Italie - République Tchèque (Mondial 2012, à Stockholm)

STEPANEK Jakub-110513-017Les Italiens jouent leur maintien : ils sont bien dans le coup pour cela, avec deux points au compteur, devant le Danemark (1 point). Mais pour ne pas rester dépendants des résultats adverses, un petit exploit face aux Tchèques - qui ont joué hier soir - serait donc le bienvenue...

Des Tchèques qui sont pour leur part solidement installés à la troisième place, bien derrière les deux favoris, la Russie et la Suède. Ils reçoivent un joli renfort : Martin Erat, tout juste éliminé des playoffs NHL avec Nashville. Ils ont aussi activé leur septième défenseur Jakub Krejcik : ils ne peuvent donc plus voir arriver d'autre joker. Thomas Tragust débute dans les cages italiennes, Jakub Stepanek dans les cages tchèques.

Le début de partie n'est pas très spectaculaire, même s'il y a du rythme. Tragust est le premier sollicité et se montre vigilant, bien avancé et mobile sur les tirs adverses. Sous pression, la défense italienne se fait sanctionner : Matt De Marchi, l'ancien prospect de New Jersey lorsqu'il évoluait à l'université du Minnesota, sort pour faire trébucher et les Tchèques en profitent : percée sur l'aile droite de David Krejčí, qui centre fort devant le but et Petr Nedvěd dévie le palet au fond... du patin. La vidéo est de sortie et le but est validé, car il n'y a pas de geste intentionnel vers le but (0-1 à 05'56").

Une ouverture du score qui donne de la confiance aux Tchèques, qui enchaînent : la remise plein axe pour Jiří Novotný n'atteint pas la cible. Les Azzuri sont acculés dans leur camp, sans parvenir à enchaîner deux passes. Alexander Egger sanctionné pour retenir, les favoris s'installent. Le palet tourne, Aleš Hemský tente de servir Jiří Novotný dans l'axe, sans réussite. Faute de lancer au but, les Tchèques voient la pénalité s'achever. Ils ne lâchent pour autant pas le contrôle du palet et cela paie. Novotný est encore dans le coup. Il déborde à gauche, remet à Jakub Petružálek qui lui redonne en une touche de puck pour une cage ouverte (0-2 à 12'45").

La technique tchèque fait très mal, notamment Hemský et Krejčí, qui se promènent dans la défense. La pénalité pour accrocher de Robert Sirianni en est la conséquence et le jeu de puissance s'installe encore mais reste maladroit : la boite italienne est bien en place et s'en sort. Mieux, une rare incursion dans le camp adverse expédie Lukáš Krajíček sur le banc pour une obstruction dans l'enclave. Les Italiens ne s'installent pas avant les dernières secondes et un tir de Larkin hors cadre. Le tiers se termine sur ce net avantage tchèque.

CASLAVA Petr-110513-043La reprise ne change guère le déroulement de la partie. Les Italiens ne parviennent qu'à lancer quelques contre-attaques, peinant à franchir le rideau adverse. Les Tchèques jouent pourtant avec moins d'intensité et de précision, semblant se contenter du score et soucieux de préserver leur énergie. Les tirs se font rares. Les Tchèques ont clairement baissé de pied et subissent même une pénalité de Tomáš Mojžíš derrière son but. Le travail de Michael Frolík est intense et gagne une bonne minute ; les lignes changent et les Tchèques déboulent en trois-contre-un. Petr Čáslava finit le jeu de passe dans l'axe, sur un service de Petr Tenkrát (0-3 à 27'15").

Un but en infériorité numérique qui paraît condamner l'Italie dans ce match et réveille le jeu tchèque, d'autant qu'à mi-match Trevor Johnson sort pour obstruction. Le jeu de puissance s'installe, Hemský échappe à Matt De Marchi, contourne la cage et trompe Tragust en hauteur (0-4 à 31'45"). Le cinquième ne tarde pas, avec un lancer de la bleue surpuissant de Čáslava (0-5 à 32'45"). Les Tchèques déroulent et le palet tourne dans le camp italien. La fin de tiers se révèle comme une bonne gestion tchèque jusqu'à la sirène.

