Lettonie - France (match de préparation 2)

DA COSTA_Stephane-110429-143La Lettonie enregistre tous ses derniers renforts et se présente donc au complet. L'équipe de France, elle aussi, fourbit ses armes et sa configuration complète se dessine enfin. Les lignes de ce match sont-elles définitives ? Comme la coordination collective laissera à désirer, ce ne sera pas forcément le cas, mais elles donneront quand même une bonne idée.

Julien Desrosiers prend place sur la première ligne avec Laurent Meunier et Yorick Treille. Ce pourrait être sa place, à moins que Pierre-Édouard Bellemare, le principal titulaire absent, ne récupère cette place qu'il occupait l'an dernier. Dans ce cas, le Franco-Canadien ne perdrait pas au change, puisqu'il se retrouverait en deuxième ligne avec Stéphane Da Costa. Aujourd'hui, l'aile gauche est occupée par Loïc Lampérier sur ce trio, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour le Normand : il paraît destiné à un rôle de joker, comme chaque année.

Le troisième trio est le même qu'hier : Anthony Guttig, Teddy Da Costa et Damien Fleury. Sauf que le portrait n'est pas tout à fait complet. Il manque en effet Charles Bertrand, qui a pris un palet dans l'oreille à l'entraînement du matin.  Cela fait donc dix éléments pour neuf places sur les lignes à rôle offensif. Un de trop...

L'équipe de France rêvait d'une telle abondance de biens, maintenant elle en dispose et peut/doit donc faire des choix. Sept de ces joueurs ont l'expérience des grands championnats, Desrosiers est peu discutable, et Teddy Da Costa a moins de concurrence au centre. Au jeu des chaises musicales, il reste Guttig. Le Dijonnais sera-t-il remplaçant vendredi ? Il ne semble pas avoir le profil pour évoluer sur une quatrième ligne à vocation défensive.

On pourrait imaginer le glissement d'un autre joueur sur cette quatrième ligne (Bertrand ?), mais pour l'instant, celle-ci semble déjà bien construite avec des spécialistes. Damien Raux, Brian Henderson et Antoine Roussel (représenté par Robin Gaborit qui joue parfaitement son rôle de substitut) semblent tout à fait capables de s'acquitter des tâches défensives et des infériorités numériques.

Trêve de spéculations, il faudra attendre trois jours pour les réponses. En attendant, il reste ce dernier match de préparation. On s'était amusé que Kaspars Daugavins ait été moins rapide à voyager que son coéquipier d'Ottawa Stéphane Da Costa, mais sur la glace, où les deux hommes font leur rentrée le même jour, le Letton semble s'adapter plus vite. Daugavins est à l'origine de la première occasion en servant une passe diagonale dans le cercle droit à Armands Berzins pendant une pénalité différée de Fleury. La reprise échoue sur le poteau. La sanction entre donc en application et ce premier avantage numérique balte est converti. Deux joueurs se placent autours de la cage, dont Janis Sprukts tout seul sur la gauche pour dévier la passe axiale de Krisjanis Redlihs (1-0).

BESCH Nicolas-110429-074Hier, le powerplay letton avait laissé une impression médiocre. Les joueurs en grenat faisaient tourner le palet sans se décider à tirer. Le défenseur Krisjanis Redlihs a ses détracteurs en raison de la mollesse de ses lancers qui ne plaisent pas aux amateurs de gros slaps. Mais aujourd'hui, c'est bien la subtilité du défenseur du Dinamo Riga à la bleue qui a fait gagner la Lettonie. Son tir du poignet à mi-hauteur trompe Lhenry masqué (2-0).

Les attaquants baltes, eux, ont clairement des problèmes d'efficacité. Ralentissant devant la cage au lieu d'accélérer, ils semblent ne pas savoir quoi faire devant un Lhenry expérimenté et impassible qui attend que l'adversaire fasse le premier geste. La Lettonie va gâcher de cette manière deux occasions alors que l'attaquant se présentait seul face au but : Andris Dzerins, à 2 contre 1 en infériorité avant le deuxième but, puis Janis Sprukts, qui a reçu un gentil cadeau de Nicolas Besch dans l'axe de la zone défensive française.

