Suisse - Slovaquie (Deutschland Cup 2012)

Romy montre la voie

HAMERLIK Peter-120515-257La Suisse et la Slovaquie ont en commun de s'être toutes deux qualifiées pour les Jeux olympiques, mais elles ont suivi une trajectoire opposée. Les Slovaques ont retrouvé l'enchantement du hockey après leur dernière finale mondiale, alors que les Helvètes ont connu leur plus mauvais classement du siècle. Leur entraîneur Sean Simpson a été sauvé par son long contrat (jusqu'en 2014) mais il reste sous pression. Personnellement, il n'est pas encore sûr d'être aux JO.

C'est valable pour la majorité des joueurs. Comme il n'y a pas d'urgence immédiate, les deux pays ont renoncé à faire appel à leurs hockeyeurs de NHL présents pendant le lock-out. Ils intronisent un débutant chacun : pour la Slovaquie, le centre Andrej Stastny, et pour la Suisse, le défenseur d'origine libérienne, Clarence Kparghai, qui remplace son coéquipier biennois Thomas Wellinger blessé à l'épaule. La Suisse, où il est de tradition ancestrale de snober la sélection (ce qu'a fait Goran Bezina), est plus éloignée de sa configuration optimale que la Slovaquie : 7 joueurs présents aux derniers championnats du monde, contre 11.

Parmi ces cadres de la Nati, il y a Kévin Romy, qui profite d'un rebond lâché par Hamerlik après seulement... seize secondes de jeu. La Suisse prend ainsi immédiatement les commandes et la Slovaquie a peu d'occasions de revenir, peinant à s'installer en zone offensive même en supériorité numérique.

En fait, il faut un bon tiers-temps aux Slovaques pour prendre le rythme. En deuxième période, ils sont lancés et soumettent la Suisse à un tempo éreintant. Les premières failles apparaissent, Michel Miklik se présente seul devant Martin Gerber. Par contre, le powerplay n'est toujours pas le fort de la Slovaquie, mais à 4 contre 5, Mario Bliznak mène une belle action que ne conclut pas Branko Radivojevic.

BLIZNAK Mario-120515-274C'est donc contre le cours du jeu que la Suisse double la mise, Simon Bodenmann reprenant une passe derrière la cage de Romy (2-0). La Slovaquie réagit grâce à Marcel Hossa : son premier tir est arrêté par le corps de son coéquipier Mikus, mais le palet revient sur lui et il ne manque pas cette seconde chance. La réduction du score dure 32 secondes : Tybor accroche et Bodenmann inscrit donc un doublé (3-1).

La Slovaquie n'a pas la même efficacité offensive que la Suisse et doit réaliser beaucoup d'efforts pour atteindre les filets. Von Gunten sauve une première fois sur sa ligne, mais Michal Sersen finit par marquer le 3-2. À l'avant-dernière minute, Ryan Gardner brutalise Daloga et prend une méconduite pour le match. La Suisse est sous pression à 4 contre 6 jusqu'à la fin, mais tient le choc.

Sean Simpson a réussi son premier pari de la saison : faire appel à Martin Gerber, le vétéran de 38 ans, n'allait pas de soi. Le gardien de Rögle s'est montré excellent.

Désignés joueurs du match : Simon Bodenmann pour la Suisse et Ivan Baranka pour la Slovaquie.

Commentaires d'après-match

Sean Simpson (entraîneur de la Suisse) : "C'était une performance solide de notre part, qui nous fait regarder la suite avec courage et confiance. Gerber a bien joué. Ce n'était pas difficile d'assembler cette première ligne : Bodenmann et Hollenstein sont un duo éprouvé, et Romy au centre est aussi intelligent que Brooks Laich, leur partenaire en club."

Vladimir Vujtek (entraîneur de la Slovaquie) : "Nous avons vu une rencontre dynamique et équilibrée qui s'est décidée en supériorité numérique. Seule notre quatrième ligne a joué le powerplay comme nous l'avions imaginé. La Suisse a donc mérité sa victoire. Nous devons créer plus de pression sur le but. Un facteur important a été la pénalité inutile après le 1-2. Ce ne sont pas de grosses fautes, mais elles sont réelles."

 

Suisse - Slovaquie 3-2 (1-0, 2-1, 0-1)
Vendredi 9 novembre 2012 à 16h00 à l'Olympia Eisstadion de Munich. 2852 spectateurs.
Arbitrage de Stefan Bauer et Richard Schütz (ALL) assistés de Christoffer Hurtik et Pascal Kretschmer (ALL).
Pénalités : Suisse 40' (8', 6', 6'+20') ; Slovaquie 16' (6', 4', 6').
Tirs : Suisse 26 (8, 7, 11) ; Slovaquie 37 (8, 15, 14).

Évolution du score :
1-0 à 00'16" : Romy assisté de Bodenmann et Hollenstein
2-0 à 34'22" : Bodenmann assisté de Romy et Hollenstein
2-1 à 37'41" : Hossa assisté de Mikus [att.] et Hovorka
3-1 à 38'12" : Bodenmann assisté de Hollenstein et Romy (sup. num.)
3-2 à 55'42" : Valabik assisté de Baranka (sup. num.)


Suisse

Gardien : Martin Gerber.

Défenseurs : Eric Blum (+2) - Patrick Von Gunten (+2) ; Romain Loeffel (-1) - Robin Grossmann (-1) ; Alessandro Chiesa - Patrick Geering ; Tim Ramholt (2') - Clarence Kparghai.

Attaquants : Denis Hollenstein (+2, 4') - Kevin Romy (A, +2) - Simon Bodenmann (+2) ; Roman Wick (A, -1, 2') - Andres Ambühl (C, -1) - Dario Bürgler (-1) ; Inti Pestoni (2') - Julien Walker (2') - Patrik Bärtschi (2') ; Victor Stancescu (4') - Ryan Gardner (2'+20') - Fabian Schnyder.

Remplaçant : Reto Berra (G).

Slovaquie

Gardien : Peter Hamerlik [sorti à 58'45"].

Défenseurs : Richard Stehlík (-1) - Martin Štajnoch (-1', 2') ; Kristian Kudroc - Ivan Baranka (2') ; Boris Valábik - Michal Sersen (2') ; Juraj Mikuš (2') - Marek Daloga.

Attaquants : Libor Hudáček (-1) - Mário Bližňák (-1) - Michel Miklík (-1) ; Peter Galamboš (2') - Tomáš Marcinko - Branko Radivojevič (C) ; Marcel Hossa - Juraj Mikúš - Marek Hovorka ; Peter Ölvecký - Andrej Šťastný (4') - Radoslav Tybor (2').

Remplaçant : Jaroslav Janus (G).