Italie - Kazakhstan (matchs de préparation)

Ce qui intéresse nos amis français de cette triple confrontation est la consistance de l'équipe asiatique qui sera l'adversaire des "Bleus" à Helsinki. Eh bien : l'Italie et le Kazakhstan se valent, et il appartiendra à Dave Henderson et Pierre Pousse de mettre in pista, pour la match fondamental contre les Kazakhs du dimanche 6 mai, une France "champagne" en mesure de mieux concrétiser que les azzurri les occasions de but, parce que le meilleur atout du Kazakhstan est la défense.

Premier match à Asiago. L’Italie exploite tout de suite un power play et marque par Bowman sur une action Sirianni-Rocco, puis double la mise avec Lutz qui surprend le gardien Kolesnik à distance, mais elle subit à son tour en inferiorité et Bumagin réduit l'écart. À la reprise, Ansoldi inscrit le 3-1, mais ce sont les visiteurs qui ont le plus souvent la possession du palet et il revient à Tragust de sauver son équipe à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'une contre-attaque de Benetti cueille Kolesnik encore peu préparé. Bowman ajoue un but en tout début de troisième période. Le Kazakhstan fait ensuite le jeu, mais l’imprécision des attaquants et la réussite de Tragust ne permettent qu'un second but visiteur (Dudarev).

Revanche à Canazei. Le coach azzurro, Rick Cornacchia, fait des expérimentations pour choisir les hommes qu'il emmènera à Stockholm. Bellissimo est placé entre les cages, mais le Kazakhstan passe tout de suite devant dans la mêlée et, malgré la pression des azzurri, le tiers se conclut à 0-1. La reprise est aussi en faveur du Kazakhstan et Talgat marque en contre-attaque à 4 contre 4. L'Italia est en danger sur quelques pénalités, mais la défense et Bellissimo font bonne garde et, un powerplay azzurro est vite utilisé par Edwardson. La dernière période est sans but ; ce sont la défense et le gardien Ivanov qui font la différence et, même en sortant son gardien, l'Italia ne réussit pas à égaliser.

Troisième acte encore à Asiago. Cornacchia continue les expériences, Tragust retourne devant les filets. L’Italie joue mieux, prend un avantage mérité par Tudin à mi-période puis contrôle. De très bonnes actions de la part des équipes au deuxième tiers-temps, mais les meilleurs sont les deux gardiens (Tragust et Ivanov) qui ne concèdent pas de but. L'Italie domine le troisième tiers face à une défense organisée du Kazakhstan, puis, alors qu'il manque una poignée de secondes pour que la partie se termine, le duo Bumagin-Polishchuk égalise et renvoie tout en prolongation. Celle-ci est décidée par Polishchuk après 4’45.

Pour l'Italie, les gardiens sont bons et la défense presque toujours attentive, les attaquants un peu imprécis devant la cage. Presque la même chose pour le Kazakhstan où ont brillé Ivanov et Romanov, Polishchuk et Bumagin sont dangereux si on ne les contrôle pas comme on le devrait.


Italie - Kazakhstan 5-2 (2-1, 2-0, 1-1)
2'15" Bowman (Sirianni-Rocco, PP1, I), 14'55" Lutz (I), 16'56" Bumagin (PP1, K); 20'20" Ansoldi (Bowman-Insam, I), 16'01" Benetti (Ambrosi, I); 40'25" Bowman (Ansoldi-Scandella, I), 52'32" Dudarev (Krasnoslobodtsev, K)

Italie - Kazakhstan 1-2 (0-1, 1-1, 0-0)
01'49" Polishchuk (Bumagin, K); 22'07" Talgat (4c4, K), 30'31" Edwardson (Iannone-Rocco, PP1, I)

Italie - Kazakhstan 1-2 (1-0, 0-0, 0-1, 0-1) a.p.
09'28 Tudin (Iori-Scandella, I); 59'10 Polishchuk (Bumagin, K); 64'45" Polishchuk.