Brest - Lyon (Division 1, 13e journée)

Les Albatros leaders de la phase aller.

Pard-PoulinAffiche de rêve pour terminer cette première phase du très homogène championnat de D1. Brest (troisième) reçoit le leader lyonnais. La différence entre les deux équipes est infime puisqu’elles comptent le même nombre de points (18) au même titre que Reims. En cas de victoire bretonne ce soir conjuguée à une défaite champenoise, les Albatros retrouveraient la première place du classement laissée il y a quelques journées. La feuille de match indique 1207 spectateurs mais on est plus proche des 1400 dans la réalité tant la patinoire est bondée pour ce choc au sommet.

Les Lions commencent très fort par un pressing haut qui les conduit droit vers la cage du nouveau gardien n°1 Arnaud Goetz. Ils se font piéger immédiatement par un contre assassin de Nicholas Pard qui marque sur le premier tir brestois du match (1-0 0’51’’). Le ton est donné.

Lyon a l’occasion de revenir sur des fautes vraiment peu évidentes de Jonathan Avenel (3’34’’) et de Vladimir Holik (4’17’’). À 5 contre 3 les Lyonnais ne parviennent pas à tromper un Goetz vigilant face à Eric Medeiros (4’30’’) et Robert Styf (5’06’’). Brest tue ces pénalités et pense avoir marquer le but du break sur un tir de Jaroslav Prosvic qui tape sous la barre transversale (8’40’’). L’arbitre écarte les bras et le jeu se poursuit.

La domination territoriale est visiteuse dans cette première période. Goetz s’interpose à de nombreuses reprises notamment face à Anthony Kodyjasz plein axe (11’30’’). Ce dernier, accompagné de Christer Johansson et d’Arnaud Magallon, occupe un 3e bloc très efficace qui arrive bien à garder le palet en zone offensive.

Alors qu’on se dirige vers la pause, les Lyonnais vont de nouveau se faire surprendre sur une remise de Nicholas Pard au premier poteau pour Jaroslav Prosvic qui trompe Guillaume Richard (2-0 à 19’07’’). Un score bien payé en faveur des locaux.

Goetz 2La physionomie du deuxième tiers est différente. Orchestré par un corps arbitral extrêmement fluctuant, les Albatros vont prendre l’ascendant sans suffisamment prendre le large. Les pénalités pleuvent des deux côtés dans un premier temps avant de ne viser que l’équipe visiteuse (5 pénalités mineures dans ce tiers pour Lyon).

Les Albatros ont le meilleur jeu de puissance de la division mais il peine à trouver la faille face à un jeu en infériorité très efficace des Rhodaniens. Les Lions se battent comme des fauves, un peu trop même, lorsque Miroslav Kristin, ne voulant pas voir Nicholas Pard marquer, bouge grossièrement la cage pour empêcher le but. Un geste stupide d’autant que Guillaume Richard avait fait l’arrêt (28’15’’). Il est sanctionné pour retard de jeu et laisse son équipe à 3 joueurs de champ. Jonathan Avenel perce la muraille lyonnaise du revers moins d’une minute plus tard (3-0 à 29’10’’).

Ce sera le seul but marqué dans ce tiers par les Albatros malgré plusieurs opportunités et un temps mort demandé par Sébastien Oprandi (30’10’’). De quoi avoir des regrets car les Lions ne sont qu’à une portée de griffes. Arnaud Goetz en sait quelque chose et sort le grand jeu sur un arrêt hallucinant de la crosse sur sa ligne face au premier bloc lyonnais (32’20’’). Puis il remporte son duel face à Alexander Olsson (37’). Le gardien brestois reste sur cinq tiers-temps invaincu à domicile à la fin de cette période.

Brest dispose d’un matelas confortable à l’entame du dernier tiers mais va tout gâcher en ne gérant pas bien cette situation. Lyon mord une première fois par un tour de cage d’Erik Caladi sur lequel il est vraiment peu évident de dire si le palet a franchi la ligne (3-1 à 45’06’’). À l’inverse du tir de Prosvic en première période, cette fois l’arbitre tend le bras et accorde le but sous les sifflets du public.

Les Albatros subissent et comptent encore une fois sur Goetz pour les tirer d’affaire. Le cerbère sort un très bel arrêt de la mitaine contre Eric Medeiros (49’12’’) mais ne peut rien face au revers à bout portant de To-Landry sur la mise en jeu qui suit (3-2 à 49’15’’). Plus qu’une longueur d’avance, mais pas pour longtemps, pense-t-on à la vue de David Poulin qui place un tir sous la barre qui ressort aussitôt. Une nouvelle fois les arbitres jugent qu’il n’y a pas but (50’50’’).

kodyjaszanthonyPas de doute en revanche sur le tir de David Hennebert qui tape en plein sur la barre transversale (52’57’’) mais ne rentre pas. Pas de doute non plus sur le revers de Kodyjasz lui aussi sous la barre mais qui franchit bien la ligne (3-3 à 54’58’’).

