Brest - Nice (Division 1, 21e journée)

Les Albatros intraitables à domicile

Macrez 4Battus une nouvelle fois à l’extérieur la semaine passée sur la glace de Végapolis (5-6), les Albatros demeurent néanmoins leader de cette Division 1 ultra serrée. Le rendement à domicile est tout autre puisque aucune équipe n’est parvenue à battre Brest en championnat cette saison au Rïnkla Stadium.

Les Niçois ont les arguments pour  mettre à mal cette série de victoire au vu des fines lames qui composent l’offensive des Azuréens. On note par exemple le retour au jeu après une blessure de la légende du hockey slovaque Arne Krotak. Champion de la saison régulière l’an passé, les Aigles connaissent une saison plus difficile et doivent impérativement s’imposer ce soir sous peine d’être boutés hors de la zone de play-off en cas de défaite.

Malgré le long voyage, les Niçois n’ont pas les jambes lourdes comme en témoigne la vitesse de patinage de Janne Kumpulainen qui effectue un beau débordement sur le but de Landry Macrez (4’50’’). Le gardien brestois est titularisé après 3 rencontres disputées par Arnaud Goetz. Une reprise extrêmement délicate pour le meilleur gardien de la division 1 l’an passé, qui doit vite se remettre dans le bain face à des adversaires très adroits techniquement mais qui n’ont pas encore réglé leur mire.

En effet, les Niçois ont beau avoir imposé leur rythme face à des Brestois qui semblent crispés et prudents, Landry Macrez n’a pas eu de gros arrêts à effectuer. Les Albatros se montrent réalistes sur leur première supériorité numérique sur un tir de la bleue ras glace qui prend à défaut Jimmy Lundberg, sans doute masqué par Erwan Pain, entre les jambières (1-0 à 08’52’’).

Dur à encaisser pour les Niçois qui ont fait l’essentiel du jeu et qui tentent de revenir immédiatement au score mais l’épaule gauche de Macrez détourne un tir frappé de Nathan Bernier (10’20’’). L’égalisation méritée intervient finalement sur une mauvaise relance des bleus interceptée par Jan Tomaska qui trouve Stefan Majernik fonçant vers le but. L’attaquant slovaque décale parfaitement du revers Jozef Slaninak qui égalise. L’action a été exécutée avec une précision chirurgicale en l’espace de deux secondes.

Quentin Berthon 1Sans doute sermonnés par Sébastien Oprandi à la pause, les Albatros se montrent plus entreprenants. Sur une action chaude devant le but de Lundberg, ils parviennent à prendre les devants en s’y reprenant à trois fois. Le revers de Quentin Berthon finit par tromper un Jimmy Lundberg couché (2-1 à 25’16’’).

La domination est brestoise durant la majorité de la période, mais encore une fois l’égalisation est concédée à l’approche de la pause toujours sur une erreur défensive. La passe de Kari Koivu trouve Stefan Rusnak complètement seul dans le dos de la défense bretonne. Le Slovaque n’a plus qu’à déjouer Macrez ((2-2 à 39’20’’). Les esprits s’échauffent un peu sur la poignée de secondes restant à faire dans le tiers suite à des charges appuyées des deux côtés avant que les deux équipes rentrent se calmer aux vestiaires.

La saison passée les Aigles avaient infligé aux Albatros un sévère 4-0 dans le troisième tiers. L’histoire sera différente cette fois. Brest poursuit sur la dynamique de la deuxième période. Le capitaine Alexandre Lefebvre essaie de porter le danger sur le but de Lundberg à tel point qu’il en désocle la cage sous la poussée de Sylvain Roy qui est sanctionné (42’50’’).

Une nouvelle fois l’efficacité du jeu de puissance breton fait la différence. Nicholas Pard, bien muselé ce soir, adresse un centre millimétré au second poteau pour Jaroslav Prosvic qui met le palet au fond du but (3-2 à 43’14’’).

Re-belote peu après avec Stefan Rusnak qui prend deux minutes pour charge incorrecte (44’59’’). Nice tente de résister et n’est pas loin de faire mieux sur une contre-attaque de Janne Kumpulaïnen qui échoue du revers. Janne Peronen ne profite pas du rebond et c’est au contraire Daniel Carlsson (et non Vladimir Holik comme indiqué sur la feuille de match) qui s’en saisit et trouve Graham Avenel au milieu de la patinoire. L’ancien Grenoblois se retrouve en un contre un. Il effectue un dribble avant de décocher un tir fulgurant qui vient se loger sous la barre transversale de Lundberg (4-2 à 46’54’’).

