pouvoir toujours espérer.

Les 20 dernières minutes des Corsaires cette saison, s’annoncent palpitantes mais aussi stressantes pour le 7ème homme qu’est le public dunkerquois. Ils ont repris des couleurs après le dernier but de François Rozenthal, mais demeurent inquiets. Les joueurs ne connaissent rien de ce qui se passe dans l’autre rencontre et tant mieux ! Cela leur permet sans doute de continuer à imprimer un rythme fou. C’est une équipe maritime survoltée qui démarre en trombe ce dernier tiers. Le break est fait lorsque, sur une nouvelle supériorité numérique, Maurice Rozenthal récupère un rebond laissé libre par Kubis en plein milieu du slot (1-3 à 43'50").

Explosion de joie dans la travée G des gradins, celle occupée par 120 personnes en état de fusion. Les Corsaires n’ont plus le choix. S’ils veulent rester en D1, ils doivent maintenant absolument gagner car Mont Blanc s’est imposé sur la glace de Montpellier ! L’issue positive se profile à l’horizon. Et cet horizon va véritablement s’éclaircir moins de 5 minutes après le dernier but Corsaire. Guillaume Pelletier, laissé libre de tout marquage, récupère une passe de Matthieu Becuwe suite à un gros travail de pressing de ce dernier en zone offensive. Pelletier n’hésite pas une seconde avant de décocher une terrible frappe en direction du pauvre Kubis. Il accroche la lucarne (1-4 à 48'17").

Il reste 12 minutes à jouer, les Corsaires ne comptent pourtant pas en rester là. Avec une vraie détermination qui leur faisait défaut depuis des semaines, ils arrivent à faire tourner les jeux en leur faveur. Leur travail va une nouvelle fois payer : Eric Rousseau est à la réception d’un énième rebond laissé par Kubis, suite à un lancer de Maxime Brachet (1-5 à 53'15"). 5-1 en faveur des Corsaires qui sont,  il faut bien l’avouer, sûrement les premiers surpris de ce score. Ils n’en reviennent pas. Ils célèbrent ce but en prenant soin de rester concentrés sur leur objectif. Le gain du match est acquis et ce n’est pas le but inscrit en toute fin de match par le Rémois Sabatier qui va gâcher la fête (2-5 à 58'29").

Une minute à jouer, des scènes de joie commencent à être visibles sur le banc dunkerquois, qui se congratule. Les supporters entonnent la cantate à Jean Bart. Le décompte se fait : 10, 9, 8, 7….3, 2, 1…Les Corsaires restent en Division 1 !!! L’objectif avoué du début de saison devient réalité, les Corsaires l’ont fait. Ils peuvent communier avec leurs supporters, la fête ne fait que commencer !

Compte-rendu du site officiel des Corsaires de Dunkerque


Reims – Dunkerque 2-5 (0-1, 1-1, 1-3)
Samedi 17 mars 2012 à 20h00 à Bocquaine. 822 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Peronnin assisté de Jérémy Métais et Jérémy Kahli.
Pénalités : Reims 10' (2', 4’, 4’), Dunkerque 12' (6', 6', 0’).
Évolution du score :
0-1 à 13'00" : N’Guyen assisté de M. Rozenthal
1-1 à 22'53" : Vrielynck assisté de Hordelalay
1-2 à 29'07" : F. Rozenthal assisté de N’Guyen (sup. num.)
1-3 à 43'50" : M. Rozenthal assisté de Dubois et F. Rozenthal (sup. num.)
1-4 à 48'17" : Pelletier assisté de Becuwe et Tkac
1-5 à 53'15" : Rousseau assisté de Brachet et Destoop
2-5 à 58'29" : J. Sabatier assisté de F. Sabatier et Rehor