Skellefteå AIK - AIK (Elitserien, demi-finale, match 3)

McDonnellKentLa demi-finale est actuellement à 1 partout. Si le premier round a vu une victoire aisée de l'AIK de Solna à Skellefteå (4-1), le deuxième fut largement plus indécis. En effet, au cours d'une bataille épique, le Skellefteå AIK s'est finalement imposé 5-4 en prolongation alors que trois périodes supplémentaires ont été nécessaires, soit un match marathon de 111 minutes de jeu. De retour à domicile, le SAIK souhaite faire le break même si la question de la fraîcheur physique, dans un camp comme dans l'autre, se pose réellement.
 
Kent McDonell, un des deux joueurs nord-américains de l'AIK, sera le premier à s'illustrer avec une entrée en zone rapide et un tir puissant, repoussé par Joacim Eriksson. Pierre-Édouard Bellemare sera le premier à donner des sueurs froides à Viktor Fasth. Notre bleu fait le tour de la cage, se retrouve dos au but et effectue une passe du revers devant l'enclave, malheureusement celle-ci ne sera pas exploitée correctement. La première occasion franche est à mettre à l'actif de Jimmie Ericsson, capitaine du SAIK : Patrik Nemeth et Johannes Salmonsson tergiversent trop ce qui offre un face à face entre Ericsson et Fasth, toutefois sans conséquences. Mais le calvaire de Viktor Fasth ne fait que de commencer.
 
À la neuvième minute, l'AIK reçoit bêtement un double désavantage numérique. D'abord en raison d'une charge dans le dos de McDonell, puis d'un changement de ligne trop aléatoire, sanctionné pour surnombre. Bellemare, côté droit, offre une sublime passe dans l'axe pour Jimmie Ericsson qui s'y prend en plusieurs fois mais Fasth se jette sur le palet. Il s'agira finalement de la seule situation réellement dangereuse, le club de Solna s'en sort bien. Pour l'instant. Christian Söderström pour le SAIK, trop égoïste sur un 2 contre 1, et Christian Sandberg pour l'AIK, dont la tentative sera arrêtée par la jambière de Joacim Eriksson, ne parviendront pas à débloquer le tableau de marque avant la première pause.

Dès les premières secondes du second tiers-temps, Viktor Fasth voit une locomotive arriver en Lindström. Sauf que, alors que le puck est repoussé, il ne s'arrête pas. Fasth est à terre, plus de peur que de mal, signe tout de même que l'AIK va se faire bousculer. Après s'être haché pendant quelques minutes, le jeu devient plus fluide à 4 contre 4, Bellemare étant au cachot après s'être expliqué avec Joakim Nordström. De retour sur la glace, le Français fait étalage de sa vivacité et crée un couloir pour Oscar Möller  qui échoue mais le but semble imminent. Il interviendra quelques minutes plus tard.

Arrivé comme une fusée en attaque, Martin Lundberg tente un tir du revers, le rebond est profitable à Melker Karlsson (1-0, 31'38"). Au final, l'ouverture du score par Skellefteå est logique alors que l'AIK peine dans la construction. Ce n'est pas le cas de leurs hôtes qui inquiètent, notamment par Lee Goren et Möller. Nordström, oublié sur son aile gauche, et la mobilité de McDonell tenteront d'inverser la tendance mais ils sont maîtrisés par le SAIK. L'AIK va connaître un coup dur, juste avant le deuxième intermède. Jimmie Ericsson s'ouvre le chemin du but et part seul à l'abordage, Tobias Viklund ne voit qu'une option : faire faute mais c'est un pénalty à 29 secondes du buzzer. Oscar Möller s'y colle et s'avance, débordant de sang froid, il double la mise (2-0, 39'31"). C'est le tournant du match. 

La nervosité est palpable chez les visiteurs. Alors qu'ils bénéficient d'un jeu de puissance en ce début de troisième période, si précieux pour revenir dans la course, Patric Blomdahl et Stefan Johansson sont emprisonnés pour une crosse au visage. Le jeu de puissance, il est alors au SAIK pour un 4 contre 3. Pierre-Édouard Bellemare, placé à la ligne bleue, offre le lancer frappé à Lindström. C'est un échec mais le même Lindström temporise ensuite et sert à l'opposé Lee Goren, installé au poteau gauche, qui ajuste Fasth (3-0, 43'08"). Viktor Fasth, débordé et particulièrement nerveux, est sanctionné pour faire trébucher. Ça tournoie, ça virevolte dans sa zone. Goren, imperturbable et exactement dans la même position, est servi par Bud Holloway, le match est clairement à sens unique (4-0, 46'07"). C'en est trop pour Viktor Fasth, auréolé de 59 arrêts deux jours auparavant, qui quitte la partie, excédé, Markus Svensson prend la relève.
 
