Statshot - trêve de novembre

Statistiques individuelles : FavarinN

À l’issue de ces 8 premières journées de championnat, le podium des scoreurs ressemble fort à celui que l’on décrivait dans le Statshot de septembre.

En tête de ce classement, on retrouve comme depuis le début de la saison le Canadien de Dijon Tim Crowder. Meilleur buteur en outre de la Ligue avec 12 filets, le joueur compte déjà 19 points au compteur. En seulement 8 rencontres, il s’approche de son score personnel de la saison passée, soit 21 points en 30 matchs de saison régulière, disputés dans 3 clubs différents (les Wheeling Nailers et Greenville Road Warriors en ECHL, Olofströms IK, 3e niveau suédois).

Pour un bon buteur, il faut un bon passeur, et on retrouve son coéquipier Janos Vas sur la deuxième marche du podium. Et on peut bien dire que c’est véritablement l’osmose entre les deux… Avec autant d’assists que Crowder n’a de buts, et 5 buts personnels, le Hongrois compte 17 points.

Ils sont serrés sur la dernière marche, puisque ce n’est pas moins de 3 joueurs qui se la partagent pendant cette trêve internationale, avec 15 points. On y retrouve notamment Marc-André Bernier. Auteur d’un très gros mois d’octobre, le natif de Laval (au Québec, non en Mayenne !) est le seul joueur de ce podium qui évoluait déjà en Magnus la saison passée. Avec lui, le Finno-Américain de Grenoble Mike Vaskivuo. Il bénéficie de performances assez équilibré : 6 buts et 9 passes. Enfin, Dijon a trouvé le moyen de placer un 3e joueur sur ce podium, il s’agit du suédois Johan Skinnars. Celui-ci doit sa place essentiellement aux assistances, puisqu’il domine ce classement là avec son coéquipier Janos Vas (12 assists).

Dans le groupe des joueurs à la 10e place de ce classement avec 12 points, on retrouve le #26 des Chamois, Francis Charland. Celui-ci a largement mérité son paragraphe dans le Statshot puisqu’il a été à l’origine d’une statistique tout à fait remarquable lors de la 6e journée et de la rencontre face à Strasbourg (8-0). Dans ce qui reste à ce jour la seule victoire en championnat de Chamonix, Charland a produit la performance d’un quintuplé associé à 2 assistances, soit 7 points dans la même rencontre. Il n’y a que sur le premier but chamoniard qu’il n’apparaît pas.

Il s’avère qu’inscrire autant de points dans un même match n’est vraiment pas quelque chose de courant en Ligue Magnus. Pour retrouver la dernière fois que cela s’était produit, il faut remonter à la 2e journée de la saison passée. Ce soir là, Dijon l’emportait largement à domicile face aux Ours de Villard (11-3). Et ce n’était pas un mais deux joueurs (qui ont depuis quitté la Ligue) qui inscrivaient 7 points personnels. Il s’agissait d’Anthony Guttig (6 buts et 1 assistance) et de Yanick Riendeau (2 buts et 5 assistances).

En recherchant la dernière meilleure performance, on plonge dans la saison 2010-2011, au terme d’une rencontre épique opposant les Dragons de Rouen aux Dauphins d’Epinal. Les Normands avaient affolé les compteurs en s’imposant… 17 à 4 ! Alors forcément ça avait laissé de la place aux scoreurs, et Carl Mallette en avait profité pour inscrire 3 buts et 5 assistances, soit 8 points personnels.

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Dans les cages, les meilleures statistiques sont toujours en faveur de l’Angevin Florian Hardy. Il a à son compteur une moyenne de buts encaissés d’1,50, et 93% d’arrêts. Il faut malgré tout préciser que depuis le dernier Statshot, Hardy a raté 2 rencontres de Magnus, supplée avec tout autant de succès par le jeune back-up Alexis Néau.

