Rouen - Angers (Coupe de la Ligue, groupe A, 5e journée)

Au bout du suspense !

2012-10-09-Rouen-Angers2Finalement, la domination rouennaise a suffi à faire la différence. Fût-elle arrachée, d’un seul but, au troisième tiers. L’homme providentiel s’appelle Loup Benoit. Titularisé au centre de la troisième ligne aux cotés de Castonguay et de Salmivirta. Au jeu des chaises musicales, c’est Fredriksson qui resta assis auprès des remplaçants lors des premières présences des trios offensifs. Coaching gagnant et bingo pour Garnier. Le natif de La Tronche (38) a dévié dans le trafic un lancer des poignets de Janil. C’est peu, certes, pour des Dragons sans doute blessés dans leur amour propre, mais cela a suffi à engendrer de la confiance et à renverser un peu la vapeur face à une équipe angevine méfiante et prudente, handicapée par l’absence de deux titulaires (Albert et Harty).

Johan Åkerman annonce la couleur et tire le premier (0’34). Florian Hardy stoppe le palet. Le gardien des Ducs sauve encore son camp de la botte devant Salmivirta pendant que Bélanger est en prison pour une faute commise sur Lahesalu (9’49). Quelques secondes plus tard, l’arbitre M. Barbez commence son numéro en excluant David Fredriksson sur sa première présence. Le Suédois se plaignait, assez légitimement, du traitement infligé à Stefanka…

2012-10-09-Rouen-Angers3Tout au long du tiers-temps initial, malgré sa domination, on sent le RHE 76 sur la corde raide. Les coéquipiers de Thinel ont beau, le plus souvent, terminer leurs échecs-avant. Ils semblent très crispés et limite derrière. Les partenaires de Bellemare n’ont pas su accélérer et profiter de leur ascendant psychologique.

Comme Hardy est solide des jambières devant Desrosiers (11’23) et les locaux empotés en power-play, aucun filet n'est trouvé.

Il n’y a pas que les Normands d’égarés en supériorité. Les Angevins, pourtant assistés par les mauvais choix de la principale autorité, gâchent trois jeux de puissance consécutifs dont un double où pendant une minute et trente et une secondes, les deux trios noirs et jaunes (Stefanka-Janil-Gutierrez puis Guénette-Durak-Desrosiers) vont exceller en défense.

Rassuré derrière par cet exploit, Rouen est plus serein, plus posé à la ligne bleue et organisé en zone neutre, le vainqueur de la Coupe continentale joue moins sur le fil du rasoir et peut reprendre sa domination territoriale. Néanmoins, la tension est palpable. Lors d’un contact, Lhenry s’en prend à Walls mais ce dernier ne craque pas.

2012-10-09-Rouen-AngersPuis, Tomas Baluch se blesse au genou lors une feinte dans la bande (29’59). Il est remplacé poste pour poste par Valentin Michel, peu de temps avant que l’ASGA ne manque un quatrième jeu de puissance car Desrosiers souffle la rondelle à la barbe de Walls qui avait une chance (32’40).

Les joueurs des bords de Seine jouent très mal leur troisième attaque à cinq… car ils ne la jouent à deux instants qu’à quatre ! Cependant, les champions de France en titre ont à cœur de bien faire et persévèrent. Juraj Stefanka ne cadre pas du revers (37’15), tout comme Julien Desrosiers qui essaye un tir à huit secondes de la deuxième sirène, sitôt une remise en jeu offensive gagnée par Guénette (39’52).

Pendant le dernier vingt, les compétiteurs des bords du Maine n’y arrivent toujours pas en supériorité. Fabrice Lhenry fait le boulot et gèle le puck de Michael Busto (43’08). Comme les Dragons de Rouen continuent de posséder la rondelle, ils ouvrent logiquement la marque par la déviation de Loup Benoit grâce au trafic qu’ils imposent devant la cage de Hardy sans doute masqué (1-0 à 44’50).

Angers va réagir par l’intermédiaire de Bellemare en déviation (45’49) puis Campbell (46’39) mais à chaque fois Lhenry est très présent et conserve sa cage inviolée.

2012-10-09-Rouen-Angers4Cette réaction angevine n’est qu’un feu de paille. Les Haut-Normands sont supérieurs au moins dans l’envie. Malheureusement, ils sont autant maladroits que les joueurs de Varady en power-play et se montrent incapables de conclure une excellente période dominatrice (52’24) et malchanceux aussi quand Romain Gutierrez touche un poteau (54’09).

La foule terminera le match en serrant les fesses lorsque Castonguay, ayant pourtant parfaitement défendu sur Bélanger, est envoyé incroyablement dans la geôle par M.Barbez (55’16). Le temps mort du coach des blancs n’apportera rien à l’efficacité des Ducs. En toute fin de match, Varady remplace son gardien par un attaquant supplémentaire, mais rien n’y fait. À trop attendre, Angers n’a plus eu le temps de revenir, et perd un match que les Ducs n’auront pas bien géré. Mais le voulaient-ils ? Dans tous les cas, à notre avis, ils n’ont pas pris le risque tactique de mettre minables les Dragons alors qu’ils en avaient l’occasion, sans doute un peu à cause de la peur de s’exposer au danger d’un animal blessé ?

 

Rouen – Angers 1-0 (0-0, 0-0, 1-0)
Mardi 9 octobre 2012 à 20h00 au centre sportif Guy Boissière. 2641 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Barbez assisté de Mathieu Loos et Anne-Sophie Boniface.
Pénalités : Rouen 46' (20'+10', 12', 4') ; Angers 14' (4', 6', 4').
Chances : Rouen 4 (1, 2, 1) ; Angers 2 (0, 0, 2).

Évolution du score :
1-0 à 44'50" : Benoit assisté de Janil


Rouen

Gardien : Fabrice Lhenry

Défenseurs : Lauri Lahesalu – Johan Åkerman (A) ; Andrej Tavzelj – Miroslav Durak ; Léo Guillemain-Paillie – Jonathan Janil.

Attaquants : Julien Desrosiers – François-Pierre Guénette (A) – Marc-André Thinel (C) ; Anthony Rech – Juraj Stefanka – Romain Gutierrez ; Ilpo Salmivirta – Loup Benoit – Éric Castonguay ; David Fredriksson.

Remplaçants : Sebastian Ylönen (G), Florent Aubé, Raphaël Faure, Maxime Joly et Anthony Goncalves.

Angers

Gardien : Florian Hardy.

Défenseurs : Pavol Mihalik – Jeff May ; Michael Busto – Gary Lévèque ; Charlie Doyle.

Attaquants : Tomas Baluch (A) (puis Valentin Michel à 29’59) – Eric Fortier – Marc Bélanger (A) ; Jonathan Bellemare (C) – Cody Campbell – Braden Walls ; Juho Jokinen – Brian Henderson – Robin Gaborit.

Remplaçants : Alexis Neau (G), Paul Bahain, Étienne Chiappino et Léonard Nalliod-Izacard. Absents : Jonathan Harty et Julien Albert.