Dijon - Épinal (Ligue Magnus, 3e journée)

Un problème de gardien ?

C'est une équipe d'Épinal en pleine forme qui se présente sur la glace de Trimolet. Elle reste sur une série de huit victoires consécutives depuis le début de saison, trois en amical, trois en Coupe de la Ligue et deux en Ligue Magnus. Elle est aussi soutenue par une centaine de Vosgiens qui contribuent à l'ambiance de derby en tribunes.

Dijon a pris l'habitude de mal démarrer en ce début de saison, et c'est encore pire ce soir. En à peine plus de huit minutes, les Dauphins marquent trois buts, dont deux de l'increvable duo Plch-Petrak. Mais la réaction des Ducs est tout aussi rapide. La nouvelle première ligne bourguignonne prouve qu'elle a autant de potentiel offensif que sa devancière, avec en finisseur Tim Crowder qui marque à deux reprises.

Dans l'intervalle, Nicolas Ritz, qui joue en quatrième attaquant avec le premier trio en powerplay, a marqué lui aussi. Mais c'est son but suivant qui sera mémorable, une traversée de glace qui laisse sans réaction l'entière ligne de Petrak, moins en verve défensivement qu'offensivement. On peut en dire autant de Gabriel Girard, gardien-vedette du début de saison, qui a lui aussi faibli. Apparemment, les jugements hâtifs peuvent très vite se renverser, tant le hockey sur glace réserve des rebondissements. Pour le plus grand bonheur des spectateurs, car on ne s'ennuie pas ce soir.

À peine le temps de souffler, et la deuxième période est du même tonneau. Kevorkian part en prison, et le capitaine spinalien Fabien Leroy confirme son début de saison du tonnerre en faisant parler la foudre depuis la ligne bleue. Dijon domine pourtant ce tiers-temps, et Johan Skinnars finit par marquer en position idéale après un contre favorable. Les Ducs pâtissent cependant de leurs pénalités : même si Crowder marque même en infériorité, le duo Plch-Petrak se régale pour sa part à cinq contre trois. Michal Petrak répond encore Vas : les deux premières lignes se rendent coup pour coup, et le tableau affiche un improbable 7-6 ! Il reste encore vingt minutes...

Dijon maîtrise encore le match, jusqu'aux huit dernières minutes. Steven Cacciotti l'ance d'abordage en tirant sur le poteau. Trente secondes plus tard, Igier prend la dernière pénalité du match, celle de trop. Stéphane Gervais retrouve ses sensations de canonnier et égalise. Dijon en perd tous ses moyens, et abandonne le palet derrière sa cage. Gauthier n'en demandait pas tant et serti Bouchard dans le slot. C'est un gardien déboussolé qui encaisse le dernier but de Gauthier.

Bien que Tolvanen ne se montre pas inquiet outre mesure, du moins publiquement, ce genre de festival offensif plaît normalement plus au public qu'aux entraîneurs. On ne manque pas de se poser des questions sur les gardiens : si pour Gabriel Girard c'est le premier accroc, en revanche pour Kai Tillanen, il ne paraît pas rassurer sa défense en laissant énormément de rebonds. Beaucoup regrettent déjà Sopko...

Commentaires d'après-match (dans le Bien Public) :

Jarmo Tolvanen (entraîneur de Dijon) : "Dans le premier tiers, nous étions très excités. Tous voulaient montrer qu'on pouvait mieux jouer. Peut-être que c'est pour cela que nous avons été un peu nerveux et commis des erreurs. On les a battus à 5 contre 5. Les situations spéciales ont fait la différence. On n'a pas été assez bons pour tuer les pénalités. Nous avons fait de très très grosses erreurs. On respecte Épinal, mais je ne pense pas qu'ils nous ont forcés à les commettre. C'est dur de dire pourquoi on en a fait autant. Épinal a de très bonnes individualités, avec du sang-froid pour convertir leurs occasions, et beaucoup de patience pour se les créer. Plus que nous, qui avons été hésitants."

 

Dijon - Épinal 7-9 (4-3, 3-3, 0-3)
Samedi 29 septembre 2012 à 20h00 à Trimolet. 723 spectateurs
Arbitrage d'Alexandre Hauchart assistés de Yann Furet et Thomas Caillot.
Pénalités : Dijon 16' (4', 10', 2'), Épinal 8' (4', 2', 2').
Tirs : Dijon 27 (10, 11, 6), Épinal 46 (16, 17, 13).

Évolution du score :
0-1 à 03'48" : Petrak assisté de Plch et Casavant
0-2 à 07'32" : Caciotti assisté de Bouchard et Gauthier (sup. num.)
0-3 à 08'07" : Plch assisté de Petrak et Casavant
1-3 à 10'35" : Crowder assisté de Skinnars et Vas
2-3 à 12'33" : Ritz assisté de Vas et Skinnars (sup. num.)
3-3 à 14'21" : Crowder assisté de Skinnars et Quessandier
4-3 à 17'03" : Ritz
4-4 à 23'09" : Leroy assisté de Bouchard et Gauthier
5-4 à 29'58" : Skinnars assisté de Crowder et Vas
6-4 à 34'32" : Crowder assisté de Vas et Short (inf. num.)
6-5 à 36'03" : Petrak assisté de Plch (double sup. num.)
7-5 à 38'27" : Vas assisté de Skinnars
7-6 à 39'09" : Petrak assisté de Caciotti et Leroy
7-7 à 53'36" : Gervais assisté de Petrak et Plch (sup. num.)
7-8 à 54'00" : Bouchard assisté de Gauthier et Leroy
7-9 à 58'51" : Gauthier assisté de Bouchard et Leroy
 

Dijon

Gardien : Kai Tillanen.

Défenseurs : Benoît Quessandier - Rodi Short ; Kyle Shearer-Hardy (C) - Kévin Igier ; Andrej Mrena - Cédric Custosse.

Attaquants : Johan Skinnars - Janos Vas (A) - Tim Crowder ; Henric Andersén - Nicolas Ritz - Vincent Kara ; Aram Kevorkian (A) - Alexandre Mulle - Stephen Dugas ; Gabriel Da Costa - Peter Valier.

Remplaçant : Joffrey Pingrit (G).

Épinal

Gardien : Gabriel Girard.

Défenseurs : Maxime Ouimet - Fabien Leroy (C) ; Gašper Sušanj - Stéphane Gervais ; Peter Slovák - Jan Hagelberg.

Attaquants : Steven Cacciotti - Sébastien Gauthier - Danick Bouchard (A) ; Benjamin Casavant - Michal Petrák - Ján Plch (A) ; Yoann Chauvière - Yannick Offret - Anthony Rapenne.

Remplaçants : Matthieu Perrin (G), Rémi Colotti, Kévin Benchabane, Romain Mauffrey, Kevin Pernot,  Élie Raibon.