Derrière lui, le classement du championnat est respecté puisqu’on retrouve le portier des Diables Rouges Ronan Quemener (1,73 but de moyenne et 93,8% d’arrêts) puis le Grenoblois Sébastien Raibon (2,05 buts de moyenne et 93,5% d’arrêts). Sur le forum d’HockeyArchives, le membre Jackinen faisait remarquer à raison qu’il est à souligner la bonne performance des gardiens Français. Ils sont en effet 4 à truster le haut de ce classement, puisque derrière les trois cités on retrouve le gardien de Morzine Henri-Corentin Buysse, avec 2,63 buts encaissés de moyenne et 92,3% d’arrêts. Il est à noter que pour constituer ce classement (en terme de rang), les gardiens retenus sont ceux qui ont été titulaires au moins 3 fois sur les 8 rencontres.

 

Lors de la 7e journée, Briançon accueillait Strasbourg (5-1) sans son défenseur hongrois Viktor Szelig, victime d’une sévère otite. Cette absence mettait un terme à une série de 81 matchs d’affilée en Magnus (saison régulière et play-offs) où le joueur avait été aligné, puisque le dernier match officiel des Diables Rouges sans Szelig remonte à la 20e journée de la saison 2009-2010 et d’un déplacement à Chamonix (0-6).

Nous nous sommes penchés sur la question des séries de matchs consécutifs en Ligue Magnus. Cela concerne autant les matchs de saison régulière que de seconde phase, que ce soit play-offs ou play-down… Si la série terminée par Szelig est impressionnante, elle n’est pas de l’ordre des records. Voici dans l’ordre décroissant, les 13 joueurs de champ de Ligue Magnus a être dans une série en cours de plus de 100 matchs consécutifs.

13- Mathias Terrier (Chamonix) – 101 matchs. Depuis son apparition chez les pros en 2009-2010, il n’a pas raté une rencontre.
12- Damien Torfou (Chamonix) – 106 matchs. Cette série a débuté pour le premier tour des play-offs de Chamonix en 2008-2009. Et cela ne l’a pas empêché de faire une petite pige de 14 matchs en Nouvelle-Zélande.
11- Thiery Poudrier (Caen) – 109 matchs. Il n’a pas joué tous les matchs lors de son arrivée à Caen en 2008-2009. Mais dès la saison suivante et son transfert à Angers (3 saisons avant de revenir), il n’a plus loupé un match.
10- David Striz (Strasbourg) – 112 matchs. Il n’a pas raté un seul match depuis son arrivée à l’Etoile Noire en 2009-2010.
9- Eric Fortier (Angers) – 120 matchs. Le dernier match des Ducs d’Angers qui s’est joué sans Fortier était le match 2 des demi-finales des play-offs 2008 – 2009 (5-1).
8- Christophe Tartari (Grenoble) – 131 matchs. Lors de la 23e journée de la saison 2008-2009, Grenoble s’imposait à Morzine sans Tartari (3-8). Depuis, les Bruleurs de Loups ont débuté leur match de championnat avec lui.
7- Jan Plch (Epinal) – 133 matchs. Plch a joué tous les matchs des Dauphins depuis Epinal – Amiens, 23è journée de la saison 2007-2008 (5-1).
6- Lauri Lahesalu (Rouen) – 134 matchs. En 2008-2009, Lahesalu jouait à Angers. Il rata la 18e journée au Mont-Blanc (12-2). 3 saisons pleines plus tard et un transfert cet été à Rouen, il n’a depuis plus passé un match sans s’équiper.
5- Clément Masson (Chamonix) – 150 matchs. Le joueur a pas mal tourné en Rhône Alpes (Mont-Blanc, Villard de Lans, Chamonix), mais la dernière rencontre de son club qui s’est jouée sans lui remonte au 20 novembre 2007 (12e journée, Mont-Blanc – Grenoble, 4-0).
4- Cyril Papa (Morzine Avoriaz) – 152 matchs. Entre Villard et Morzine, sa dernière absence en Magnus correspond à la 4e journée de la saison 2007-2008, et le déplacement des Ours à Angers (8-1).
3- Mathieu Le Blond (Grenoble) – 176 matchs. On redescend encore d’une saison en arrivant en 2006-2007. Lui aussi Villardien à l’époque, Le Blond rate le déplacement à Anglet pour le compte de la 23e journée (4-3). Il ne ratera plus une feuille de matchs depuis.
2- Hugues Cruchandeau (Strasbourg) – 200 matchs. Plus Strasbourgeois on ne fait pas ! Le natif de la ville hôte a joué toutes les rencontres de l’Etoile Noire depuis la montée en Magnus en 2006-2007.
1- Nicolas Favarin (Villard de Lans) – 259 matchs. Le champion toute catégorie, et de loin ! Deux saisons à Grenoble et tout le reste à Villard. Il faut remonter au 7 février 2004 pour retrouver une absence de Favarin ! A l’époque, Villard recevait Dijon pour la 7e journée de Poule Magnus en Super 16 (4-2). Et le joueur n’était pas absent pour blessure, mais parce qu’il était à ce moment là avec l’équipe de France.

