Finlande - République Tchèque (Euro Hockey Tour 1)

La Finlande se choisit un nouveau guide pour les JO

HIETANEN Juuso-120504-428L'entraîneur finlandais Jukka Jalonen a annoncé avant l'été qu'il se retirerait de son poste après le championnat du monde 2013. Le moment paraissait mal choisi, puisque la Finlande perdrait ainsi son sélectionneur à un an seulement des Jeux Olympiques. Depuis ce temps, forcément, les médias bruissent. La fédération finlandaise avait prévu d'annoncer l'identité du remplaçant en décembre, mais Kalervo Kummola a finalement voulu couper court aux rumeurs en avançant l'annonce officielle pendant le tournoi Karjala.

Kari Jalonen, fort de ses nombreux succès en club, apparaissait comme un candidat intéressant. Mais, vu le peu de temps qu'il restera au futur sélectionneur, la Finlande a choisi quelqu'un qui connaît déjà la maison : Erkka Westerlund a déjà occupé le poste de 2004 à 2007, et il a notamment amené son équipe en finale des JO de Turin. C'est lui qui a mis en place le style de jeu actuel des Leijonat, à prédominante défensive, que Jukka Jalonen a ensuite continué pendant six ans.

Erkka Westerlund avait démissionné en 2007 en dénonçant le "Muppet Show" qui entourait l'équipe nationale (visant notamment la presse). Depuis, il dirigeait l'académie des sports de Vierumäki, en quelque sorte l'INSEP finlandais. Il revient aujourd'hui sur la pointe des pieds. La fédération lui offrait un contrat de deux ans, mais, conscient de la difficulté de ce job, il n'a voulu signer que pour la saison 2013/14, avec ses adjoints Lauri Marjamäki et Hannu Virta. Westerlund, qui incarne la totale continuité tactique, a indiqué qu'il souhaitait appliquer de nouvelles idées en attaque. Le match qui a suivi la conférence de presse de son intronisation a montré combien c'était nécessaire...

Face à une République Tchèque décidée à simplifier son jeu et à accentuer sa vigilance en zone neutre, la Finlande est à la peine. Son patinage n'est pas au mieux et elle ne déstabilise jamais l'adversaire. A contratio, sa quatrième ligne défensive Jalasvaara-Hietanen commet des erreurs, et une perte de palet de Juuso Hietanen s'avère fatale. Petr Koukal sert Petr Nedved et le vétéran, voyant que le défenseur couvre le troisième attaquant Vondrka, choisi le tir (0-1). Vondrka aurait même pu doubler la mise sans un savetage du défenseur Eronen.

PAVELEC Ondrej-110513-079En deuxième période, les meilleures actions sont à mettre au crédit de la ligne tchèque Hubacek-Novotny-Irgl. Par contre, la star locale de Turku, le capitaine de l'équipe nationale Mikko Koivu, revenu jouer pendant le lock-out pour son club formateur (TPS), semble s'éteindre peu à peu. Les Finlandais manquent cruellement de peps. Le gardien tchèque Ondrej Pavelec attend encore le vrai test.

Il arrivera en troisième période, quand la Finlande s'active enfin. Une longue passe du maître Petteri Nummelin envoie Niklas Hagman en échappée. Kindl l'accroche au dernier moment : tir de pénalité. Hagman laisse échapper le palet et n'arrive même pas à boucler son tir. La Finlande s'installe dans le camp tchèque, Mikko Kousa et Juha-Pekka Haataja ont encore de grosses occasions en fin de match, sans succès.

Avant le tournoi, le sélectionneur tchèque Alois Hadamczik avait décrit Ondrej Pavelec comme son principal candidat pour le poste de numéro 1 aux prochains championnats du monde. Le gardien de NHL Ondrej Pavelec, en difficulté depuis son arrivée à Liberec pour le lock-out (89,5% d'arrêts), a rassuré tous les Tchèques avec ce blanchissage bienvenu. Même sans les stars de NHL Plekanec et Zidlicky (restées au pays après avoir dominé le premier match), la République Tchèque remporte donc un second succès.

Commentaires d'après-match

Jukka Jalonen (entraîneur de la Finlande) : "Nous ne sommes pas entrés dans le match avec le niveau émotionnel requis. La préparation s'est mal passée. Je pense que la responsabilité est partagée entre les entraîneurs et les joueurs. Tous font comme si c'était un problème tactique, mais nous pensons que c'est un problème d'état d'esprit. Nous n'avons fait aucun changement au troisième tiers, nous avons simplement commencé à travailler et à essayer. Un bon tiers-temps est rarement suffisant contre les meilleures équipes. Pavelec a été bon, mais pas assez bon pour que nous l'ayons laissé à zéro."

 

Finlande - République Tchèque 0-1 (0-1, 0-0, 0-0)
Vendredi 9 novembre 2012 à 18h30 à la Turkuhalli. 10238 spectateurs.
Arbitrage de Morgan Johansson et Marcus Vinnerborg (SUE) assistés d'Iikka Kiilunen et Jari Korteniemi (FIN).
Pénalités : Finlande 2' (0', 2', 0'), République Tchèque 6' (2', 2', 2').
Tirs : Finlande 27 (9, 3, 15), République Tchèque 17 (7, 7, 3).

Evolution du score :
0-1 à 17'48" : Nedved assisté de Koukal


Finlande

Gardien : Tuukka Rask [sorti de 59'01" à 59'21" et de 59'26" à 60'00"].

Défenseurs : Ossi Väänänen - Petteri Nummelin ; Mikko Kousa - Ilkka Heikkinen (2') ; Teemu Eronen - Teemu Laakso ; Janne Jalasvaara (-1) - Juuso Hietanen (-1).

Attaquants : Niklas Hagman - Mikko Koivu - Juha-Pekka Haataja [puis Salminen à 40'00"] ; Teemu Laine - Petri Kontiola - Jesse Joensuu ; Jonas Enlund - Jori Lehterä - Sakari Salminen [puis Haataja à 40'00"] ; Jani Tuppurainen (-1) - Ilari Filppula (-1) - Antti Pihlström (-1).

Remplaçant : Pekka Rinne (G).

République Tchèque (2' pour surnombre)
 
Gardien : Ondrej Pavelec.
 
Défenseurs : Ladislav Smid - Jakub Krejcik ; Petr Caslava (+1) - Filip Novak (+1, 2') ; Jakub Nakladal - Jakub Kindl ; Lukas Galvas.                  

Attaquants : Jiri Tlusty - Lukas Pech - Petr Nedved (A) ; Michal Vondrka (+1) - Petr Koukal (+1) - Jakub Petruzalek (+1, 2') ; Petr Hubacek - Jiri Novotny - Zbynek Irgl ; Jakub Svoboda - Jan Kovar - Tomas Hertl.

Remplaçants : Alexander Salak (G).