À défaut d'autres prétentions, Joakim Nordström permettra à l'AIK de réduire l'écart en battant seul Eriksson (4-1, 49'58"). Jimmie Ericsson, Bud Holloway et Oscar Möller, 26 points à eux trois dans ces playoffs 2012, donneront du travail à Svensson. À quatre minutes de la fin, l’entraîneur en chef de l'AIK Roger Melin prend un pari : sortir son gardien malgré une situation quelque peu désespérée. Une initiative qui semble bonne pourtant lorsque Josh MacNevin force le passage, le palet franchissant la ligne de but. Seulement son coéquipier Blomdahl le marque du patin, le but est à juste titre refusé. De son côté, Lee Goren alourdit le score dans la cage vide après avoir fait le ménage en zone neutre, signant un coup du chapeau (5-1, 57'47").
 
Cette soirée fut largement à l'avantage de Skellefteå alors que l'AIK de Solna a beaucoup moins bien digéré l’éreintant match n°2. Mais il faudra se ressaisir rapidement sous peine de se retrouver trop vite en vacances...
 
 
Skellefteå AIK - AIK 5-1 (0-0, 2-0, 3-1).
Vendredi 30 mars 2012 à 19h00 à la Skellefteå Kraft Arena. 6001 spectateurs.
Arbitrage de Morgan Johansson et Patrik Sjöberg (SUE) assistés de Johannes Käck et Jan Sandström (SUE).
Pénalités : Skellefteå 41' (0', 6', 35'), AIK 26' (4', 6', 16').
Tirs : Skellefteå 48 (17, 13, 18), AIK 25 (6, 11, 8).
 
Évolution du score :
1-0 à 31'38" : Karlsson assisté de Lundberg et Söderberg
2-0 à 39'31" : Möller (tir de pénalité)
3-0 à 43'08" : Goren assisté de Lindström et Ericsson (sup. num.)
4-0 à 46'07" : Goren assisté de Holloway et Lindström (sup. num.)
4-1 à 49'58" : Nordström (inf. num.)
5-1 à 57'47" : Goren assisté de Ericsson et Lindström
 
 
Skelleftea AIK
 
Gardien : Joacim Eriksson.
 
Défenseurs : John Klingberg (2') - Tomas Skogs ; Petter Granberg (+1) - Fredrik Lindgren (+2, 2') ; Niclas Burström - Johan Alm (2') ; Fredrik Styrman (+1). 
 
Attaquants : Joakim Lindström - Lee Goren (+1, 2') - Jimmie Ericsson (C) ; Bud Holloway (-1) - Pierre-Édouard Bellemare (A, -1, 2') - Oscar Möller (-1) ; Christian Söderström - Erik Forssell - Anders Söderberg (+1) ; Melker Karlsson (+1) - Martin Lundberg (A, +1, 27') - Oscar Lindberg ; Johan Forsberg (4').
 
Remplaçant : Andreas Hadelöv (G).
 
AIK (2' pour surnombre)
 
Gardien : Viktor Fasth puis Markus Svensson à 46'05".
 
Défenseurs : Stefan Johansson (-1, 6') - Josh MacNevin (-1) ; Tobias Viklund (+1) - Christopher Aspeqvist ; Patrik Nemeth - Jonas Liwing (2') ; David Lillieström-Karlsson (-1) - Fredrik Carlsson (-1).
 
Attaquants : Oscar Steen (2') - Robert Rosén (2') - Richard Gynge ; Daniel Bång - Christian Sandberg (A) - Patric Blomdahl (6') ; Victor Ahlström (-1) - Daniel Rudslätt (C, -2) - Oscar Ahlström (-1) ; Johannes Salmonsson - Joakim Nordström (2') - Kent McDonell (A, 2').
 
Remplaçant : Markus Svensson (G).