Allemagne - Italie (Mondial 2012, à Stockholm)

Avec un but par tiers-temps, l'Allemagne sort gagnante de son entrée en lice dans le Mondial 2012, mais l'Italie fait bonne figure et, au moins dans la deuxième période, réussit même à créer quelques problèmes à la défense allemande.

L'entame est en faveur des Allemands, surtout parce que Sirianni puis Johnson vont en prison dans les quatre premières minutes. Les paires défensives Plastino - De Marchi et Borgatello - Helfer contrôlent bien, avec l'aide d'un Bellissimo tout de suite décisif. Inutile de dire que l'attaque italienne peine. La meilleure ligne semble être celle formée d'Insam, Egger et Scandella, mais quand une nouvelle pénalité est sifflée contre De Marchi, c'est l'habileté en couverture d'Ansoldi et De Toni qui sauve les azzurri. Cornacchia brouille un peu les cartes et c'est maintenant Iori qui sert Scandella pour le premier tir dangereux de l'Italie.

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Une pénalité de banc mineur donne le premier avantage numérique à l'Italie, mais Endras ne court pas de dangers, et peu après être revenus à parité de joueurs, les Allemands passent devant avec une belle action de la troisième ligne conclue par un but de Schubert (1-0). L'Allemagne est encore sanctionnée pour un surnombre ; Egger tente, mais Scandella est en retard pour la déviation.

Comme déjà à l'occasion du premier but, les Allemands frappent peu après avoir récupéré l'égalité numérique : c'est encore la troisièle ligne qui marque par Patrick Reimer sur une action déterminée de Philip Gogulla. À 24'50, occasion pour Egger dans l'axe, qui se sent cependant pas de tirer et passe à Marco Insam désormais contrôlé. À mi-tiers, ce sont Fontanive et Ansoldi qui sollicitent Endras, mais à 32'44 c'est à Bellissimo de sauver les azzurri devant Kaufmann lancé en 1 contre 1. Les Allemands ralentissent et le tiers-temps se conclut par des attaques italiennes.

Cornacchia continue à changer de lignes, maintenant il laisse dehors Edwardson, auteur d'une prestation digne mais sans relief, et insère en défense Marchetti pour quelques présences. Une pénalité contre De Marchi coûte cependant le troisième but : l'Italo-Canadien de Suisse est en prison depuis quatre secondes quand Christopher Fischer porte à trois le compteur allemand. Maintenant l'Italie essaie une première ligne avec Scandella, Egger et Sirianni, mais les meilleures choses viennent de Rocco et Fontanive. À 48'30, show de Bellissimo qui remet ça peu après face à Reimer. Les azzurri sont fatigués et seul un poteau extérieur de Felicetti à 54'50 s'oppose aux attaques répétées de leurs adversaires.

Donc, une Italie vive qui, face à un adversaire plus coté, n'a été compressée dans sa zone que dans le dernier tiers-temps. À part Bellissimo, une note méritoire revient à Egger, Rocco et De Toni, alors que derrière sont apparus en bonne forme Plastino et De Marchi (un peu trop souvent à la faute) et surtout la paire Borgatello-Helfer. Parmi les Allemands, bonne performance de la troisième ligne, continuité de jeu intéressante, peu de fantaisie dans la construction du jeu.

Désignés joueurs du match : Daniel Bellissimo pour l'Italie et Patrick Reimer pour l'Allemagne.

Commentaires d'après-match

Jakob Kölliker (entraîneur de l'Allemagne) : "Nous sommes très heureux du résultat, mais pas de la manière. Nous avons joué de façon trop compliquée et nous avons perdu notre ligne directe de la préparation. L'Italie était très compacte dans sa zone. C'était difficile de trouver un accès à la cage. Maintenant, nous avons trouvé notre rythme et nous nous préparons au prochain match. La Lettonie est une équipe d'école russe, nous attendons un match plein de technique et de patinage."

Evan Kaufmann (attaquant de l'Allemagne) : "Jouer à 12h15, c'est déjà quelque chose de différent. Ce n'est pas plus mal, car on est tout de suite concentré. L'Italie était très défensive et a essayé de nous donner peu d'occasions. D'un autre côté, on ne leur a pas laissé beaucoup de possibilités non plus."

 

Allemagne - Italie 3-0 (1-0, 1-0, 1-0)
Vendredi 4 mai 2012 à 12h15 au Globen de Stockholm. 1033 specteurs.
Arbitrage de Danny Kurmann (SUI) et Steve Patafie (USA) assistés de Pierre Dehaen (FRA) et François Dussureault (CAN).
Pénalités : Allemagne 6' (4', 2', 0'), Italie 10' (6', 2', 2').
Tirs : Allemagne 46 (13, 17, 16), Italie 22 (8, 7, 7).
 
Évolution du score :
1-0 à 16'16" : Schubert assisté d'Ullmann
2-0 à 22'42" : Reimer assisté d'Ullmann et Gogulla
3-0 à 45'11" : Fischer assisté de Gogulla et Ullmann (sup. num.)
 

Allemagne (4' pour surnombre)

Gardien : Dennis Endras.

Défenseurs : Florian Ondruschka - Christopher Fischer (+2) ; Nikolai Goc (+1, 2') - Denis Reul ; Christoph Schubert (+1) - Kevin Lavallée ; Justin Krueger.

Attaquants : John Tripp - Kai Hospelt (A) - André Rankel ; Felix Schütz - Marcel Goc (C) - Thomas Greilinger ; Philip Gogulla (+2) - Christoph Ullmann (+2) - Patrick Reimer (+2) ; Sebastian Furchner - Alexander Barta (A) - Evan Kaufmann ; Marcus Kink .

Remplaçant : Dimitri Kotschnew (G). En réserve : Sinan Akdag, Daniel Pietta.

Italie

Gardien : Daniel Bellissimo.

Défenseurs : Armin Helfer - Christian Borgatello (A) puis Stefano Marchetti à 40'00" ; Matt De Marchi (-2, 4') - Nicholas Plastino (-1) ; Trevor Johnson (-1, 2') - Thomas Larkin.

Attaquants : Marco Insam - Alexander Egger - Giulio Scandella (2') ; Patrick Iannone (A, -1) - Vincent Rocco (-1) - Robert Sirianni (-1, 2') ; Nicola Fontanive (-1) - Luca Ansoldi (-1) - Derek Edwardson (-1) ; Luca Felicetti - Manuel De Toni (C) - Anton Bernard ; Diego Iori.

Remplaçant : Thomas Tragust (G).