Le dernier tiers-temps ne sert donc pas à grand chose. Les Tchèques gèrent tranquillement. Ils tuent une pénalité de David Krejčí en début de période, et, à cinq minutes de la fin, profitent d'une pénalité contre Matt De Marchi pour inscrire un sixième but, lorsque Martin Erat repique dans l'axe et lance à mi-distance en profitant d'un écran (0-6 à 54'29"). 39 tirs à 19 et six buts au compteur, c'est une journée tranquille pour le favori, qui tourne tranquillement, tentant quelques combinaisons comme cette volée de Čáslava plein axe à deux minutes de la fin. Stepanek est peu inquiété et sait se faire justice lui même lorsque Diego Iori se rapproche un peu trop. Iori et Tomáš Mojžíš sont punis sur l'action, sans conséquence.

Victoire logique des Tchèques 6-0. Stepanek s'en sort avec un blanchissage sans vraiment forcer, l'Italie n'ayant eu que peu de tirs dangereux au cours du match. Les Tchèques ont su gérer parfaitement la partie, marquant tôt et se créant beaucoup d'occasions, chaque ligne participant à la fête. C'est ce qui s'appelle expédier les affaires courantes et de bien intégrer Martin Erat.

Désignés joueurs du match : Giulio Scandella (Italie) et Petr Čáslava (République Tchèque).

 

Italie - République Tchèque 0-6 (0-2, 0-3, 0-1)
Vendredi 11 mai 2012 à 16h15 au Globen de Stockholm. 2753 spectateurs.
Arbitrage de Morgan Johansson (SUE) et Konstantin Olenin (RUS) assistés d'Anton Semionov (EST) et Miroslav Valach (SVK).
Pénalités : Italie 12' (6', 2', 4'), République Tchèque 8' (2', 2', 4')
Tirs : Italie 20 (5, 5, 10), République Tchèque 41 (11, 16, 14)

Évolution du score
0-1 à 05'56" : Nedvěd assisté de Krejčí et Nakládal (sup. num.)
0-2 à 12'45" : Novotný assisté de Petružálek
0-3 à 27'15" : Čáslava assisté de Tenkrát (inf. num.)
0-4 à 31'45" : Hemský assisté de Erat (sup. num.)
0-5 à 32'45" : Čáslava assisté de Petružálek et Koukal
0-6 à 54'29" : Erat assisté de Krajíček (sup. num.)

 

Italie

Gardien : Thomas Tragust.

Défenseurs : Matt De Marchi (4') - Nicholas Plastino (-1) ; Alexander Egger (A, -3, 2') - Stefano Marchetti (-1) ; Trevor Johnson (-1, 2') - Thomas Larkin ; Roland Hofer .

Attaquants : Giulio Scandella - Daniel Tudin (-1) - Luca Ansoldi (A, -1) ; Nicola Fontanive (-1) - Vincent Rocco - Robert Sirianni (2') ; Marco Insam (-1) - Luca Felicetti - Patrick Iannone (-1) ; Diego Iori (-1, 2') - Manuel de Toni (C, -1) - Anton Bernard (-1) ; Derek Edwardson (-1).

Remplaçant : Daniel Bellissimo (G).

République Tchèque

Gardien : Jakub Stepanek.

Défenseurs : Miroslav Blaťák - Jakub Nakládal  ; Petr Čáslava (+2) - Ondrej Nemec (+2) ; Lukáš Krajíček (2') - Tomáš Mojžíš (+1, 4') ; Jakub Krejčík (+1).

Attaquants : Milan Michálek - Tomáš Plekanec (C, +1) - Martin Erat ; Petr Tenkrát (+1) - David Krejčí (2') - Aleš Hemský ; Michael Frolík - Petr Nedvěd (A, +1) - Petr Průcha (+1) ; Petr Koukal (+2) - Jiří Novotný (A, +1) - Jakub Petružálek (+2) puis Lukáš Kašpar à 40'00".

Remplaçant : Jakub Kovar (G). Absents : Zdeněk Kutlák (cervicales), Michal Vondrka (en réserve).