Une avance de trois buts dilapidée. Voilà ce qui arrive quand on ne met pas la tête sous l’eau à son adversaire lorsqu’on en a l’opportunité comme les Brestois l’ont eu en deuxième période en jouant à de nombreuses reprises en supériorité numérique.

La fin du match est complètement débridée avec des aller-retour incessants entre les deux buts. Il faut une prolongation pour déterminer un vainqueur. Le public est debout pendant l’intégralité de cette prolongation qui va durer moins de trois minutes. La troisième faute personnelle d’Aymeric Gillet est fatale aux siens. Vladimir Holik allume un pétard lointain sur le jeu de puissance qui scelle la rencontre (4-3 à 62’50’’).

Comme prévu la rencontre se termine par un score serré. Un écart pas illogique au vu de la prestation des deux équipes mais les Albatros auraient pu laisser leur adversaire du soir repartir sans aucun point en gérant mieux ce dernier tiers remporté 3-0 par les Rhodaniens.

Ceci dit Lyon aura fait forte impression tout au long de la rencontre malgré un deuxième tiers plus difficile où Guillaume Richard aura tenu la baraque. Les Lions disposent de trois bons blocs, avec notamment un premier trio très rapide. Les défenseurs sont également efficace. On aura apprécié tout particulièrement les superbes gestes défensifs de Ryan Corry.

La rencontre aura tenu ses promesses malgré un arbitrage vraiment fluctuant. Le corps arbitral s’est montré tatillon tout le long du match sur les mises en jeu allant même jusqu’à sanctionner Brest pour retard de jeu (20’07’’). Dans un même temps des charges appuyées des deux côtés ressemblant plus à des prises de judo parfois sont complètement passées à la trappe.

Toujours est-il qu’avec la défaite de Reims après prolongation sur la glace de Vegapolis, Brest s’empare seul du commandement de la Division 1 à la fin de cette phase aller. De quoi être satisfait même si la meute de poursuivants n’est qu’à une petite longueur derrière.

 

Brest – Lyon 4-3 a.p (2-0, 1-0, 0-3, 1-0)
Samedi 8 décembre 2012 à 18h40 au Rïnkla Stadium. 1207 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Rousselin assisté de Jérémie Douchy et Romain Herrault.
Pénalités : Brest 4' (4’, 4’, 2’, 0’), Lyon 32' (4', 10', 6’+10’, 2’).

Évolution du score :
1-0 à 00’51’’ : Pard assisté de Croteau
2-0 à 19’07’’ : Prosvic assisté de Pard et Poulin
3-0 à 29‘10’’ : J. Avenel assisté de Prosvic et Holik (sup. num)
3-1 à 45’06’’ : Caladi assisté de Olsson
3-2 à 49’15’’ : To-Landry assisté de Lebey et Caladi
3-3 à 54’38’’ : Kodyjasz assisté de Johansson et Milleroux
4-3 à 62’50’’ : Holik assisté de Prosvic et J. Avenel (sup. num)


Brest

Gardien : Arnaud Goetz.

Défenseurs : Aurélien Gréverend – David Poulin ; Vladimir Holik – David Hennebert (A) ; Alan Dana – Daniel Carlsson (A).

Attaquants : Erwan Pain – David Croteau – Nicholas Pard ; Jonathan Avenel – Jaroslav Prosvic (C) – Graham Avenel ; Clément Gonzales – Quentin Berthon – Tristan Lemoine .

Remplaçants : Landry Macrez (G), Jeremy Cormier. Absents : Gaëtan Cannizzo, Alexandre Lefebvre.

Lyon

Gardien : Guillaume Richard.

Défenseurs : Ryan Corry – Aymeric Gillet (A) ; Oliver Styf  – Martin Milleroux (C) ; Jules Breton.

Attaquants : Erik Caladi – Julien Lebey – Vikhael To Landry ; Alexander Olsson (A) – Eric Medeiros (A)  – Miroslav Kristin ; Arnaud Magallon – Christer Johansson – Anthony Kodyjasz.

Remplaçants : Quentin Wargnier (G), Damiens Croux, Mathieu Touveron, Vincent Touveron. Absent : Frédéric Figon