Italie - Russie (Mondial 2012, à Stockholm)

La victoire du Danemark (contre la Lettonie) dans l'après-midi devrait rendre plus intéressante cette confrontation entre les azzurri de Rick Cornacchia et les rouges de Zinetula Bilyaletdinov ; déjà, parce que l'Italia a maintenant besoin, pour se sauver, de battre au moins en prolongation les premiers de la classe ! En réalité personne n'y croit : dans les neuf dernières confrontations les azzurri ne peuvent se vanter que d'un seul match nul (2-2 à Munich 1993), mais c'était le premier championnat du monde après l'ère soviétique ; dans les huit rencontres restantes, l'Italie a toujours perdu en marquant 8 buts et en encaissant 53.

Dans tous les cas, les statistiques ne servent pas, compte tenu de l'énorme fossé entre les deux formations actuelles. La Russie doit renoncer au suspendu Dimitri Kalinin et Bilyaletdinov décide de faire aussi reposer son compagnon de ligne Aleksei Emelin. Dans l'équipe italienne, avec Bellissimo au repos, Thomas Tragust débute comme titulaire.

L'Italie, sans pression du résultat, a finalement joué un match digne de l'élite, facilitée en cela par le fait que la Russie s'est contentée de gagner sans donner trop de profondeur à ses attaques. L'initiative est tout de suite russe, d'abord avec la ligne de Malkin, puis, pendant que De Toni est en prison, avec deux tirs de la bleue de Nikulin. L'Italie se fait voir par Iannone en combinaison avec Insam, mais peu après, sur une erreur défensive (de Hofer) c'est Kuznetsov qui en profite en donnant à Datsyuk le palet du 1-0. Tragust pare face à Popov et les tirs de Fontanive et Scandella sont neutralisés par Semion Varlamov.

À la reprise, les Russes présentent dans la cage Mikhaïl Biryukov et accélèrent le jeu en parvenant à doubler leur avantage avec une rapide action Nikitin-Kulyomin-Kuznetsov. Une fois le résultat acquis par Yevgeni Biryukov (3-0), ils ralentissent, même si Tragust doit encore intervenir bien des fois.

Au troisième tiers-temps, l'Italie cherche le but pour l'honneur, mais ce sont en revanche les adversaires qui trouvent la cible pour la quatrième fois par Popov.

Dans l'équipe russe, tous ont montré une excellente condition, et pour l'Italie, Tragust a bien joué, mais comme d'habitude, l'attaque n'a pas su conclure en enregistrant son cinquième zéro sur sept parties dans la case des buts marqués.

Le regard part maintenant en avant vers les qualifications olympiques de février prochain, et pour cet évènement beaucoup de choses devront changer. La gestion de Cornacchia a soulevé des critiques justifiées : les azzurri n'ont pas de fond de jeu et n'en avaient pas non plus l'an passé quand ils ont gagné la Division I, les buts naissent d'initiatives individuelles (un seul but construit, celui réalisé par De Marchi sur passe parfaite de Scandella contre le Danemark), l'équipe commet trop de fautes inutiles et n'a pas de powerplay.

Désignés joueurs du match : Thomas Tragust pour l'Italie et Ilya Nikulin pour la Russie.

 

Italie - Russie 0-4 (0-1, 0-2, 0-1)
Lundi 14 mai 2012 à 20h15 au Globen de Stockholm. 2336 specteurs.
Arbitrage de Vladimir Baluska (SVK) et Morgan Johansson (SUE) assistés d'Anton Semionov (EST) et Miroslav Valach (SVK).
Pénalités : Italie 4' (2', 2', 0'), Russie 2' (0', 2', 0').
Tirs : Italie 29 (8, 8, 13), Russie 40 (15, 13, 12).

Évolution du score :
1-0 à 10'35" : Datsyuk assisté de Kuznetsov
2-0 à 24'28" : Kuznetsov assisté de Kulemin et Nikitin
3-0 à 28'05" : E. Biryukov assisté de Malkin et Perezhogin
4-0 à 53'38" : Popov assisté de Perezhogin


Italie

Gardien : Thomas Tragust

Défenseurs : Matt de Marchi (-2) - Nicholas Plastino (-2) ; Trevor Johnson (-1) - Thomas Larkin (-1) ; Roland Hofer (-1) puis à 10'35" Stefano Marchetti - Alexander Egger (A, -1).

Attaquants : Giulio Scandella (-1) - Daniel Tudin (-1) - Luca Ansoldi (A, -1) ; Nicola Fontanive - Vincent Rocco - Robert Sirianni ; Marco Insam - Luca Felicetti - Patrick Iannone (-1, 2') ; Diego Iori (-3) - Manuel de Toni (C, -3, 2') - Anton Bernard (-2) ; Derek Edwardson.

Remplaçant : Andreas Bernard (G).

Russie
 
Gardien : Semyon Varlamov puis à 20'00" Mikhaïl Biryukov.
 
Défenseurs : Evgeni Biryukov (+2) - Ilya Nikulin (C, +2) ; Evgeni Medvedev - Denis Denisov; Evgeni Ryasenski - Nikita Nikitin (+2) ; Aleksei Emelin (+2).
 
Attaquants : Aleksandr Popov (+2) - Evgeni Malkin (+2) - Aleksandr Perezhogin (+2) ; Nikolaï Kulyomin (+2) - Pavel Datsyuk (+2) - Evgeni Kuznetsov (+2, 2') ; Sergei Shirokov - Aleksei Tereshchenko (A) - Nikolaï Zherdev ; Evgeni Ketov - Aleksandr Svitov (A) - Denis Kokarev.