Ce qui rappelle que l'on n'a pas parlé des défenseurs dans la composition des lignes. Auvitu a retrouvé son partenaire habituel Besch et les paires n'ont donc pas été modifiées, ce qui condamne Manavian au rôle de septième défenseur pour l'instant. Même s'il s'est éclaté dans un rôle offensif dans le championnat de Pologne, Nicolas Besch ne doit cependant pas oublier les fondamentaux défensifs. Ce genre d'erreur pardonne rarement au niveau mondial. Les prochains adversaires trembleront moins devant le filet que les Lettons.

Leur attaquant le plus efficace sur ces deux jours, c'est finalement Gints Meija. Il reprend en haut des cercles un centre de Bukarts et inscrit le 3-0 dans le haut du filet. Masalskis va cependant vivre un cauchemar de gardien, en perdant son blanchissage à dix secondes de la fin. Un jeu rapide côté gauche de Yorick Treille libère dans l'axe Julien Desrosiers qui s'avance seul face au but et laisse le palet glisser entre les jambières du gardien (3-1).

Cela fait quatre ans de suite que la Lettonie gagne son dernier match de préparation avant le Mondial. Cela fait quatre ans de suite que la France le perd, et ça ne l'a jamais empêchée de se maintenir. Clairement, les joueurs avaient déjà la tête à vendredi lors de ce match.

 

Lettonie - France 3-1 (1-0, 1-0, 1-1)
Mardi 1er mai avril 2012 à 17h00 à l'Arena Riga.
Arbitrage d'Eduards Odins et Andris Ansons (LET) assistés d'Elvijs Trankalis et Māris Locāns (LET).
Pénalités : Lettonie 6' (0', 2', 4'), France 8' (2', 6', 0').
Tirs : Lettonie 35 (11, 10, 14), France 31 (9, 15, 7).

Évolution du score :
1-0 à 09'27" : Sprukts assisté de K. Redlihs et M. Redlihs (sup. num.)
2-0 à 29'46" : K. Redlihs assisté de Sprukts et Galvins (sup. num.)
3-0 à 55'29" : Meija assisté de Bukarts et Galvins
3-1 à 59'50" : Desrosiers assisté de Y. Treille


Lettonie

Gardien : Edgars Masalskis.

Défenseurs : Oskars Cibulskis - Atvars Tribuncovs ; Oskars Bārtulis (+1, 4') - Guntis Galviņš (+1) ; Krišjānis Rēdlihs (-1) - Kristaps Sotnieks (-1) ; Rodrigo Laviņš.

Attaquants : Miķelis Rēdlihs (-1) - Jānis Sprukts (-1) - Miks Indrašis (-1) ; Roberts Bukarts (+1) - Andris Džeriņš (+1) - Gints Meija (+1) ; Kaspars Daugaviņš - Armands Bērziņš - Kaspars Saulietis ; Mārtiņš Cipulis - Aleksejs Širokovs - Juris Štāls (2') ; Koba Jass.

Remplaçant : Māris Jučers (G). En réserve : Ervīns Muštukovs (G), Jānis Andersons, Ģirts Ankipāns, Aleksandrs Macijevskis, Ronalds Ķēniņš, Roberts Jekimovs.

France (2' pour surnombre)

Gardien : Fabrice Lhenry.

Défenseurs : Vincent Bachet - Kevin Hecquefeuille ; Baptiste Amar - Alexandre Rouleau (2') ; Yohann Auvitu - Nicolas Besch.

Attaquants : Julien Desrosiers (+1) - Laurent Meunier (C, +1) - Yorick Treille (+1) ; Loïc Lampérier - Stéphane Da Costa - Sacha Treille ; Anthony Guttig - Teddy Da Costa - Damien Fleury (2') ; Damien Raux (-1, 2') - Brian Henderson (-1) - Robin Gaborit (-1).

Remplaçants : Cristobal Huet (G), Antonin Manavian, Maxime Moisand. En réserve : Florian Hardy (G), Pierre-Édouard Bellemare, Charles Bertrand (palet dans l'oreille), Antoine Roussel (non arrivé).