Chambéry - La Roche-sur-Yon (Division 2, 12e journée)

Rendez-vous manqué

Devant un parterre d'anciens joueurs et dirigeants invités à l'occasion du quarantième anniversaire du club, les Éléphants n'ont pas réussi à prendre la mesure d'une équipe vendéenne bien organisée et plus agressive. Dmitri Lavrov et les attaquants chambériens se sont époumonés, le plus souvent de manière désordonnée, à courir après le score. La défense de l'équipe de Juraj Ocelka s'est montrée à son avantage devant un Peter Stanga presque infranchissable de près comme de loin. Privés de leur chef d'orchestre Lukas Bacul (blessé), les "jaune et noir" semblaient sans solutions devant une défense hermétique où Marinov, Bais, Magne et consorts, exerçant un pressing haut, empêchèrent les attaquants savoyards de s'exprimer pleinement.

magne gaetanAprès un départ prudent de la part de deux équipes très méfiantes, on vit quelques lancers sans conviction de part et d'autre et un premier power-play de Chambéry sans résultat. Il fallut attendre huit minutes pour qu'une première escarmouche se produise devant la cage de Farrugia ; une tentative de Selin renvoyée par le portier savoyard et finalement déviée par un patin permettait à La Roche-sur-Yon d'ouvrir le score d'une manière assez chanceuse (8'04). Les visiteurs montrèrent rapidement qu'ils ne comptaient pas en rester là, et dans la minute suivante, une relance de Bais et Selin trouvait Farkasovsky seul face à Farrugia ; le jeune buteur slovaque glissait le palet sous les bottes de Farrugia (9'09).

Les Savoyards en mauvaise posture essayaient de réagir mais souffraient d'autant plus qu'en partant à l'assaut la fleur au fusil (Lavrov, 12', 14') ils se mettaient à la merci des contres d'une attaque vendéenne au sein de laquelle la vivacité de Bohus Farkasovsky représentait un danger constant. Les Chambériens jouèrent de malchance à 14'50 quand le palet roula en dehors de la cage d'un Peter Stenga pour une fois hors du coup. Les locaux voyaient cependant leurs efforts débridés trouver une juste récompense dans la minute suivante lorsque Lavrov de la droite réussissait à passer à Rakanovic ; ce dernier trompait deux défenseurs avant de fusiller Stenga à mi-hauteur (15'50). Le match était relancé. Les locaux terminaient en supériorité numérique par deux tirs puissants, dont un de la bleue signé Jindrich qui trouvait Stenga miraculeusement sur la trajectoire.

Au cours de la deuxième période, l'équipe de Remy Enselme essaya de revenir au score mais se heurta à une solide défense et à un Peter Stanga toujours aussi déroutant. Chambéry benéficiait d'une supériorité numérique quand Marcon fut stoppé irrégulièrement, mais les tirs de Rakanovic furent malheureusement déviés ou imprécis (27'). De leur côté, les Yonnais, à l'image d'Ocelka, faisaient preuve de maîtrise. Après un premier essai stoppé par Farrugia, l'entraîneur-joueur des Aigles ne gâchait pas une seconde occasion ; il évitait un dernier défenseur et, reprenant le palet, il adressait un tir imparable dans la lucarne droite (32'24). Avec ce troisième but, les Vendéens prenaient un avantage certain. Dans les minutes qui suivirent, les attaques chambériennes se heurtèrent à une défense adverse qui gêna le plus possible, si bien que Stenga n'eut pas trop de peine à faire échec aux tentatives de Pons (35'44), Bigot (36'07) ou Rol (36'38). En fin de tiers, le jeu étant revenu dans le camp chambérien, les locaux acculés étaient sauvés par le gong.

À l'appel de l'ultime période, et compte tenu du déroulement des deux tiers précédents, on sentait la partie très mal engagée pour des Chambériens sans solution en attaque et à la merci de contres particulièrement incisifs. L'absence d'un Bacul capable de secouer le cocotier se faisait cruellement sentir face à des visiteurs des plus motivés qui géraient le match à leur guise. Ces derniers allaient même réussir à enfoncer le clou en supériorité numérique (46'11). La réaction chambérienne dans la minute suivante fit germer quelques espoirs. Pour une fois, la défense vendéenne était prise en défaut et Bogdanoff se trouvait seul face à Staenga ; ce dernier perdait son duel face au jeune attaquant du SOC (47'26).

À l'image de Lavrov qui s'offrit ensuite une bonne occasion (52'06), Chambéry donna tout ce qu'il pouvait mais il était trop tard et Stanga était là pour déjouer toutes les tentatives. La fin de match à 6 contre 5 n'apporta rien sinon un assaut final aux poings devant la cage vendéenne qui, en conclusion, montra bien que l'équipe d'Ocelka n'était pas disposée à faire un cadeau d'anniversaire.

 

Chambéry - La Roche-sur-Yon 2-4 (1-2, 0-1, 1-1)
Samedi 22 décembre 2012 à 20h30 à Buisson-Rond. 681 spectateurs.
Arbitrage de Philippe Forget assisté de Christoophe Moncozet et de Damien Icard.
Pénalités : Chambéry 12' (2', 2', 8') ; La Roche-sur-Yon 12' (4', 2', 6').
 
Évolution du score :
0-1 à 08'04" : Goujot assisté de Grimaud
0-2 à 09'09" : Farkasovsky assisté de Bais et C. Selin
1-2 à 15'50" : Rakanovic assisté d'Escolier et Jindrich
1-3 à 32'23" : Ocelka assisté de Farkasovsky et Magne
1-4 à 46'11" : Farkasovsky assisté d'Ocelka et Kaspar (sup. num.)
2-4 à 47'26" : Bogdanoff assisté de Rakanovic et Bigot