(Merci à Benjamin Bordet pour sa participation à l’élaboration de cette statistique).

 

Statistiques collectives :

Un élément particulier n’a pas été abordé lors du Statshot de septembre, alors qu’il a sa pleine place dans cette rubrique. Lors de la 3e journée de championnat fin septembre, les équipes de Magnus se sont montrées particulièrement prolifique puisqu’au total 60 buts ont été marqués sur les patinoires, soit une moyenne de 8,6 buts par match. Un total qui ressemblerait à une dernière journée de championnat ? C’est tout à fait vrai ! En effet, 60 buts c’est également le bilan de la dernière journée de saison régulière du précédent exercice.

La dernière fois qu’il y eut un nombre de buts supérieur à celui-ci, c’est une statistique qui fera echo à une autre citée précédemment dans cet article. Nous faisions part du record de Carl Mallette avec ses 8 points dans un même match, face à Épinal. Ce score fleuve de 17 à 4 pour les Dragons de Rouen s’est produit à l’occasion de la 17e journée de la saison 2010-2011. Cette même journée de championnat avait vu également la victoire de Briançon au Mont-Blanc sur un score sans appel (2-11), ainsi notamment qu’un match à 11 buts à Morzine face à Chamonix (2-9). Au total, ce n’est pas moins de 68 buts qui furent inscrits lors de cette journée, et une moyenne de buts hallucinante : 9,7 buts par match !

 

S’il est une phase de jeu très importante dans le hockey moderne, c’est bien le jeu du nombre. À ce titre, les supériorités ou au contraire infériorités numériques ont souvent de grandes conséquences sur le sort d’un match, dans un sens comme dans l’autre. Cette importance varie selon les équipes, or s’il fallait lister les équipes pour lesquelles ça a de fortes répercussions, on citerait avant tout les Ours de Villard-de-Lans.

Les Isérois ont en ce début de saison l’habitude du jeu déséquilibré. Avec 45 supériorités numériques, ils sont les seconds à en avoir eu le plus en 8 journées, juste après Rouen (46). Un motif de réjouissance, mais qui se contrebalance immédiatement par le fait que c’est aussi l’équipe qui compte le plus, et de loin, d’infériorités numériques, à savoir 51. Forcément, la fréquence aide les chiffres, toutefois on observe que l’équipe peut se targuer d’une excellente gestion de ces phases-là, et ce dans les 2 cas.

Les Ours ont inscrit 7 buts en jeu de puissance depuis le début de la saison, 3e équipe de la Ligue dans cet exercice. Villard fait également partie des équipes qui n’ont pas encaissé de buts en étant en supériorité numérique. À titre de comparaison, les Gothiques d’Amiens ont déjà encaissé 3 buts alors qu’ils étaient en surnombre.

Concernant les infériorités numériques, étant forcément l’équipe en ayant subi le plus jusqu’à maintenant, c’est logiquement l’équipe qui a encaissé le plus de buts dans ce schéma-là, soit 11 buts. Par contre, il est notable de signifier que c’est l’équipe qui en a aussi marqué le plus ainsi. Les Ours ont déjà inscrit 4 buts en infériorité numérique, ce qui correspond en 8 journées à ce que la plupart des équipes de la Ligue réalise en moyenne faible par saison.