Chambéry - FV Paris (Division 2, 14e journée)

Les Éléphants sans solutions

Comme les joueurs et le staff, les supporteurs chambériens, venus en nombre pour le premier match de l'année 2013, sont sans doute repartis déçus après ce nouveau revers des hommes de Rémy Enselme qui s'enfoncent désormais dans le ventre mou du classement. Plus que la défaite, certes face à un des prétendants à la montée, c'est le spectacle proposé par les locaux qui aura laissé le public sur sa faim. Avec une défense méritante mais souffrant, on le savait, d'un manque notoire d'homogénéité entre les blocs, les Chambériens étaient dans l'obligation de serrer les rangs contre les remuants et percutants attaquants que sont les Engström, Chougui, Jones ou Martial.

Les Éléphants toujours privés de Bacul devaient aussi mettre tous leurs espoirs sur l'efficacité de leurs attaquants tels Lavrov, Rakanovic ou Bigot. Malheureusement, ces derniers ont été baillonnés par une défense parisienne bien organisée et particulièrement efficace dans les duels. Comme en plus, certains joueurs savoyards se montrèrent bien maladroits ou mal inspirés dans les rares occasions qui leur étaient concédées par les Parisiens, les minutes s'écoulaient et Johan Bäckö affichait une confiance croissante.

Les Chambériens ne pouvaient s'en remettre qu'à des raids en solitaire terminés par des tirs trop lointains ou trop excentrés pour surprendre le gardien parisien. Les hommes d'Antoine Amsellem, qui menaient les débats depuis la première minute, opéraient par des contres qui à maintes reprises mirent Farrugia à l'épreuve. Le gardien chambérien permit à son équipe de continuer d'espérer pendant la plus grande partie de la rencontre mais malheureusement, hormis un lancer imparable de Davor Rakanovic au deuxième tiers, la défense parisienne  réussit à empêcher les buteurs du SOC d'exprimer leurs talents.

Les Chambériens ne pouvaient offrir meilleure entrée en matière à leurs hôtes qui, dès leur première incursion dans le camp adverse, prenaient les devants sur un palet flottant d'Amsellem qui lobait l'infortuné Farrugia. Ce coup du sort eut le mérite de lancer immédiatement les débats et dès le premier power-play accordé à Chambéry on put constater que les Parisiens étaient bien décidés à conserver leur petit avantage. La première action sérieuse de Chambéry sur la cage de Backo, à la septième minute, était à mettre à l'actif de Denis qui, comme à son habitude, se montra particulièrement actif tout le long de la partie. On pouvait noter aussi une bonne intention toujours de Denis déviant un palet en direction de Delemps, action qui aurait mérité un meilleur sort (11'43). Rakanovic ne fut pas plus chanceux aux 17e et 19e minutes face à des défenseurs qui ne lui laissaient pas beaucoup d'espace et qui permettaient à Lamey en particulier d'effectuer des relances efficaces. Les Parisiens géraient au mieux et augmentaient leur capital confiance, aidés par la mauvaise inspiration des attaquants adverses.
 
En début du deuxième tiers, les joueurs de Rémy Enselme encaissaiant une 2ème but signé Lamey qui se jouait d'une défense chambérienne hors du coup. Les Volants dominaient ensuite. En conséquence, les  Éléphants étaient contraints à des tentatives lointaines comme ce tir de Rakanovic (24'40) à travers une forêt de jambes ou cette tentative non cadrée de Denis (25'17); ou bien, à l'image de Marcon qui vendangeait un palet devant la cage (29'09), ils se montraient trop maladroits sur le dernier geste.  Les Parisiens, qui opéraient le plus souvent par de longues transversales vers Chougui ou Engström, échouaient sur Farrugia (26'44 ; 28'09). Dans ce match somme toute très engagé, les contacts laissaient des traces et Chauveau restait étendu au milieu du rond central peu avant la mi-match.

Les occasions franches restaient parisiennes et il fallait tout le talent de Farrugia pour bloquer le compteur. Le gardien chambérien sauvait la mise en repoussant un premier tir puis en arrêtant la reprise au rebond (32'58). Opiniâtres, les "jaune et noir" revenaient cependant inlassablement à la charge et c'est finalement sur une action Bigot-Lavrov-Rakanovic que Bäckö cédait à 34'43. But de l'espoir pour des Chambériens ? Sans doute, mais espoir vite tempéré par une défense parisienne hermétique malgré des relances de Pons, Lavrov, Rakanovic, un bon travail de Denis dans les coins ou des tentatives hardies de Delemps.
 
Au troisième tiers, Engström et ses collègues mettaient la pression sur la défense chambérienne et trouvaient une nouvelle fois la faille par Chris Jones (45'01) qui évita Marcon revenu en défense. Bigot et Rol essayèrent bien de remettre leur équipe dans le bon sens mais Bäckö veillait en dernier rempart sur leurs lancers trop excentrés. Un tir puissant de Lavrov qui trouvait les bottes de Bäckö (50'42), un lancer de Delemps (51'19), repoussé aussi, ne faisaient que confirmer l'impuissance chambérienne. On s'acheminait vers une fin de match marquée par les habituelles pénalités quand les Volants enfonçaient le clou par Engström (53'34). Ensuite, les Parisiens ne lâchaient rien et muselaient les dernières velléités de Savoyards qui, à l'instar de Lavrov sévèrement contré, baissaient définitivement les bras.
 

Chambéry - Français Volants 1-4 (0-1, 1-1, 0-2)
Samedi 12 janvier 2013 à 20h30 au Parc de Buisson-Rond. 800 spectateurs.
Arbitrage de Jean Catarino assisté de Jérôme Moulin et Damien Icard.
Pénalités : Chambéry 16', Paris 32'.
 
Évolution du score :
0-1 à 00'35" : Amsellem assisté de Chougui et Short
0-2 à 20'35" : Q. Lamey assisté de Jones et Engström (sup. num.)
1-2 à 34'43" : Rakanovic assisté de Lavrov et Bigot
1-3 à 45'01" : Jones assisté de Sertic et Engström
1-4 à 53'34" : Engström assisté de Chauveau et Martial