Une efficacité redoutable à 5 contre 4 et voilà les Albatros qui mènent de deux puis trois buts. Poulin sur une longue passe en diagonale trouve Erwan Pain lancé à pleine vitesse qui prend à défaut toute la défense visiteuse avant de tromper Lundberg (5-2 à 52’13’’).

krotak arneLe score prend de l’ampleur et un sixième but serait sévère tout de même au vu de la prestation des Aigles. Ces derniers donnent une tournure un peu plus conforme à la rencontre sur une percée d'Arne Krotak qui est stoppée par David Hennebert. Le palet reste néanmoins traîner devant la cage et Stefan Rusnak en véritable renard des surfaces est le premier dessus et marque d’un beau revers (5-3 à 57’28’’).

Malheureusement pour les Niçois, il est déjà trop tard et ils sont la quatorzième victime d’affilée des Albatros sur la glace du Rïnkla Stadium. Les Aigles glissent même en dehors du top 8 synonyme de play-off tandis que Brest prend 3 points d’avance sur les Lions de Lyon qui se sont inclinés à Annecy (4-2). Les Albatros ne sont pas les seuls à avoir laissé des plumes là-bas.

La différence sur cette rencontre se fait clairement sur les situations de supériorités numériques. Les deux équipes en ont eu autant l’une que l’autre mais tandis que Nice n’en a pas profité d’une seule, Brest l’a fait à 3 reprises. Les Aigles ont pourtant réussi à rendre très discret le duo Pard-Croteau mais les autres lignes ont pris le relais.

Pour Brest, le début de rencontre fut très timoré avec une prudence affichée qui se traduisait par un manque d’implication sur la glace. Heureusement pour eux les choses ont changé par la suite mais on peut regretter les deux grosses erreurs défensives qui ont laissé Macrez complètement esseulé et qui coûtent deux buts. La place de leader est conservée et même confortée mais il reste néanmoins un visage plus rassurant à afficher à l’extérieur. Le match sur la glace de Neuilly-sur-Marne sera à coup sûr une rencontre à rude épreuve pour les Bretons.

 

Brest - Nice 5-3 (1-1, 1-1, 3-1)
Samedi 9 février 2013 à 18h40 au Rïnkla Stadium. 1525 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion, assisté de Jérémie Douchy et Charles-Édouard Salmon.
Pénalités : Brest 10' (4', 4’, 2’), Nice 10’ (2', 4’, 4’).

Évolution du score :
1-0 à 08’52’’ : Carlsson assisté de Holik et J. Avenel (sup. num)  
1-1 à 17’15’’ : Slaninak assisté de Majernik et Tomaska
2-1 à 25’16’’ : Berthon assisté de Lemoine et Prosvic
2-2 à 39’20’’ : Rusnak assisté de Koivu et Raikkonen
3-2 à 43’14’’ : Prosvic assisté de Pard (sup. num)
4-2 à 46’54’’ : G. Avenel assisté de Holik (sup. num)
5-2 à 52’13’’ : Pain assisté de Poulin et Holik
5-3 à 57’28’’ : Rusnak assisté de Macon et Krotak


Brest

Gardien : Landry Macrez.

Défenseurs : Vladimir Holik – David Hennebert ; Daniel Carlsson (A) – Alan Dana ; Aurélien Gréverend – David Poulin.

Attaquants : Quentin Berthon – Jaroslav Prosvic (A) – Tristan Lemoine ; Nicholas Pard – David Croteau – Alexandre Lefebvre (C) ; Graham Avenel – Erwan Pain – Jonathan Avenel.

Remplaçants : Arnaud Goetz (G), Clément Gonzales, Gaëtan Cannizzo.

Nice

Gardien : Jimmy Lundberg.

Défenseurs : Sylvain Roy (C) – Andrej Brejka ; Nicolas Motreff – Jan Tomaska ; Joni Raïkkonen – Maxim Belov.

Attaquants : Aurélien Macon – Arne Krotak – Stefan Rusnak ; Nathan Bernier – Jozek Slaninak – Stefan Majernik ; Karri Koivu – Jonna Peranen – Janne Kumpulaïnen.

Remplaçants : Kevin Fouassier (G), Nathan Saint James, Benjamin De Gubernatis, Pierre Balbiano, César Fleury. Absent : Martin Dubaj.