Bélarus - Suède (Euro Hockey Challenge, match 3)

KULAKOV Alexander-110505-202La Suède est la nation européenne la plus constante. Dans cet Euro Hockey Challenge organisé sur deux années, elle caracole en tête car elle n'a perdu qu'une fois sur huit. Elle s'est baladée en Norvège avec un effectif pourtant très provisoire. On s'attend à voir beaucoup de joueurs de NHL cette année, et les principaux cadres "européens" ne sont guère disponibles.

Andreas Jämtin, capitaine de Linköping et joueur très physique qui peut être utile sur une quatrième ligne, a refusé l'invitation au camp en déclarant : "Actuellement la concurrence est très intense. Le mieux que je puisse faire est de m'entraîner très dur pour faire une meilleure saison l'an prochain." Le défenseur d'expérience Magnus Johansson a lui aussi décliné. Ressentait-il le risque de ne pas être pris ? Estime-t-il avoir fait son temps ? Ses anciens coéquipiers de Linköping, Tony Mårtensson et Mattias Weinhandl, sont forfaits sur blessures. Il est vrai qu'ils avaient paru cuits en play-offs de KHL.

Par conséquent, les Scandinaves se déplacent au Bélarus avec seulement quelques candidats mondialistes. En défense, on peut estimer que Staffan Kronwall sera de la partie, et peut-être Daniel Fernholm. En attaque, les centres Niklas Persson ou Joel Lundqvist ont les meilleures cartes.

À cette équipe encore en gestation, le Bélarus semble réagir par une ambiance en chantier. La cérémonie d'avant-match est inexistante, il n'y a pas d'hymnes et l'Aréna Minsk n'est qu'à moitié remplie. Mais cela fait 7850 personnes quand même, et parmi eux, Raphaël Poirée, l'ancien champion français de biathlon, qui doit entraîner les biathlètes biélorusses. Il est applaudi par le public.

La formation aux trois couronnes s'en fiche et transforme sa première supériorité numérique. Les défenseurs Daniel Fernholm et Daniel Gunnarsson s'échangent le palet jusqu'à le seconde lance sous la barre. Cette ouverture du score rapide est cependant annulée par un but de Kulakov qui a bien retenu la leçon : il avait été sermonné publiquement par son entraîneur parce qu'il ne tirait pas assez. Jonas Figren redonne l'avantage à la Suède sur un débordement côté gauche, mais Andrei Stas égalise en se jouant du défenseur Bäckman (2-2).

Le Bélarus n'a plus peur de cette équipe de Suède qui domine la saison internationale. Il se rend compte qu'il peut rivaliser et n'hésite plus à prendre des lancers. Drozd trouve la lucarne proche d'Erik Ersberg.

Une défaite de Tre Kronor, vraiment ? Non, Pär Mårts y veille. Il appelle son temps mort assez tôt, suffisamment en tout cas pour que Nicklas Danielsson puisse égaliser alors qu'il reste plus de trois minutes à jouer. Même diminuée, la Suède tient son rang. Et elle a eu plus d'adversité que pendant sa promenade norvégienne.

L'ailier Fredrik Pettersson, décisif dans le succès avec ses deux pénaltys en deux tentatives, fait son trou de match en match et devient un candidat de plus en plus sérieux au Mondial. On n'en dira pas autant du gardien Erik Ersberg, le champion de Russie 2011 n'ayant guère été à son avantage. Son vis-à-vis Koval n'a guère fait mieux en encaissant quatre fois sur quatre !

Désignés joueurs du match : Aleksandr Kulakov pour le Bélarus et Fredrik Pettersson pour la Suède.

Commentaires d'après-match

Sergei Dudko (attaquant du Bélarus) : "C'est la première fois que je joue une équipe de ce niveau. Donc pour moi, ils ont vraiment forts. J'ai apprécié. Les vétérans ne nous mettent pas de pression, l'atmosphère est normale. Bien sûr, nos ramassons les palets après l'entraînement, comme partout. Mais on le fait avec les autres jeunes, à l'unisson."

 

Bélarus - Suède 3-3 (2-2, 1-0, 0-1, 0-0) / 3-4 aux tirs au but
Mardi 10 avril 2012 à l'Arena Minsk. 7850 spectateurs.
Arbitrage de Vladimir Nalivaiko et Peter Amosov (BLR) assistés d'Ivan Dedyulya et Andrei Shrubok (BLR).
Pénalités : Bélarus 18' (4', 4'+10', 0', 0'), Suède 20' (4', 12', 4', 0').
Tirs : Bélarus 25 (7, 12, 6, 0), Suède 39 (15, 6, 14, 3).

Évolution du score :
0-1 à 04'08" : Gunnarsson assisté de Fernholm et Pettersson (sup. num.)
1-1 à 05'48" : Kulakov assisté de Mikhalev et Kitarov (sup. num.)
1-2 à 10'13" : Figren assisté d'Enterfeldt
2-2 à 16'00" : Stas assisté de Korobov
3-2 à 26'38" : Drozd assisté de Chernook (sup. num.)
3-3 à 56'47" : Danielsson assisté de Persson et Axelsson

Tirs au but :
Suède : Figren (réussi), Pettersson (réussi), Rasmussen (réussi).
Bélaurs : Meleshko (réussi), Kovyrshin (réussi), Kulakov (réussi).
Tireurs supplémentaires : Meleshko (manqué), Pettersson (réussi).


Bélarus

Gardien : Vitali Koval.

Défenseurs : Pavel Chernook (+1, 2'+10') - Nikolai Stasenko (+1) ; Oleg Goroshko - Viktor Kostyuchenok ; Dmitri Korobov – Roman Graborenko (-1) ; Evgeni Nogachyov (-1) - Igor Shvedov.

Attaquants : Aleksandr Kulakov (2') - Aleksandr Kitarov (4') - Andrei Mikhalev ; Evgeni Kovyrshin (-1) - Sergei Kolosov (+1) - Konstantin Koltsov ; Sergei Drozd – Andrei Stas (+1) - Dmitri Meleshko ; Aleksandr Pavlovich - Sergei Dudko - Pavel Musienko (-1).

Remplaçant : Andrei Mezin (G).

Suède

Gardien : Erik Ersberg.

Défenseurs : Staffan Kronwall (C) - Klas Dahlbeck (-1, 4') ; Daniel Gunnarsson - Daniel Fernholm (-1, 2') ; Mattias Bäckman (-1) - Mattias Karlsson (+1) ; Jonas Ahnelöv (+1) - Henrik Tömmernes (+1).

Attaquants : Nicklas Danielsson (2') - Niklas Persson (4') - Dick Axelsson ; Johan Harju (-1) - Joel Lundqvist (-1, 2') - Fredrik Pettersson ; Niclas Bergfors (+1) - Dennis Rasmussen - Robin Figren (+1, 2') ; Jesper Fasth (-1, 2') - Sebastian Enterfeldt (+1, 2') - Simon Hjalmarsson.

Remplaçant : Christopher Nihlstorp (G).